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31 mars 2008 1 31 /03 /mars /2008 22:14

QUE LES MURS TOMBENT

 

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La chute du mur de Berlin en 1989 avait soulevé une grande espérance dans le monde entier. Un vent de liberté a soufflé partout sur la terre. Le communisme était mort, après des décennies de violation flagrante des droits de l’homme et de privation de bien-être des populations sous son joug. Le capitalisme a donc, plus rapidement que prévu, triomphé de cette utopie cruelle. Désormais, l’humanité devrait connaître l’expansion des libertés et la généralisation de la satisfaction des besoins des hommes. Les promesses étaient grandes et les attentes nombreuses.

En Afrique, particulièrement, c’était l’explosion de joie et la certitude de la liberté politique retrouvée. La démocratie est dorénavant le drapeau de tous les opprimés du système du parti unique inventé par le communisme. Avec candeur, les africains ont cru à la sincérité de  son avènement et surtout à la bonne foi de l’occident dans le respect de ses principes partout. Ils ont dû rapidement déchanter. La première violation de l’un des principes intangibles de la démocratie politique, qui est la volonté du peuple, a été observée en Algérie. Le FIS, parti islamiste, a été dépouillé de sa victoire électorale. Le soutien de l’occident, à cette grave remise en cause de la souveraineté populaire, a ouvert la boite de pandore et a révélé que son prétendu attachement à la démocratie n’était qu’un masque pour camoufler les intérêts des puissants et pour manipuler les masses populaires. Il sert à conjurer les révoltes des déshérités et à leur donner l’impression d’avoir le pouvoir de choisir. Oui, la démocratie est le moins mauvais des systèmes mais cela n’empêche pas de dénoncer ses tares et le fait que des dirigeants occidentaux aident des dirigeants africains à violer ses principes fondamentaux.

La victoire du capitalisme sur le communisme n’était donc pas l’avènement des libertés pour les africains et les pauvres à travers le monde, mais celle de la cupidité, du mensonge, de l’immoralité et d’une nouvelle inhumanité. Les prédateurs, jusque-là, entravés par le combat idéologique avec le communisme et le socialisme, ont désormais la voie libre. Ils ont sans scrupule invoqué des valeurs et des règles de l’économie de marché et les principes de libertés individuelles et d’entreprendre pour usurper les pouvoirs des Etats. En dépouillant les Etats de leurs souverainetés, ils ont réussi à délégitimer leurs actions et à brider les volontés populaires.

N’ayant plus l’ennemi communiste, ils ont créé de nouveaux ennemis, qui sont le terroriste, l’islamiste et le rebelle aux injustices. Pour les combattre, ils ont inventé le concept de la guerre de civilisation et le droit d’ingérence. Ces nouveaux conservateurs, appelés néo-conservateurs ou ultra-libéraux, ont créé la confusion dans les esprits et les divisions parmi les peuples, les races, les communautés, etc. Ils ne respectent aucune règle de moralité et aucune convention internationale sinon pour protéger leurs intérêts. Ils ont exigé et obtenu la déréglementation de toutes les règles et, grâce à des privatisations des biens collectifs, ils se sont enrichis abusivement. Ils attisent les conflits politiques au sein des Etats, les conflits régionaux et tribaux. Depuis toujours, ces capitalistes impitoyables ont pillé les ressources naturelles des autres et ont provoqué des guerres coloniales ou mondiales pour arriver à leurs fins. Ils imaginent sans cesse les moyens de la piraterie et de l’accumulation des richesses. Cette volonté tragique crée une instabilité permanente dans le monde. Ils attribuent cette instabilité et l’insécurité des peuples aux actes terroristes.  Mais ce sont eux qui sont des terroristes et qui en fabriquent pour déstabiliser les autres. Par leurs actes criminels, ils entretiennent la pauvreté dans le monde, des rivalités et des haines partout.

