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9 mars 2007 5 09 /03 /mars /2007 09:43

 

LA FRANCE ET L'AFRIQUE

Le monde est en crise. C'est une crise morale et d'adaptation. Les forces, qui nous entraînent vers le désordre sont aveugles et cyniques. Elles privilégient les intérêts égoïstes de l'argent, au détriment de la solidarité et de l'humanisme. Elles détruisent progressivement les Etats-nations et rendent les plus démunis sans défense. Elles se justifient par l'idéologie du libéralisme, qu'elles confondent avec la liberté. Nul ne peut être contre la liberté d'entreprendre et la nécessité du profit. Mais l'accummulation du capital, qui ne sert qu'à la spéculation et non plus à la production et au progrès, est une perversion. Cela confère un pouvoir abusif et dénature les rapports humains. Ainsi, malgré les progrès considérables dans tous les domaines, le monde vit une nouvelle barbarie. On continue de tuer au nom de la civilisation et de la religion comme au moyen-âge, au mépris des règles et de la morale. Comme toujours les capitalistes n'ont pas de patrie et de compassion. C'est la froide loi de la jungle. Que les plus faibles crèvent!  On délocalise pour payer moins d'impôts et où les salaires sont les plus bas. On licencie pour faire plus de profit. On spécule pour gagner plus et facilement de l'argent, sans produire quoi que ce soit. C'est le triomphe du règne absolu de l'argent et le mépris de la solidarité humaine. Je suis aussi libéral mais pas ce libéralisme sauvage.

Dans une telle situation, les français ne comprennent plus ce qui leur arrive. Ils ont trop longtemps vécu, avec l'idée que leur pays est une puissance mondiale  ( la 5è) et donc à l'abri de certains maux. Malheureusement,  les faiblesses du pays sont considérables. Ce n'est pas seulement la dette, qui est un problème, puisque tous les autres pays sont aussi endettés. Mais tous les pilliers de l'économie sont fissurés. La production est en panne, tout comme le commerce extérieur. Les investissements proviennent de l'étranger pour acheter les patrimoines nationaux. La consommation est constituée de 40 à 50% de produits étrangers. Les petites usines ferment et bradent leurs machines-outils, souvent à des étrangers.

C'est dans ces conditions que les candidats font campagne pour les prochaines élections présidentielles. Au lieu de les amener à se concentrer sur les problèmes vitaux et à dégager une grande ambition nationale, on ne s'occupe que de leurs postures. On caricature les personnalités et on dénie à certains la capacité à assumer la charge présidentielle. On n'oublie ou on ne sait pas que c'est l'exercice du pouvoir seul qui détermine la valeur des hommes ou des femmes d'Etat. La société de spectacle et du jeu a envahi et pervertit la campagne présidentielle. La légèreté l'emporte sur le sérieux. Les débats sont médiocres et n'intèressent pas les français. Ils sont donc dans l'expectative. Alors, on fait de la désinformation et de l'intoxication avec des sondages à la pelle. C'est incroyable comment des pseudo-élites peuvent plomber ainsi leur pays?

Pourtant, cela ne me surprend pas. De la même manière, que les dirigeants français se sont plantés en Afrique et portent une lourde responsabilité dans les malheurs du continent, de la même façon, ils ont affaibli la France. C'est une réalité. Depuis 1981, j'ai oeuvré avec d'autres pour proposer le co-développement. Malheureusement, je n'ai jamais été entendu ni suivi. Aujourd'hui, on parle du co-développement, sans comprendre ni expliquer en quoi cela consiste. La France, qui a été une grande puissance, à cause de ses colonies, ne se relèvera pas sans le co-développement, qui doit être un véritable partnership commercial avec l'Afrique. C'est l'économie, qui permet de créer de la richesse et d'assurer le bonheur des hommes. Le temps de la politique de relations personnelles et de soutien à de médiocres tyrans est révolu. Les africains ne sont pas bêtes. Le continent possède encore des ressources naturelles considérables. Les chinois l'ont compris et vont se battre pour en tirer profit. C'est ici et maintenant qu'il faut repartir sur de nouvelles bases et abandonner les attitudes retrogrades et suffisantes de paternalisme. L'Afrique a besoin de la France et la France a besoin de l'Afrique. Ce doit être désormais du donnant-donnant. La France a le profil historique pour relever le défi et je suis prêt à l'aider.

