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24 mars 2016 4 24 /03 /mars /2016 15:13

Le PRR choisit ce moment anxiogène, de désespoir et de misère répandue dans le pays pour convier nos compatriotes à l’espoir et à la foi en Dieu. On ne peut transformer une nation pauvre en une république développée ; on ne peut parvenir à sa métamorphose si elle n’est pas soutenue, nourrie et irriguée par de profonds mouvements populaires. C’est donc par un mouvement populaire, pourvu d’une organisation, qui étend ses ramifications jusque dans le plus petit village, qui éveille les consciences et prend un caractère d’ardente croisade pour la liberté, la justice et la dignité que nous pourrons mettre un terme au système politique mortifiant, de tragique concupiscence, ruineux et inique actuel.

Deux nécessités s’imposeront préalablement à la victoire du mouvement populaire ; celle d’une politique efficace, conçue pour l’éradication de la pauvreté et celle d’un système complet, pensé pour la création de centaines de milliers d’emplois productifs et de garantie d’assurances sociales. Sur ces deux piliers, nous pourrons construire une société procurant à nos compatriotes un haut coefficient de travail et un niveau de vie leur permettant de résister aux aléas de la conjoncture et à des crises nationales et internationales. Au PRR, notre motivation n’est pas politique mais spirituelle. Elle nous contraint à chercher à engager une croisade pour la justice sociale, pour l’éducation et pour l’aide aux indigents. L’Etat doit impérativement assurer un revenu minimum de 60.000 FCFA par mois à tous les togolais âgés de plus de 65 ans.

Il est désormais évident que le salut de notre patrie ne dépend pas des hommes politiques actuels, qui ont trahi notre peuple et qui se complaisent dans la division, la futilité et la divagation. Notre obligation morale est de ne pas laisser la masse de notre peuple continuer à mener une vie marginale dans l’indigence. Nous devons sans délai démanteler et détruire le présent système politique de débauche, de concussion, de violence et de graves injustices sociales. Il n’est plus acceptable de laisser la minorité continuer à s’accaparer des richesses du pays, à vivre dans le dévergondage et à nous livrer en esclavage à des étrangers. Notre foi en Dieu nous dispose à faire confiance à la majorité de notre peuple, qui se décidera au moment opportun pour battre le rappel du changement sans aménité du système en place. Alors nous pourrons mettre en œuvre notre stratégie de l’avenir, qui est d’assurer à tous les togolais de plus de 25 ans un revenu minimum ou un emploi ou un stage de formation. Nous pourrons aussi supprimer les graves poches de misère dans le pays, intégrer les marginaux, améliorer le cadre de travail de chacun en lui accordant une aide qualitative par la mise en œuvre d’une politique économique au service de la politique sociale. Nous allons tout simplement changer la vie et appeler notre peuple à participer à un référendum pour doter le pays d’une constitution moderne et prestigieuse. Que Dieu protège le Togo et nous inspire.

Nicolas LAWSON

Président du PRR

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31 janvier 2016 7 31 /01 /janvier /2016 17:22

Manifeste patriotique à tout le peuple

En nous mobilisant avant, en 1990 et par la suite, pour mettre un terme à la tyrannie du RPT, nous nous sommes engagés à ne plus reconnaître une autre autorité que celle du peuple et à écarter par tous les moyens ceux qui violent par la force, la fraude et la ruse sa volonté souveraine. Le PRR a surtout choisi d’apporter dans le combat que nous menons le flambeau des principes développés et appliqués par un raisonnement mûr et indépendant des personnes et des partis politiques.

Le pouvoir antisocial actuel, en pleine liquéfaction de pourriture, quels que soient ses jargons et ses masques, outrepasse les pouvoirs acquis par une flagrante fraude et avilit notre peuple en violant ouvertement et systématiquement nos droits et en nous dépouillant de nos ressources au profit d’une minorité d’agioteurs et de fripouilles nationales et étrangères. Tous leurs actes souillent notre justice, abaissent l’Etat et sont contraires aux intérêts communs. Les réprobations du PRR de ces actes populicides, liberticides et humanicides sont largement partagées. C’est une évidence car la masse du peuple est maltraitée, muselée, méprisée, affamée et ruinée par cette minorité en rébellion la plus criminelle contre l’immense majorité de notre peuple.

Le pouvoir en place brave ostensiblement et brutalement les principes moraux et les conventions juridiques et sociales internationales. Il se sert avec outrecuidance des armes et des moyens de l’Etat pour accabler la masse du peuple et la maintenir sous son odieuse domination, dans la souffrance et dans une chétive langueur. Sans pudeur, sans compassion, sans humanité, sans voile et avec la plus infâme complicité de quelques étrangers, il arrive à la prolétarisation et à la clochardisation de notre jeunesse, de nos mères et sœurs revendeuses par ce qu’il nomme le volontariat ou le développement à la base. Quel malheur et quelle tristesse ! Le pouvoir a consacré les injustices en tout genre, la misère la plus épouvantable dans le pays et un néo-esclavagisme du plus révoltant que la construction de quelques infrastructures surévaluées et de piètre qualité ne peut dissimuler.