Après la chute du mur de Berlin, on aurait cru qu’il n’y aurait plus de mur séparant les Etats et les peuples. C’était la promesse implicite de la mondialisation ou de la globalisation. Malheureusement, les fantoches, à la solde de ces prédateurs, ont créé les conditions du désordre, des tyrannies nouvelles et des crimes de toutes sortes. C’est ainsi que Saddam Hussein a envahi le Koweït et a permis de déclencher les guerres d’Irak et de l’Afghanistan. Yasser Arafat a refusé l’offre intéressante du gouvernement démocrate américain pour proclamer l’indépendance de la Palestine sur une grande partie de son territoire. Il n’a plus rien eu  et est mort en laissant ses successeurs plus divisés et son pays plus meurtri que jamais. En terre sainte, c’est l’abomination permanente. Itzhak Rabin a été froidement assassiné  et un mur est érigé entre la Palestine et Israël. Quelle cruelle réalité ! On érige à nouveau des murs  pour la sécurité des peuples et pour empêcher le terrorisme et l’immigration. La puissante et riche Amérique a aussi érigé un mur à sa frontière avec le Mexique. C’est incroyable !

Avec le capitalisme, devenu à nouveau sauvage, les hommes ont perdu des libertés et des espoirs. En toute hypocrisie, des dirigeants des vieilles nations démocratiques  et des coteries mafieuses en leurs seins soutiennent des tyrans en Afrique et ailleurs. Ces dirigeants se donnent parfois de la bonne conscience en dénonçant des dérives des despotes africains, font prendre des sanctions contre leurs pays et profitent pour faire détourner les fonds de la coopération par d’autres canaux.

Heureusement, la faillite du capitalisme sauvage, à cause de ses évolutions incontrôlées et dangereuses, nous donne aujourd’hui l’occasion de stopper ses ravages. Sur le plan politique, c’est le peuple américain qui a commencé l’œuvre d’enrayage, en donnant la majorité au parti démocrate au congrès et au sénat en 2006. Ce déterminisme a empêché d’autres surenchères des néo-conservateurs et a épargné au monde l’aventure d’une guerre contre l’Iran et l’embrasement. La tragédie irakienne et l’enlisement en Afghanistan, malgré la présence des armées de quarante pays, montrent la limite de la force. L’idéologie politique soutenant le capitalisme a perdu la bataille de la morale et de l’efficacité. Avec la chute des sociétés comme ENRON, la faillite des banques comme Northern Rock ou Bears Sterns, le mur de la mystification et de l’escroquerie que l’ultra-libéralisme a érigé a commencé à tomber. Les murs  élevés par les intégristes politiques, racistes, religieux et capitalistes vont tous tomber un à un. Il n’y a pas de retour en arrière. La mondialisation est une vague irrésistible. Les ultra-libéraux l’ont  dévoyée et ils ont perdu la bataille. Les élections américaines de Novembre 2008 vont certainement consacrer la victoire d’un démocrate. Si ce n’est pas le cas, ce sera la faute de Hillary Clinton et de son mari Bill Clinton, qui font preuve d’acrimonie, de suffisance et de malveillance dans les primaires du parti démocrate. Hillary Clinton aurait pu faire l’histoire mais la providence ne l’a pas voulu. Une femme, Présidente des Etats-Unis, aurait eu un écho retentissant et serait un aboutissement mémorable. Hélas ! La destinée a révélé Barak Obama et l’impose dans un duel pathétique avec elle. Quelle chronique croquignolette ! Nous verrons si le sort a jeté son dé. Si c’est le cas, tous les conservateurs et les racistes n’y pourront rien, malgré leurs moyens colossaux et leur morve destructrice. Cette engeance, dont le dérèglement ne surprend plus, continue de présenter Barak Obama comme un noir. Il est métis, né d’un père de race africaine et d’une mère de race européenne. Les peaux n’étant en réalité ni noire ni blanche. C’est là aussi une névrose de certains hommes. Si Barak Obama devient Président des Etats-Unis, ce sera la confirmation que la nature aime ce qui est hybride et que la mondialisation a pris un nouvel essor. Deux murs seront ainsi renversés. Celui de la couleur de la peau et celui de l’intelligence attachée à la race. Mais d’autres murs sont déjà tombés avec la nomination de Colin Powell à la tête de toutes les armées américaines et de Condi Rice à la tête de la sécurité nationale et de la diplomatie américaines.