Nicolas LAWSON

Président du PRR

Président du Forum Francophone des Affaires  

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9 mars 2007 5 09 /03 /mars /2007 09:13

Il est temps de se ressaisir

Dans un monde durci par la compétition économique et les volontés de puissance, la France est désormais fragilisé par le manque d'une ambition nationale, l'absence de vision claire et le bas niveau des réflexions. Le spectable, la dérision et la légèreté sont à la mode. C'est le chacun pour soi et le cynisme triomphant. Le débat pour la campagne présidentielle tourne autour des postures, privilégie le sensationnel et le dérisoire, rend confus les messages et déroute les pauvres citoyens. La faiblesse de la culture des journalistes et la volonté de certains de jouer les stars contribuent à pourrir la situation. Il est temps de se ressaisir. Il faut que les journalistes politiques deviennent des professionnels et que les prétendants à la magistrature suprême cessent de participer aux émissions de "questions pour un champion". George Bush ne sait pas le nombre de sous-marins nucléaires que possèdent les USA et Tony Blair ne sait pas combien d'avions de chasse dispose l'armée britannique. Il faut cesser de dévaluer les futures dirigeants du pays. Il vaut mieux et il est plus honorable de les aider à donner le meilleur d'eux. C'est comme cela qu'ils pourront avoir la légitimité et l'autorité nécessaire pour redresser le pays.

Nicolas LAWSON

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23 octobre 2006 1 23 /10 /octobre /2006 15:29

REMISE EN CAUSE, CO-DEVELOPPEMENT ET ESPERANCE

 

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Tout homme d’Etat est, pour l’essentiel, aux prises avec son époque. Il est porté à laisser une marque profonde et à être un homme d’action. Sa volonté d’engagement, qui le met aux prises avec les dures réalités de la vie, ne peut que tremper son cœur et son esprit. Il intervient donc de tous ses moyens dans la politique de son pays et joue un rôle exemplaire dans son histoire. Le talent, dont il est doté, sert à redresser le cours des choses, qui vont de travers, et impose le trait dominant de sa personnalité. Ses engagements ne sont pas le fruit d’une improvisation, mais l’aboutissement d’une profonde analyse et l’application aux faits humains et politiques d’une longue réflexion.

Aussi, il procède suivant des réalités et non d’après des rêves, comme se l’imaginent les simples esprits. Ses réflexions se nourrissent par comparaison et analyse, ou procèdent des échanges de vue avec de grands esprits. Ainsi, ses analyses et ses réflexions mettent en lumière une intime conviction, qui relie entre elles ses prises de position et constitue le fil conducteur de sa vie. Ce qui inspire toutes ses déclarations, ses écrits et commande son comportement, c’est la certitude qu’il doit apporter, à la situation et à l’histoire de son pays, une culture à l’échelle et au service de l’homme et qu’il est investi d’une mission particulière.

Pour ce qui me concerne, très tôt, j’ai profité de mes relations familiales, grâce à mon oncle, qui a été Chef d’Etat-major Général et Président de la République du Dahomey. Le destin et sa suite naturelle m’ont ainsi préparé à des rencontres avec d’éminentes personnalités à travers le monde. Dans le cadre de mes activités professionnelles et extraprofessionnelles, mes idées et mes projets ont été débattus avec des interlocuteurs transcendants mais aussi ordinaires. En Europe, en Afrique ou ailleurs dans le monde, mon don d’observation et d’écoute, mon discernement m’ont permis de dominer l’aspect des esprits communs, pour situer le rôle privilégié que je souhaite voir jouer le Togo, dans le monde et au niveau de l’homme.