La mesure des forfaits est portée à un tel comble et à une telle évidence que la longue patience de la majorité de notre peuple est lassée et que sa crédulité n’y tient plus. Alors le décret nommant le Chef de file de l’opposition pour diviser les opposants, nous détourner des vrais problèmes du pays et aggraver le délit politique, économique et social, est voué à l’échec. Par ce nouvel égarement funeste et cet attentat exécrable contre l’unité de la nation, la masse du peuple prend conscience de la névropathie du pouvoir et de sa sclérose.

Le pouvoir a déjà endetté en moins de 11 ans le pays à hauteur de 1.650 milliards de FCFA. Il a détruit toute espérance chez la majorité de nos jeunes. Il a laissé se répandre la débauche, l’immoralité, l’irrespect, la concussion, la prévarication, la prédation, la tromperie et le mensonge dans tout le corps social. Il n’a même pas pu épargner le sport et l’a gangrené en privant nos jeunes de cet expédient. La minorité de fainéants corrompus cumule des postes pour lesquels ils ne sont pas compétents et attribuent les plus juteux à des étrangers aussi incompétents et malveillants qu’eux pour bien écarter les compétiteurs nationaux.

La perversité tyrannique de ce pouvoir l’amène à violer avec impudence la constitution en vigueur. Il est donc en rébellion ouverte contre le peuple togolais. Ainsi, il refuse avec obstination le respect du Titre X de cette constitution les obligeant sans recours à mettre en place le Conseil Economique et Social (CES). N’est-ce pas notoire que seul un despote impénitent et sa valetaille peuvent mépriser à ce point un peuple ? Où donc est-ce que ces étrangers trouvent les faits pour qualifier ce pouvoir de démocratique ? Les dispositions des articles 132, 133, 134, 135 et 136 de la constitution en vigueur obligent tout Président de la République togolaise, le gouvernement, l’Assemblée nationale, le Sénat et toute autre institution publique dans notre pays à contribuer à sa mise en place et à le consulter irrévocablement. En dehors de notre peuple souverain, nul n’a le pouvoir de décréter qu’il y a une bonne gouvernance au Togo sans l’avis du CES. Comment peut-on alors qualifier le pouvoir actuel de démocratique, de social et de républicain s’il viole aussi cyniquement la constitution du pays et méprise avec une telle désinvolture notre peuple ? Nous croyons qu’il faut avoir un cœur vicié et l’imagination infestée pour nous abuser de la sorte.

Nous disons à tous les patriotes que le temps n’est pas à la division et aux querelles futiles sur le décret de nomination du Chef de file de l’opposition. Nous sommes persuadés qu’il appartient au peuple souverain lui-même de remédier le plus tôt que possible à tous les abus funestes du pouvoir en place. Le seul combat qui vaille, ici et maintenant, est celui de mettre un terme aux privations incalculables de notre peuple et à l’abjecte tyrannie du pouvoir, qui violente nos étudiants, impose le silence aux journalistes, met sur la paille les revendeuses, empoisonne notre agriculture, démolit nos systèmes d’éducation et de santé, dégrade notre environnement, nous assujettit aux étrangers et met en danger notre unité nationale. Par la grâce de Dieu, nous avons la conviction que l’intérêt du peuple le déterminera à assurer, par l’ascendant énergique et irrésistible de sa volonté et de sa force irrépressible, le changement que nous attendons. Le pouvoir en place est en faillite totale. Que Dieu nous inspire et nous protège.

Nicolas LAWSON

Président du PRR

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14 décembre 2015 1 14 /12 /décembre /2015 11:52

Lomé, le 14 Décembre 2015

Excellence

Mr Faure Gnassingbé

Président de la République

Présidence de la République

LOME – TOGO

Objet : Vœux du PRR

Monsieur le Président de la République,

Si la constitution, émanation de l’expression de la volonté de la majorité du peuple, n’est qu’un parchemin, elle vaut surtout par son application. Votre autorité découle alors de sa juste mise en pratique et vous ne serez considéré comme un véritable homme d’Etat qu’en jouant le rôle de l’arbitre. Il est indéniablement impérieux, en ce temps difficile pour la population, non seulement de créer le Conseil Economique et Social que la constitution actuelle prescrit mais également de la réformer profondément en 2016 pour conjurer les menaces imminentes.

Il faut au pays instituer dans la nouvelle année un nouveau régime qui, tout en respectant nos libertés, soit capable de prendre des mesures économiques énergiques et fécondes, de justice sociale et de respect scrupuleux des droits de tous. C’est le Togo qui est en question et non votre parti et vos proches. Vous ne devez pas continuer à présider au sommeil des togolais et au déclin irrémédiable de notre patrie. Il importe urgemment de choisir des élites pénétrées des principes d’humanité, de dignité, d’honneur et qui soient au service de leurs compatriotes et de leur pays. Il faut aussi dégager notre patrie de la tutelle des bureaucrates supranationaux et néocolonialistes. C’est de partenariat et d’une équitable coopération dont nous avons besoin et non d’humiliantes assistances.