Les murs, qui continuent de tomber, sont ceux de la pseudo-compétence des capitalistes et de leur honnêteté. On sait maintenant qu’ils sont incompétents et corrompus. On sait que leur credo sur la liberté d’entreprendre et l’économie de marché est  une couverture. On sait qu’ils ont dépouillé les peuples de leurs actifs pour se les partager entre eux et leurs descendants. On sait qu’ils ont accumulé des dettes colossales, 9.000 milliards de dollars pour les Etats-Unis, que les descendants des déshérités vont payer. Mais ils sont pris à leur propre piège car ils ne se font plus confiance. Ils ont donc commencé à se déchirer et à faire dégringoler le mur principal de leur temple, en faisant des entorses à leur culte. C’est ainsi que la Banque d’Angleterre a dû intervenir pour nationaliser la banque Northern Rock en faillite, en y injectant l’argent public pour la renflouer et la sauver. C’est ainsi que la Réserve Fédérale américaine (FED) est intervenue pour procurer 30 milliards de dollars à la banque J P Morgan pour racheter à vil prix la banque d’affaires Bears Sterns. Mais le crépuscule du capitalisme sauvage est confirmé par l’annonce du plan du Secrétaire au trésor américain, Henry Paulson. Avec la crise des subprimes, les scandales à répétition et les faillites camouflées de certaines banques, le gouvernement américain ne peut plus laisser faire. Le projet de Henry Paulson consiste à donner le pouvoir à la FED pour enquêter sur n’importe quelle institution financière. La Securities and Exchange Commission (SEC), l’autorité de régulation des marchés financiers américains, perdrait de son pouvoir et pourrait fusionner avec la Commodity Future Trading Commission, autorité de régulation des marchés des matières premières comme le gaz ou le pétrole. Ces deux institutions ont laissé les spéculateurs et les banques abuser  de l’octroi des crédits immobiliers à risques (subprimes) et de la manipulation des marchés avec des produits dérivés. Elles ont entraîné les Etats-Unis et d’autres pays dans une grave crise financière. La décision de Henry Paulson servirait à combler des lacunes de la FED et du système, car la FED avait déjà violé les règles établies, en autorisant les banques d’investissement, telles Goldman Sachs, Merrill Lynch et Lehmann Brothers, à emprunter à sa fenêtre d’escompte, qui délivre des taux d’urgence, jusque-là réservés exclusivement aux banques commerciales.

Cependant, le plan de Henry Paulson ne va pas bien loin et laisse le temps et une marge pour les prédateurs. Mais venant d’un républicain et ultra-libéral, cela montre que la crise est sérieuse. Le mur est par terre et il cherche à réunir les vieux blocs pour reconstruire quelque chose qui ne peut plus servir longtemps. Il reviendra au prochain gouvernement américain la colossale tâche de faire rebâtir un nouveau système économique et financier pour protéger l’Amérique du chaos et l’économie mondiale du risque systémique.

 

Nicolas LAWSON

Business executive

 