Par conséquent, je peux proposer et faire triompher des solutions de progrès, inspirées par le respect de hautes valeurs humaines. Cette puissante conviction, qui m’anime, détermine mes objectifs, ordonne mes efforts et provoquera les actions que je mènerai, une fois que je serai en charge du destin du Togo. Les impératifs de la liberté humaine, de la dignité de l’africain en général et du bien-être de mes compatriotes en particulier sont les ressorts de mes pensées et vont guider mes actions pour le reste de ma vie. Mon objectif principal est le redressement du Togo, la restauration de la dignité et de la souveraineté nationales, la réforme profonde des nos institutions et des rapports sociaux. Je vais combattre énergiquement l’égarement et la tyrannie des esprits et le régime des partis, qui conduisent à l’abaissement du pays.

Les malheurs éprouvés par les togolais, la pauvreté ambiante et l’humiliation de la patrie et du peuple sont les résultats de la perfidie et de la médiocrité de la classe politique nationale, des interférences étrangères et de la corruption des esprits. Ils découlent également de l’illusion et de la farce de l’attrape de l’aide étrangère. Cette aide étrangère, qui entretient des parasites, des bureaucrates de tout acabit, la corruption, l’oisiveté et l’exploitation éhontée des africains. Ce leurre, qui appauvrit l’Afrique et pousse les africains à l’émigration massive.

Heureusement, l’histoire de l’humanité n’est pas figée ni irréversible. Celle de l’Afrique ne fait que commencer, après l’esclavage, la colonisation, les ravages de la guerre froide et le néocolonialisme. La situation actuelle d’instabilité, de faillite et de désastre du continent crée progressivement un nouvel environnement et un nouvel état d’esprit, qui affectent profondément la culture, l’éducation et les traditions des africains. Il y a donc une transformation en cours, qui remet en cause, peu à peu, tous nos prédicats traditionnels, nos anciens modes de pensée, nos anciens dogmes, nos anciennes formulations, etc. Comme tous les pionniers, j’ai perçu rapidement cette mutation. J’ai compris la nécessité de la définition de nouvelles idées, de nouveaux concepts et des analogies entièrement neuves. J’ai donc créé en 1981 l’association JEUNESSE ACP-CEE en France, avec de jeunes intellectuels européens et africains. Ce forum avait pour but la réflexion et le travail en commun, pour parvenir au co-développement de l’Europe et des ACP (pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique). L’époque était favorable, à cause des grands esprits humanistes, qui nous entouraient. J’avais trouvé les soutiens dans le cadre du Mouvement Européen, de la Maison de l’Europe de Paris, du Parlement Franco-allemand des jeunes, du CNAJEP, de la Commission du développement et de la coopération du Ministère français de la coopération et du développement, du Forum JEUNESSE de la CEE , etc. ; dont j’étais membre et auprès de distingués hommes d’Etat, de grands académiciens et de charitables personnalités, qui partageaient notre vision. A travers l’Europe et, notamment, dans les parlements européens et dans les grandes universités, nous avions divulgué cette vision. L’Association JEUNESSE ACP-CEE a organisé le 28 Février 1984, dans le Grand Amphithéâtre de la Sorbonne , plein à craquer, une conférence exceptionnelle sur le thème du co-développement de l’Afrique et de l’Europe. Cette conférence était présidée par le Président Léopold Sédar-Senghor et il y avait à la tribune le Président Edgar Faure, l’académicien Louis Leprince-Ringuet, le recteur de l’académie de Paris Hélène Arwheiller, le Président de la Sorbonne Jacques Bompaire, le Président de l’Association nationale des étudiants indépendants de France et moi-même.

Malheureusement, les grands esprits, qui ont soutenu le projet, ont disparu et les politiciens européens ont continué leurs pratiques néfastes aux intérêts des européens et des africains. La conception de l’aide et de l’action humanitaire, si funeste aux intérêts des peuples, a continué à prévaloir. Les conséquences sont le renforcement des tyrans africains, l’aggravation de la pauvreté en Afrique, la fuite massive des africains de leurs pays, Le développement perturbant de l’immigration clandestine en Europe, l’incapacité de l’Europe à trouver des marchés en Afrique pour ses produits manufacturés trop chers, etc.