Puisque la destinée du pays veut qu’il vous incombe de le diriger en ce moment en attendant l’alternance, vous avez l’obligation d’imposer l’intérêt suprême du pays. Pour y parvenir, vous devez contraindre et châtier cette minorité, qui s’accapare des richesses du pays. Si vous éprouvez un quelconque déchirement à le faire, vous devez vous faire violence car ces compatriotes sont nuisibles à la paix sociale, à la concorde nationale et à la stabilité politique du pays. Leur devoir, leur honneur et leur raison d’être est de servir la nation et d’obéir.

Au nom du Togo, vous devez ordonner que tous les moyens soient employés pour arrêter ces hommes et ces femmes corrompus, incompétents et qui détruisent notre patrie. Il faut cesser d’étouffer les talents, de crétiniser nos populations, de clochardiser nos étudiants, de brimer les entrepreneurs, de polluer notre agriculture, de souiller notre côte, d’intimider les journalistes résistants et d’abaisser notre pays. C’est dès 2016 que le changement doit intervenir. Que Dieu vous aide à faire cesser le pillage du pays par la minorité et leurs complices étrangers et que cesse leur ostracisme.

Devant les graves menaces de delirium tremens social pesant sur la patrie et l’aggravation généralisée de la misère, vous avez l’ardente obligation de changer le présent gouvernement, stérile et désastreux, afin de vous permettre de prendre les mesures exigées par les circonstances. Nous souhaitons la libération sans délai des prisonniers politiques, notamment Mr Pascal BODJONA et tous ceux qui ont été emprisonnés sans condamnation dans l’affaire des incendies des marchés de Lomé et de Kara. L’Etat doit indemniser les victimes de ces incendies criminels, de même que tous les parents des victimes des crimes politiques dans le pays et des violences du régime. Le HCRRUN n’a pas lieu d’être tant que vous n’êtes pas réconcilié avec votre demi-frère Kpatcha Gnassingbé. L’impunité, l’arbitraire et la corruption demeurent des obstacles à toute réconciliation nationale.

L’imposture n’est pas une politique durable. La minorité, qui vous entoure, est sans ardeur, vile, égoïste, anémique et sans compassion pour les togolais en souffrance. Le courage étant l’attribut essentiel de notre nature au PRR, nous avons opté pour la vérité et la solidarité avec nos compatriotes qui souffrent. Nous sommes convaincus qu’aucune adversité ne peut affecter notre foi dans le renouveau de notre patrie. Nous ne pouvons vous aider qu’en vous disant la vérité et en vous souhaitant une rapide prise de conscience de la dérive du pays. Que la puissance illimitée de Dieu et la force rédemptrice de son fils vous éclairent et vous fortifient pour prendre les décisions justes pour 2016 et pour l’avenir. Que les togolais marchent de façon constructive vers le but de la liberté, de la justice, de la fraternité, de l’unité, de la solidarité, de la tolérance et du progrès général.

Nicolas LAWSON

Président du PRR

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5 décembre 2015 6 05 /12 /décembre /2015 10:21

COMMUNIQUE DE PRESSE DU 7 DECEMBRE 2015

Par le jeu de ses recettes et de ses dépenses, le budget de l'Etat est l'acteur principal de l'économie. Nous nous demandons alors s'il peut orienter la croissance ou provoquer la récession? Puisque l'Etat assume certaines missions, remplit certaines fonctions et vise certains objectifs, il est capital de préciser les moyens dont il dispose pour y parvenir.

Le budget de l'année 2016, proposé par le dernier conseil des ministres, ne précise pas en termes quantitatifs ou même littéraires lesdites missions, les fonctions ou les objectifs. Or nous savons que l'Etat togolais ne se procure l'argent nécessaire au financement de ses activités que par les prélèvements obligatoires (impôts, taxes douanières, cotisations sociales) et l'emprunt. Mais comme l'emprunt doit être remboursé et qu'il ne peut l'être que par des prélèvements obligatoires, nous nous demandons comment l'Etat togolais parviendra à la réalisation des recettes estimées à 962,8 milliards de FCFA dans son projet de budget de 2016? Les énormes investissements par endettement dans le 3è quai au port de Lomé et dans la société de gestion du terminal des conteneurs, soit globalement 500 milliards de FCFA, sont un gâchis. Une simple observation permet de constater que les activités au port de Lomé ont considérablement diminué depuis la réalisation des projets ci-dessus mentionnés et la mise en place de l'OTR. L'ensemble de l'économie nationale est sinitré. L'accablement des opérateurs économiques par l'OTR avec des fermetures de certaines sociétés vont incontestablement diminuer dans une large mesure les contributions fiscales prévues.

Par conséquent, nous sommes curieux de savoir par quel charlatanisme, le super ministre des finances, de l'économie et de la planification, qui n'a pas un plan global connu, va réaliser les recettes de 962,8 milliards de FCFA en 2016. Comment peut-il croire que les aides extérieures promises pour 2015 et qui n'ont pas été décaissées (sans parler de 2014, 2013, 2012,etc.) vont miraculeusement être honorées en 2016 pour lui permettre d'atteindre l'objectif de dépenses de 1002,2 milliards de FCFA?

Nous sommes très inquiets pour l'avenir de notre pays. Nous constatons la progression alarmante de la misère, les pressions et les contraintes de la vie quotidienne, celles des faits et celles des hommes. Le tissu social se désagrège. A court de suffisants moyens auto-produits et de liquidités, le super ministre des finances fait émettre par l'Etat togolais le 19 novembre dernier sur le marché régional un emprunt obligataire de 30 milliards de FCFA. Il vient à nouveau et en moins de deux semaines émettre en adjudication ce jeudi 3 décembre des bons de trésor d'un montant de 30 milliards de FCFA.