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21 février 2008 4 21 /02 /février /2008 17:50
 UNE ECONOMIE A USAGE DUAL
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Le PRR et son Président, Nicolas LAWSON, vous rappelle que le système financier et monétaire international se désintègre sans rémission. Les banques occidentales, après avoir joué au casino de la spéculation avec l’argent des autres comme les bourses, sont en pleine déconfiture et permettent désormais à un plus grand nombre de gens de comprendre la dérive du sacro-saint capitalisme. Aussi, au moment où le bateau de la mondialisation débridée, sur lequel nous sommes, coule, avec la misère accrue de nos populations, il est de notre devoir d’insister sur la nécessité d’entreprendre rapidement la réforme en profondeur du système financier et monétaire international. Il est de notre devoir de répéter obstinément à nos hommes politiques que le salut de notre peuple dépend de nous et non des aides étrangères. La plupart des grandes banques dans le monde sont en faillite et les superstructures supranationales n’ont pas les moyens ni la capacité de financer notre développement.
Le PRR saisit l’occasion pour demander aux hommes politiques togolais de prendre la mesure de la gravité de la crise économique dans le pays et dans le monde. Leurs rivalités et les surenchères politiciennes aggravent cette crise, qui affecte douloureusement le peuple. L’amour de la patrie et l’humanisme exigent, en ce moment de souffrance de la masse populaire, le sacrifice de nos ambitions personnelles et de nos divisions partisanes. Il est temps de faire de la souffrance de nos frères nos propres souffrances et de montrer de l’agape pour nos jeunes en perdition. Le but de la vie et celui de l’homme d’Etat sont d’être une âme idéale pour aider à construire une société idéale et un Etat viable. La division permanente de notre classe politique et les récriminations contribuent à la déconstruction de notre nation, compliquent la recherche de vraies solutions à nos problèmes économiques et sociaux et aggravent la pauvreté et le désespoir de notre peuple.
Avec la place prépondérante accordée à la finance et au commerce de biens par le capitalisme mondialisé, totalement dérégulé sur lequel une concurrence cruelle impose sa loi d’airain, nous devons rassembler sans délai nos intelligences et toutes les ressources humaines de notre pays pour entreprendre sa transformation culturelle, sociale, économique et politique. Il est urgent et vital de repenser le sens de la lutte que nous menons. Dans cet objectif, le PRR rappelle que la démocratie est un processus et non un principe. Les règles qu’elle édicte ne peuvent pas supplanter les principes, inhérents à la nature humaine. Le combat est complexe et surpasse les individus, les partis et leurs causes. Il n’a de sens que s’il sert à fonder la liberté de notre peuple, sa dignité et à lui assurer le bien-être et la paix civile. L’esprit d’exclusion, la volonté de ressusciter le passé, la revanche et l’absence de vision sont néfastes au bonheur du peuple et ne peuvent servir le progrès et l’unité du pays.
Par ailleurs, il est indispensable de se convaincre que nous faisons partie de la noosphère comme les autres races de la planète. Notre activité mentale doit nous conduire en tout temps à prendre part activement au développement de nos concitoyens, de notre environnement et à celui de l’humanité. C’est ce que fait notre frère Barak Obama aux Etats-Unis. Nous devons agir pour qu’il soit fier d’avoir une origine africaine. Le PRR appelle donc les togolais à prendre l’engagement de lutter contre l’esclavage mental, qui nous maintient dans la servitude, dans la dépendance et dans la pauvreté.
Nous assistons aujourd’hui à la débâcle de l’ultralibéralisme. Les scandales de la société générale en France et du crédit suisse montrent la perversion du système de l’économie de marché sans régulation. La crise du subprime aux Etats-Unis et en Europe menace gravement le bien-être des populations et la stabilité dans le monde. Le jeu de la spéculation financière, monétaire et des produits dérivés a détruit le système du Bretton Woods et a renchéri les prix des matières premières et des produits alimentaires. Partout dans le monde, les biens de consommation coûtent chers et sont de plus en plus inaccessibles aux plus pauvres. C’est un grave problème de civilisation car désormais l’économie réelle est reléguée au second plan. L’argent produit l’argent et des centaines de milliers de milliards de dollars ne sont que du papier. Ces centaines de milliers de milliards de dollars ne reposent par sur des actifs physiques. Il y’ a une urgence à changer cette culture inhumaine et reconstruire un système financier, monétaire et économique plus humain et plus juste.
Le PRR et son Président, Nicolas LAWSON, soutiennent toujours que ce ne sont pas des aides dont l’Afrique a besoin pour son développement. Il faut une nouvelle culture et l’acceptation par certains occidentaux et orientaux que les africains font partie de la noosphère et non de la biosphère comme les animaux. Il faut aussi que les élites africaines comprennent qu’elles ont le droit d’agir comme les autres peuples, en utilisant les recettes positives et les mêmes lois universelles.
 