Le temps est venu de mettre un terme à ce scandale. Cette habitude de considérer l’africain comme un appendice passif ou inférieur de la race humaine n’est plus tolérable. L’africain doit être considéré comme un être libre, doté du droit naturel d’accéder aussi au progrès et de prospérer à la mesure de ses efforts et de son travail. Notre mission est de libérer l’Afrique et les africains de la tyrannie de la doctrine de l’aide et de l’action humanitaire, propagée de l’Europe. Nous devons soutenir le concept américain de « TRADE NOT AID », qui exige de l’africain qu’il prenne conscience, que seul le travail libère et ennoblit. Ce concept ou cette doctrine rend à l’africain le sens de la dignité et exige de lui le goût de l’effort, du travail et l’esprit de recherche et d’entreprise. Au XXIè siècle et avec toutes ses ressources naturelles, il n’est plus supportable que l’Afrique demeure la vache à lait des autres continents. Nous devons participer activement à la mondialisation. C’est le sens que je donne au « trade not aid ». La politique d’aide a ruiné l’Afrique, rendu les africains dépendants et oisifs. Elle n’a pas permis de créer un marché en Afrique et de donner du pouvoir d’achat aux africains, qui ne peuvent acheter, aujourd’hui, que les produits chinois à bas prix.

Nous ne devons donc plus accepter les gesticulations incantatoires des néocolonialistes. Ils sont nuisibles à l’Europe et à l’Afrique. Le défi asiatique oblige les esprits bien-pensants à adhérer à la doctrine du co-développement. Il permet de comprendre que la science et la technologie ne sont pas la propriété des européens. Il montre que l’Europe n’a pas le monopole du progrès et du développement. En conséquence, une nouvelle conceptualisation et de réalisation pratique permettra d’arracher l’intelligence des africains à la prison de la conception étroite et dangereuse de l’aide, prônée par l’Europe. Cette conception, désuète et néfaste, a profité aux dirigeants despotes et aux élites médiocres en Afrique. Elle a engendré un système culturel puissant et oppressif, qui a maintenu les africains dans la pauvreté, la frivolité et l’oisiveté. Cette conception doit être détruite pour désintégrer le système qu’elle a engendré. Elle doit disparaître pour amorcer le développement en Afrique et pour arrêter l’immigration clandestine des africains en Europe. Elle est le frein au co-développement et nous devons la combattre et la remettre en cause définitivement.

Notre équipe est porteuse d’espoir pour l’Afrique. Il nous revient d’injecter l’adrénaline de la créativité dans la culture et l’économie de nos pays, basées encore sur la conception funeste de l’aide et de l’action humanitaire. Nous devons soutenir que seuls l’effort et le travail acharné pourront sortir l’Afrique du désastre. Il faut détruire pour créer. Soyons courageux et combattons les idées reçues et l’arrogance de ceux qui veulent continuer à faire de nous des mendiants et des obligés. Nous devons être des pionniers et inventer notre destin dans un monde dur. C’est un combat pour le progrès et pour l’homme. Les peuples européens aussi y trouveront leur compte.

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22 octobre 2006 7 22 /10 /octobre /2006 19:33

    

Mes convictions

Tout système, qui favorise 5% à 10% de sa population et abandonne le reste à une arriération absolue ou relative, est de nature féodale. Le monde est toujours à l'état féodal, malgré le formidable progrès scientifique et technologique du dernier siècle et de ce début du troisième millénaire. Aujourd'hui, c'est encore la loi de la jungle. Les riches continuent de s'enrichir et les pauvres s'appauvrissent de plus en plus. Une économie fictive a submergé l'économie réelle et productive. Dans une telle situation, l'Afrique ne peut jamais sortir de sa détresse. Nous devons agir pour changer le système prédateur, qui nous conduit vers le chaos. Il est impératif qu'une économie réelle et productive remplace l'économie fictive et spéculative actuelle. Redonner la dignité à tous les hommes, c'est donner à chacun du travail et le goût du bonheur. Le concept de l'aide doit disparaître au profit de celui de l'échange et du développement mutuel. C'est le sens de l'humanité. 

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21 octobre 2006 6 21 /10 /octobre /2006 12:24
 L'AVENIR N'A PLUS D'IMAGE DANS LE PASSE, NOUS DEVONS L'INVENTER.
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21 octobre 2006 6 21 /10 /octobre /2006 12:24
 L'AVENIR N'A PLUS D'IMAGE DANS LE PASSE, NOUS DEVONS L'INVENTER.
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