Sans plan, sans vision et avec la plus extrême inconséquence, il va encore présenter aux députés un projet de budget d'un Etat en faillite, désespérant et carnivore.

Comment ceux qui nous gouvernent peuvent-ils afficher une telle impudence? Nous vivons dans un temps où des forces complexes sont entrain de transformer le monde. Nous n'avons de salut qu'en mobilisant toutes nos énergies pour travailler en synergie et par syncrétisme. Le PRR ne peut donc cesser de rappeler que c'est dans l'unité, ici et maintenant, qu'il faut faire l'indispensable pour obvier à l'irrémédiable. Sans délai, les politiciens doivent arrêter leur jeu de division et de destruction funeste. Le Togo a besoin d'un gouvernement de salut public, constituant un Etat fort et juste et qui engage les fécondes réformes économiques, sociales, politiques et institutionnelles. Ayons le courage, le patriotisme, la maturité et la lucidité en décidant de marcher ensemble, comme les enfants d'une même patrie, par une route nouvelle vers un nouvel horizon.

Seule cette grande loi du regroupement pour l'effort collectif, en vue d'un meilleur rendement, peut encore nous préserver du péril de nouveaux soubresauts de violences. Nous avons l'ardente obligation de relever les défis majeurs de notre temps, qui sont la préservation de la paix civile, la concorde nationale, la stabilité politique et l'élévation de tous les enfants du Togo à la dignité humaine. Que Dieu Tout-Puissant nous inspire et nous protège.

Nicolas LAWSON

Président du PRR

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7 novembre 2015 6 07 /11 /novembre /2015 14:28

COMMUNIQUE DE PRESSE

Comment cela est-il devenu possible que notre pays soit sous une totale emprise de forces maléfique, populicide, liberticide, ouvertement anti-démocratique et si mafieuse ? Ces forces funestes dégradent des tombes au cimetière au mépris des traditions, des sentiments des parents et des esprits des défunts. Elles emprisonnent sans jugement et sans condamnation des citoyens. Elles laissent brûler nos principaux marchés, embastillent des innocents, n'indemnisent pas les victimes et restent insensibles aux souffrances et aux malheurs de celles-ci. Elles modifient les textes de lois et les codes pour les rendre répressifs contre les journalistes qu'elles font mettre en prison ou qu'elles font intimider. Elles s'opposent sans vergogne au projet de réformes institutionnelles et démocratiques.

Elles méprisent les élites togolaises et vont chercher un étranger demi-lettré pour diriger les services de nos douanes et de nos impôts. Elles maintiennent nos universités, nos hôpitaux, nos centres de santé, nos écoles, notre côte, nos préfectures, etc., dans des états de dégradation, de délabrement et d'indignité insupportables. Nos forces de défense et de sécurité et nos fonctionnaires ne reçoivent que des salaires misérables. Ces forces fétichistes restent sourdes aux plaintes et gémissements des catégories sociales douloureusement affectées et maintiennent des prix élevés pour les produits pétroliers et les autres commodités. Sans mémoire et sans état d'âme, elles décident de restaurer la faune dans l'oti ; en oubliant les crimes et les souffrances humaines que cela avait causés dans le passé. Ces forces malfaisantes n'éprouvent aucune gêne morale à frauder ouvertement et en directe à la télévision. Elles s'accaparent sans retenue et sans conscience des ressources de la nation et maintiennent ainsi la masse du peuple dans la pauvreté et l'indigence.

Elles ont réduit le bon prince au point qu'il soit devenu une ombre de dirigeant et une sorte de puppet despotique. Il n'arrive pas à prendre des décisions contre eux. Il laisse règner l'impunité, la corruption et la débauche dans le pays. Il s'attaque à ses vrais amis et aux patriotes. Quelle malédiction !

Notre pays est à la dérive. Le PRR rappelle aux togolais le vieil adage qui affirme que : « La tortue n'avance qu'en sortant son cou. ». Le peuple, arbitre suprême et seul détenteur de la souveraineté nationale après DIEU et sous sa direction, doit prendre position devant la corruption éhontée du régime et l'accroissement de la prédominance des forces malfamées et dégénérées. Sachez chers compatriotes que tout est possible avec la foi en DIEU. Nous pouvons vaincre les forces maléfiques qui régentent notre pays et qui nous entraînent vers le chaos. Accordons pleinement nos esprits à l'Infini Créateur pour trouver le secours invincible. Ne remettons pas à plus tard notre bien commun. Abandonnons nos ressentiments, nos haines et nos individualismes. Agissons ensemble, ici et maintenant, pour être libres et heureux. DIEU nous aime et nous protège.