L’histoire et la providence nous donnent l’occasion de le comprendre et de nous mobiliser dans l’objectif ultime de vaincre la pauvreté chez nous et restaurer la dignité de notre peuple.
En privant les Etats de leurs souverainetés, les capitalistes ont usurpé un pouvoir dont ils ont abusé. Aujourd’hui, c’est le boomerang. Sans légitimité, ils ont pris le pouvoir de fabriquer de l’argent et en ont joué sans retenue jusqu’aux scandales auxquels nous assistons. Le cas de la banque anglaise Northern. Rock est édifiant. Il a fallu que le gouvernement britannique intervienne, en injectant 35 milliards d’euros dans cette banque en faillite. Cet argent est celui des citoyens britanniques, utilisé pour réparer la gabegie des gestionnaires de la banque. Cet exemple n’est pas unique mais révélateur, parce que cela n’a pas suffi à redresser la banque. Le gouvernement britannique a dû tout simplement nationaliser cette banque pour éviter le krach et la contagion. Voilà comment la providence agit. Dans la Mecque de la finance internationale, on nationalise une banque. Le capitalisme, avec son dogme de privatisation, a échoué. Ce capitalisme impitoyable et suffisant est dévoilé.
Le temps est venu d’expérimenter notre doctrine de l’économie à usage dual. Il s’agit d’un libéralisme social à visage humain, fondé sur l’investissement dans les infrastructures économiques et sociales, c’est-à-dire dans la production physique, et surtout dans la recherche et les technologies nouvelles, pour l’amélioration du sort des hommes où qu’ils soient et quelles soient leurs races. Ce n’est pas une affaire de démocratie mais de culture et d’humanisme. Il y’ a partout en Europe, aux USA, en Asie, etc., le népotisme, la corruption, les névroses et la pauvreté. C’est vrai qu’il y’ a des échelles. Au Togo, nous devons comprendre cela et arrêter nos petites querelles nuisibles. Il est temps de définir un ou des projets de société et d’instruire notre peuple pour l’aider à faire un choix éclairé lors des élections. Un homme n’est pas libre s’il a faim et son vote n’a pas de poids. Le PRR rappelle que c’est l’ignorance qui tue. Parce qu’il y’ a une urgence humanitaire, Il informe les togolais que son combat sera d’aider désormais les gouvernants, quels qu’ils soient et dès lors qu'ils privilégient les libertés et le bien-être de la population, pour vaincre la pauvreté, affirmer la souveraineté nationale, construire l’unité nationale, proposer une doctrine pour la définition d’un nouveau système financier, monétaire et économique mondial et pour l’élévation des africains à la dignité de l’espèce humaine. Rien n’est impossible quand on a la foi et le PRR, c’est la force de la foi.
 
Fait à Lomé, le 22 Février 2008
 
Nicolas LAWSON
Président du PRR
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19 février 2008 2 19 /02 /février /2008 19:29
 EN SOLIDARITE AVEC LE PEUPLE TOGOLAIS EN SOUFFRANCE
 
Le PRR et son Président, Nicolas LAWSON, tiennent à manifester leur solidarité avec la masse togolaise en souffrance. La hausse importante des prix des produits de première nécessité aggrave la misère dans le pays et menace sa stabilité. Le gouvernement doit prendre la mesure des risques et trouver rapidement des solutions aux problèmes de la paupérisation accrue de notre population. L’augmentation de 3% des salaires dans la fonction publique est trop insuffisante et a induit des effets pervers dans l’économie.
Le PRR lance un appel pressant aux forces politiques, qui se partagent le pouvoir dans le pays. Il leur demande de mettre un terme à leurs querelles politiciennes et désastreuses. Il est temps de comprendre que le pays est en ruine et qu’il faudra mobiliser toutes les énergies productives pour entreprendre son redressement. Il est temps de comprendre qu’il faut une union sacrée de notre peuple pour le sauver du désastre économique et de la désespérance. La classe politique, qui se déchire depuis des décennies, nous conduit au fond de l’abîme. Le pouvoir en place, malgré des aménagements, conserve le statu quo. Son opposition parlementaire est résolument tournée vers le passé et s’évertue à écarter les forces d’avant-garde du jeu qu’elle mène avec le pouvoir en place. Dans cette situation funeste, le pays est livré aux ressentiments, aux divisions, aux souffrances morales et physiques, à la confusion, à l’incivisme et au désespoir.
Nous demandons expressément aux forces du statu quo et passéistes de renoncer à leurs prétentions et de libérer le pays de leur néfaste domination. Le PRR confirme qu’une nation a les moyens de décider de sortir de la faillite. L’économie de notre pays s’est affaissée au cours d’une génération. Nous pouvons aussi la relever au cours d’une génération. Pour y parvenir, nous devons d’abord concentrer notre énergie, notre volonté et notre intelligence pour créer les conditions de la cohésion nationale et pour engager une politique de vaste transformation sociale et économique. Cela nécessite aussi des idées, des concepts, des analogies, des comportements nouveaux et surtout de la solidarité et de l’humanisme. Le passé ne nous apporte ni les solutions ni les références pour relever les défis du présent et ceux de l’avenir. Le monde dans lequel nous vivons est en tous les points de vue différent de celui des années 50, 60 ou 70. Il est donc dangereux de susciter de la nostalgie et des illusions chez les togolais pour se dédouaner de l’incapacité à proposer des projets pour le présent et une vision pour l’avenir.
Le PRR conjure les togolais de ne pas s’abandonner au désespoir. Notre pays n’est pas pauvre et nous n’avons pas encore commencé à le développer. Nous avons les ressources humaines et matérielles pour entreprendre sa construction. Notre fonction publique représente moins de 1% de notre population. Nous avons le droit de porter le nombre à 10%. Nous pouvons aussi doubler et tripler les salaires. Nous ne cultivons en ce moment que 6% de nos terres arables. Par notre foi, notre intelligence et notre ardeur au travail, ce que propose le PRR peut être réalisé. Comme les pères fondateurs de l’Amérique, comme Martin Luther King, nous devons aussi avoir notre rêve pour pouvoir le réaliser. Le capitalisme financier et spéculateur est en faillite. Les mesures, que ses prosélytes ont imposées à nos pays, ont échoué. Désormais, partout dans le monde, ses effets pervers se font sentir et sa critique devient générale. Le PRR a toujours proposé à l’Europe et à la France le co-développement comme la solution. Aujourd’hui, nous proposons une économie à usage dual. Nous pourrons l’expérimenter demain au Togo. C’est en cela que notre pays est l’or de l’humanité, parce qu’il a la capacité de produire de grands esprits ayant de grands rêves pour lui et pour l’humanité. Frappons à la porte et DIEU nous l’ouvrira. C’est la promesse de son fils. Il n’y a donc pas de croix sans couronne. Notre parti travaille pour apporter aux togolais la dignité, la liberté et le bien-être.
 