Nicolas LAWSON

Président du PRR

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20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 17:44

Jeunes compatriotes, ma génération a douloureusement failli. Après une indépendance politique imaginaire, qui a été vite obérée, nous nous sommes volontairement assujettis aux anciens colonisateurs en devenant leurs valets, des mendiants et enfin de compte des despotes burlesques. Sans science et sans conscience, nous avons dangereusement hypothéqué votre avenir. Si la résistance à l’oppression et à la misère ne doit pas nécessairement passer par la violence, vous ne devez pas laisser les chaînes de la peur ni les entraves de la frustration vous paralyser ou vous livrer au désespoir.

Sachez que dans son combat pour la justice, la vérité et la liberté, l’homme a toujours une compagnie cosmique. En dépit de vos souffrances et des incertitudes sur votre avenir, vous devez avoir la conviction que le régime anachronique d’exploitation et d’oppression actuel est entrain de clamecer. Le PRR œuvre pour que fatalement et sûrement un nouveau régime de justice, de liberté et de bonheur naisse. Pour cela, vous ne devez pas réagir avec amertume mais chercher à changer vos souffrances en une force créatrice car la souffrance imméritée est rédemptrice.

Le pouvoir moribond en place a transformé vos écoles et vos universités en des sortes de bidonvilles d’aliénation et de dégradation de la morale. Des millions de nos compatriotes vivent dans des conditions économiques qui les étranglent et dans des situations sociales qui les paralysent. Les récentes tragédies de notre histoire, la honteuse inclination de nos dirigeants à frauder et à choisir la voie basse de la corruption et de l’égoïsme sont des réalités qui doivent nourrir votre courage, fortifier et soutenir votre détermination à changer le cours des choses.

Jeunes compatriotes, vous ne devez pas abandonner les hautes valeurs de la foi mais s’en tenir fermement, en cherchant à porter le défi à la gouvernance calamiteuse actuelle et aux injustices outrancières qu’elle développe. Vous êtes appelés à être les libérateurs de la nation et vous n’avez le choix que d’être le levain actif pour le triomphe démocratique et le progrès. Aucun de vos véritables problèmes ne sera résolu si vous attendez dans l’oisiveté ou dans l’illusion que des opposants et Dieu prennent la responsabilité de le résoudre à votre place. Le salut du Togo dépend avant tout et essentiellement de vous. Ensemble dans une merveilleuse unité de dessein, vous pouvez changer radicalement la situation présente du pays.

Le PRR vous assigne devant le Tribunal de l’histoire pour vous demander de vous réveiller, d’extirper de vos âmes la peur, le doute et les ressentiments afin de vous élever aux vertus morale et spirituelle, indispensables à votre victoire et à notre rédemption. Ma génération est en pleine débâcle. Prenez le flambeau et par votre nature essentielle luttez pour vaincre tout ce qui menace l’atteinte de nos plus grands biens. N’oubliez jamais qu’aucune nation ne peut vivre heureuse si elle est mi- esclave et mi- libre. Je suis convaincu que vous réussirez si vous adoptez les principes de la justice, de la vérité et de la liberté. C’est la loi impérative de la vie.

Le gouvernement en place nous plonge dans un gouffre sans fond. Ne demeurez pas des sujets abâtardis. Ma génération dénaturée a perdu la lucidité et le sens de l’honneur. Vous devez sans délai prendre votre destin en main. Car ce sont les plus corrompus et les plus perfides qui ont confisqué le pouvoir et qui font de la politique politicienne. Il n’y a pas d’UNIR. Il n’y a que les plus gredins de ce qui reste du RPT et de nouveaux marauds. Ne soyez pas engourdis et complices de l’état de servitude, de médiocrité et d’immoralité qu’ils font régner dans le pays. C’est une anomalie monstrueuse de souffrir en silence les pilleries, les paillardises et les débauches du hommeau et des fémelins de la nation. Jeunes compatriotes, le juge du tribunal de l’histoire devant lequel je vous assigne vous condamne à la mission exigeante d’agir ici et maintenant pour sonner le glas de l’aberration politique et sociale que nous subissons. Que Dieu vous inspire et vous protège.

Nicolas LAWSON

Président du PRR

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3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 00:24

Lomé, le 1er Octobre 2015

Excellence

Monsieur Faure Gnassingbé

Chef de l’Etat

Présidence de la République

LOME – TOGO

Objet : Missive franche au Chef de l’Etat,

Monsieur le Chef de l’Etat,

Quand le rôle dirigeant n’est plus pleinement assumé, il est forcément comblé par le désordre et l’anarchie. C’est à cette situation que notre pays est confronté actuellement et nous descendons année après année et cercle après cercle vers l’Enfer de Dante.

Depuis l’élection présidentielle du 25 Avril 2015, vous ne vous occupez plus des affaires nationales. Vos intérêts et vos compassions sont essentiellement tournés vers l’extérieur. Pourtant, il est évident qu’au moment où une minorité, en complicité avec des prédateurs étrangers, s’accapare des richesses de la nation, l’immense majorité de notre peuple est ravalée au-dessous de la condition humaine. La multitude est ainsi privée des jouissances, qu’elle voit se multiplier pour quelques-uns. Elle est minée par la misère et le désespoir.

Si je suis habité par une colère sourde et une insatisfaction profonde de la situation détestable de crève-la-faim et de traîne-savate que la minorité qui vous entoure nous crée, je dois confesser que seule la force de mon âme, portée par l’ascendant de la vérité, par l’amour et la crainte de Dieu et par la haine de la violence, me conduit encore à réprimer les élans entraînant à l’appel sans ménagement du peuple à la révolte et à la conquête pleine et entière de nos droits.

Comment pouvez-vous ignorer que ce sont les longues suites d’injustices de toutes sortes qui provoquent les révolutions ? Croyez-vous que nous allons rester indéfiniment esclaves de l’autorité usurpatrice des droits de la nation et continuer à être les jouets des intrigants et des ennemis de la République ? Comment est-ce possible que vous ne réalisez pas qu’il n’est pas tolérable de jeter en prison des citoyens sans jugement et sans condamnation ? Comment est-ce acceptable de laisser nos jeunes massivement en chômage mais permettre à vos amis de cumuler des responsabilités alors que leur incompétence et leur corruption sont avérées ?

Notre pays est faisandé et en pleine putréfaction. Dans son abaissement et dans le dérèglement général, les plus pervers continuent dans l’impunité totale de corrompre les mœurs, l’âme du pays et la jeunesse. Pourquoi a-t-on dépensé des milliards de FCFA, en prétendant réformer la justice ? Pourquoi aviez-vous créé la CVJR ? Croyez-vous normal que vos amis utilisent les plus monstrueux sophismes pour justifier les scandaleuses violations des droits communs ? Sachez que vous ne pouvez plus maintenir encore longtemps les funestes inégalités qui règnent dans le pays et qui sont source d’immoralité, d’injustice et d’oppression.

Le salut public et la sûreté générale exigent la formation d’un nouveau gouvernement représentatif de la nation, la mise en place sans délai du Conseil Economique et Social exigé par la Constitution en vigueur et la composition sans tarder du Conseil constituant devant proposer les réformes politiques indispensables à la paix civile et à la stabilité politique.

Nous avions fait la Conférence Nationale Souveraine pour mettre un terme à cette faction de mélange de vanité, d’intrigue, de fausseté, de vénalité et de corruption. C’est véritablement regrettable de la restaurer en y joignant vos amis personnels du même acabit. Vous leur donnez en plus l’occasion d’assouvir leur rapacité et leurs viles passions antisociales. Cependant, le jour approche où tout va fléchir sous le niveau et plier sous le joug de la morale et de la justice.

C’est en grand-frère que je vous écris cette missive franche pour vous rappeler que l’ambition politique doit être le désir de mériter la gloire et de servir la patrie. Alors, c’est ensemble que nous pourrons travailler pour substituer l’humanité à l’égoïsme, les devoirs aux bienséances, la grandeur d’âme à la vanité, le mérite à l’intrigue, le génie au bel esprit pour avoir un peuple magnanime, instruit, tolérant et heureux au lieu d’un peuple frivole, ignorant et misérable. Ce qui constitue la République, ce n’est pas la richesse et la brutalité d’une minorité ni la reconnaissance des étrangers mais la sagesse des lois, la bonté des mœurs, la pureté et la stabilité des maximes du gouvernement.

Nous portons encore le deuil des centaines de nos frères et sœurs morts violemment en Avril 2005 dont vous profitez ; alors agissez en véritable réconciliateur, en élargissant les prisonniers politiques dans les prisons et en indemnisant les victimes des attentats contre notre peuple. Ce n’est pas en tremblant que l’on brise les chaînes d’un peuple et sachez que notre jeunesse ne supporte plus la tyrannie à l’œuvre.

Que Dieu vous inspire et nous protège.

Nicolas LAWSON

Président du PRR

Copie : Ambassadeurs et Presse.

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8 septembre 2015 2 08 /09 /septembre /2015 17:12

Notre pays s’abîme dans le cynisme et la stérilité du régime en place, dans un désastre économique, social, environnemental et dans la confusion politique. Depuis la proclamation scandaleuse de la victoire du Chef de l’Etat, après la mascarade électorale du 25 Avril 2015, c’est un gouvernement frappé d’infirmité et d’impuissance totale, qui laisse la majorité de notre peuple survivre dans la misère et qui permet à une infime minorité de continuer impunément à piller les ressources du pays, en complicité avec des prédateurs étrangers.

Le drame, qui se joue, menace gravement notre unité nationale, la paix civile et notre bonheur. Le régime, qui endette massivement l’Etat pour des projets surévalués et improductifs, est définitivement inapte pour mener les affaires de notre pays. Il est urgent de mettre un terme au gouvernement actuel pour permettre à un gouvernement de salut public, composé essentiellement de patriotes, riches d’idées, d’expérience et de force, pour redresser la situation et rebâtir l’édifice de notre avenir.

Le PRR est convaincu que les terribles épreuves subies depuis 1990, le combat pour les libertés, la misère ambiante, l’affaissement moral dans le pays, etc. , ont reforgé un peuple lucide, qui peut marcher désormais par une route nouvelle vers des horizons nouveaux. Le temps est donc venu de l’engager dans un processus d’une démocratie réelle, qui ne sera plus un jeu de vains politiciens ni des marécages d’intrigants sectaires, uniquement intéressés par leurs intérêts personnels et partisans. C’est sans délai qu’il faut mettre en place un nouveau gouvernement de salut public, qui doit engager avec résolution les fécondes réformes dont le pays renouvelé va consoler ses enfants.

Nous aspirons à une vie nationale élevée où ce qui est juste, bien et grand sera respecté, protégé et exalté. En conséquence, le PRR exige la mise en place sans plus tarder du Conseil Economique et social prévu par obligation constitutionnelle, qui devra recommander les profondes réformes économiques, sociales et environnementales. Notre mouvement exige également la formation immédiate du Conseil Constituant pour proposer les indispensables réformes constitutionnelles et institutionnelles, en vue d’orienter la nation vers des voies intellectuelles, spirituelles, culturelles, matérielles et politiques qui la mèneront au renouveau.

Le Chef de l’Etat ne peut pas continuer à mépriser les nationaux et exhiber une posture, qui consiste à ne recevoir que les étrangers et à ne se montrer qu’en leur compagnie. De plus, l’Etat ne fonctionne plus normalement. L’autoritarisme a remplacé l’autorité. La corruption et l’incivisme gangrènent le corps social. A moins que notre société ne se réédifie sous une discipline renouvelée et que les divers travers et fléaux ne soient combattus fermement, nous irons vers une instabilité politique chronique, le désordre social et une misère plus généralisée.

Nous sommes profondément heurtés par les privilèges brutaux des amis du Chef de l’Etat, leur insensibilité par rapport aux souffrances de la masse du peuple, les investissements abusifs par endettement non maîtrisé dans la réhabilitation de l’hôtel du 2 Février, dans l’organisation de la conférence sur la sécurité maritime sans aucun intérêt pour les populations et le pays sinon essentiellement pour leurs égos. Nous espérons que le nécessaire sera fait rapidement pour obvier à l’irrémédiable. Que Dieu protège le TOGO et nous inspire.

Nicolas LAWSON

Président du PRR

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19 août 2015 3 19 /08 /août /2015 01:12

Il n’y a qu’une mission publique qui vaille, c’est celle de proposer et de faire triompher des solutions de progrès inspirées par le respect des hommes. La déclaration finale de la mission de 2015 du FMI sur les consultations avec le gouvernement togolais au titre de l’article IV est tout simplement de la confusion et un mépris de cette mission particulière de toute élite humaniste. Les diagnostics sont approximatifs ou erronés et les recommandations sont destructrices.

Il n’est pas possible qu’un pays connaisse une réelle croissance économique moyenne de 5,4% pendant 3 ans et que son budget présente un déficit structurel constant pendant cette période. Il n’est pas non plus rationnel (sauf en Afrique) que ce pays connaisse une forte croissance de sa production agricole et investisse 500 milliards de FCFA dans l’extension de son port ; 120 milliards de FCFA dans la construction de son nouvel aéroport ; 95 milliards de FCFA dans la réalisation de grandes infrastructures routières ; 120 milliards de FCFA dans le projet électrique de CONTOUR GLOBAL ; 130 milliards de FCFA dans la construction de l’usine de clinker de Tokpli ; 100 milliards de FCFA dans le projet de marbre de Pagala, etc. ; par des endettements mais que son budget de 2014 baisse de plus de 110 milliards de FCFA par rapport à celui de 2013 et que ce dernier baisse à 815,6 milliards de FCFA par rapport au 832,7 milliards de FCFA de 2013.

Il est tout simplement insupportable de lire dans cette déclaration que la masse salariale estimée à 18,6% du budget n’est pas maîtrisée alors que les dispositions de l’UEMOA autorisent un plafond de 35%. Comment peut-on affirmer que les produits pétroliers sont subventionnés et entraînent l’aggravation des déficits intérieurs primaires et l’accumulation de la dette alors que leurs prix sont les plus élevés par rapports à ceux des voisins béninois et ghanéens ? Comment peut-on continuer à prêter de l’argent à un Etat aussi inefficace, dont 28 milliards de FCFA, juste pour réhabiliter l’hôtel du 2 Février ? Le déguisement de dettes surévaluées ou insolvables en actifs est une escroquerie.

Le FMI pousse délibérément le gouvernement togolais à une politique économique d’austérité funeste et à l’aggravation de la misère dans le pays, qui vont conduire à une explosion sociale. Les peuples européens ont commencé à lutter contre cet ordre néo-libéral et mondialiste, qui nourrit le pillage financier des nations et profite essentiellement à l’oligarchie financière supranationale. Cette politique ne crée que des désordres, la paupérisation des sociétés et des guerres asymétriques. Par le passé, Franklin Delano Roosevelt et Charles De Gaulle lui avaient porté des coups décisifs. Mais c’est une pieuvre qui survit et se reproduit grâce à la corruption et à la complicité des dirigeants politiques, ainsi qu’à la passivité des populations abêties et avilies par des médias à la solde des prédateurs.

Notre pays doit renoncer sans délai à cette politique désastreuse que préconise le FMI. Malheureusement, le gouvernement togolais n’a ni la capacité ni la volonté d’élaborer tout seul une politique économique et sociale pouvant aider à l’éradication de la pauvreté et d’affirmation de notre souveraineté nationale. Manifestement, il ne voit pas que les défis sont tout aussi bien infrastructurels que politiques, sociaux, démographiques et environnementaux. Il essaie au contraire d’anesthésier l’opinion en agitant les quelques infrastructures construites par un endettement massif et une prétendue conférence de l’UA à Lomé sur la sécurité maritime. Il instrumentalise les émotions et les ignorances et favorise la minorité qui s’accapare impunément des ressources du pays. Le PRR dit non au déluge de la misère et à l’austérité économique et sociale qui nous menacent dangereusement. Il faudra mettre en place rapidement un véritable gouvernement de salut public en vue d’établir dans le pays un ordre juste de solidarité, de bien-être social et de formation d’un capital humain digne de notre réelle destinée.

Les recommandations du FMI sont fondées sur de la masturbation intellectuelle et sur du vent. Leur modèle de la gouvernance apparaît de plus en plus inhumain et ne conduit qu’à la faillite. Nous sommes au troisième plan avec la Grèce mais sans aucune assurance d’un succès. Une prise de conscience doit naître partout pour pouvoir remettre l’homme au centre de toutes les préoccupations et non la finance ou seulement les investissements par les endettements dans les infrastructures apparemment improductifs.

Affamés de justice et de vérité, nous demandons au PRR une vraie protection économique et sociale de la population. Il est possible d’augmenter immédiatement les salaires de 30% dès la rentrée scolaire par un rectificatif budgétaire. Nous en avons assez de la faillite de l’Etat et de la cour du roi Pétaud. Mobilisons-nous pour faire changer le cours actuel des choses. Que DIEU nous protège et nous aide à nous libérer du fétichisme qui crétinise notre peuple et nous abuse.

Nicolas LAWSON

Président du PRR

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24 juillet 2015 5 24 /07 /juillet /2015 01:02

Lomé, le 22 Juillet 2015

Excellences

Messieurs les Ambassadeurs

auprès de la République Togolaise

LOME – TOGO

OBJET : LETTRE OUVERTE

Excellences,

Depuis quelques mois, nous assistons à vos interventions répétées pour apprécier la gouvernance de l’Etat togolais et louer l’évolution démocratique du pays. Je suis persuadé que vous concevez comme nous qu’en l’absence de valeurs, il n’y a que confusion et chaos. Lorsque les valeurs se désintègrent, tout se désintègre. Aussi et puisque vous êtes des partenaires pour la gouvernance du pays et que vos opinions suffisent à nos gouvernants pour fonder leur crédibilité et leur légitimité, je viens vous solliciter pour prêter attention chez nous à ces valeurs que vos sociétés ont toujours tenues pour sacrées et inviolables.

En effet, deux anciens ministres de la République sont détenus en prison depuis des années, notamment l’ancien Ministre de la défense, Kpatcha Gnassingbé, pour tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat et l’ancien Directeur de cabinet du Président de la République et ancien Ministre de l’intérieur, Pascal Bodjona, pour complicité d’escroquerie. Le premier a été lourdement condamné pour 20 ans. Le second n’a pas été condamné mais détenu illégalement et abusivement. Malgré les condamnations de ces violations des droits humains par la Cour internationale de justice de la CEDEAO et par l’ONU, l’Etat togolais affiche un mépris ostentatoire et persistant à l’égard de ces institutions internationales. D’autres détenus politiques et de droits communs non jugés sont également détenus arbitrairement dans nos prisons, qui sont une véritable culture de l’indignité humaine.

Un Etat peut-il être qualifié de démocratique s’il ne respecte pas les principes élémentaires des droits humains et s’il affiche un mépris pour la dignité et le bien-être des citoyens ? Notre pays est à la dérive et nos concitoyens, dans leur immense majorité, sont très malheureux et dans la désespérance.

Mais dans leur sagesse, ils subissent silencieusement l’insupportable pour la préservation de la paix sociale et la stabilité politique du pays.

Le coût élevé de la vie, les très bas salaires et retraites et l’aggravation de leur taux métabolique basal, etc., augmentent leurs pressions artérielles et les tuent de plus en plus nombreux et vite. C’est sur cette voie du désastre social, économique, écologique et moral que nous entraîne la gouvernance actuelle. Comme toutes les grandes catastrophes qui surviennent, celle qui nous menace est muette.

Même si vous vivez avec nous temporairement et que vous partirez le moment venu, l’interdépendance des hommes et le sens de l’humanisme vous commandent de nous seconder pour changer le cours des faits actuels.

Je vous sollicite au nom des valeurs sacrées d’humanisme et de justice pour demander au gouvernement togolais avec lequel vous coopérez de libérer Mr Kpatcha Gnassingbé pour lui permettre d’aller se faire soigner , de libérer Mr Pascal Bodjona car il n’a rien à faire en prison et d’élargir ou de juger sans délai tous les autres détenus politiques ou de droits communs. La politique populicide et liberticide actuellement menée n’a rien de démocratique et n’est pas progressiste. C’est de la façon dont un homme traite les autres hommes qu’il peut être considéré comme un homme ou non.

Je vous présente mes remerciements anticipés pour votre concours souhaité et je vous prie de trouver ici, Excellences, l’expression de mes sentiments distingués.

Nicolas LAWSON

Président du PRR

Destinataires :

  • Délégué de l’Union Européenne
  • Ambassadeur des USA
  • Ambassadeur d’Allemagne
  • Ambassadeur de France.
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