                                                           Fait à Lomé, le 6 Février 2008
 
Nicolas LAWSON
Président du PRR

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4 novembre 2007 7 04 /11 /novembre /2007 12:53
COMMUNIQUE DE PRESSE
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Nous avons appris par la presse étrangère la rencontre le Vendredi 2 Novembre 2007 à Ouagadougou (Burkina Faso) entre le Chef de l’Etat, Mr Faure Gnassingbé, et Mr Gilchrist Olympio. Il semble qu’il y a là une volonté de continuer à mettre notre pays sous tutelle étrangère, de brader sa souveraineté, de délégitimer le pouvoir et de bafouer la dignité de notre peuple.
Les togolais se sont massivement exprimés le 14 Octobre 2007. Quels que soient nos griefs, les résultats officiels ont donné une majorité parlementaire au RPT et ont fait de l’UFC une opposition parlementaire représentative. Le combat démocratique doit, désormais, se dérouler à l’assemblée nationale et dans le pays, entre les acteurs politiques togolais, suivant les lois de la République et en respectant la fierté et l’honneur de notre peuple.
Nous en avons assez des querelles intestines et ruineuses pour notre société. L’intérêt supérieur de la nation commande, dorénavant, le règlement de nos conflits politiques entre togolais et dans le respect des règles de l’Etat de droit. Dans cet esprit, nous saisissons l’occasion pour approuver la mise en place du conseil national de concertation et de dialogue politique proposé par le Chef de l’Etat dans son dernier message à la nation. Par ailleurs, nous souhaitons la mise en place d’un gouvernement restreint, uni et compétent, pour remettre les togolais au travail et gérer le pays efficacement. Il lui faudra pour répondant une opposition républicaine et positive, qui est une exigence dans un Etat démocratique. Chacun doit comprendre que l’expression de la volonté populaire le 14 Octobre dernier a rendu caducs tous les accords politiques et doit permettre à notre peuple de reprendre son destin en mains. Rien ni personne ne doit plus susciter les récriminations, agiter les passions et diviser notre peuple. Après 17 ans d’égarements, il s’agit de nous unir et de tourner nos regards vers l’avenir. C’est l’industrialisme qui a enfanté la démocratie. On y parvient par le travail et la création de richesse. Nous devons donc nous mettre sans tarder au travail. Nous savons que le peuple togolais n’est laborieux et productif que s’il est conduit dans l’ordre, dans la discipline et dans la paix civile. Alors que s’affermisse et que s’affirme l’autorité de l’Etat. Par conséquent, toute diversion est  inacceptable, puisque suicidaire pour la nation. C’est pourquoi, le PRR demande la mobilisation, sans délai, de toutes les ressources physiques et humaines du pays, pour entreprendre l’œuvre de régénération nationale.
Au PRR, ayant pris loyalement notre part de la honte commune, nous ne souhaitons pas, qu’après avoir dissipé notre bonheur, notre dignité et notre honneur, dans des querelles destructrices et la ruine du pays, nous finissions par dissiper jusqu’à la substance de la patrie. Ce serait une trahison spirituelle. L’honneur et le bonheur d’un peuple sont précieux et personne ne doit continuellement en disposer à son gré. C’est en restant uni et en travaillant avec ardeur et dévouement pour la prospérité nationale que nous retrouverons notre fierté d’être togolais et que nous rétablirons le prestige de notre pays.
 
Fait à Lomé, le 5 Novembre 2007
 
Nicolas LAWSON
Président du PRR
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22 septembre 2007 6 22 /09 /septembre /2007 14:56
COMMUNIQUE DE PRESSE
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Le 26 Août 1986, j’avais adressé un mémorandum au défunt Président Eyadema pour l’informer de l’imminence de la désagrégation du bloc soviétique, de la chute du mur de Berlin et de la vague de démocratisation qui s’en suivra. C’est pourquoi, durant la conférence nationale souveraine, j’avais condamné, de façon virulente, la volonté aveugle des amants du pouvoir autocratique et arbitraire et j’avais averti du danger d’un changement brutal. Je n’avais pas été écouté et la classe politique, dans son ensemble et dans un aveuglement tragique, a fini par désorganiser notre société, par ruiner l’économie nationale, par abaisser le pays et aliéner sa souveraineté.
Aujourd’hui et au moment où les togolais sont appelés à voter, pour se doter d’une assemblée représentative de la volonté nationale, je lance un appel solennel à tous ces vils suppôts du diable, qui agissent avec cynisme et dans la médiocrité, pour qu’ils arrêtent leurs intrigues funestes à la nation. Ils doivent réaliser qu’ils ont suffisamment fait du mal à notre peuple et à notre patrie et qu’il y a un temps pour tout. N’ayant ni programme ni vision, ils mettent en avant leurs esprits fumeux, leurs manifestes d’une vaste fumisterie, le passé de leurs parents ou leurs propres passés de déstabilisateurs du pays et leurs rivalités stériles et ruineux. Nous en avons assez.
Notre peuple, en qui s’éveillent des énergies nouvelles, des appétits de force et d’action pour le renouveau, ne tolère plus leurs cabales et leurs nuisances. Dans leur égarement, ces oppresseurs de la vie nationale font croire au peuple que c’est l’aide étrangère et des investissements étrangers qui peuvent nous sortir de la faillite économique et des désastres sociaux causés par leur système et leur antagonisme.
Le PRR tient à rappeler que le monde est dur et égoïste. Aucun investisseur sérieux ne se hasarde dans un pays dont l’administration est déstructurée, l’autorité de l’Etat défaillante, les dirigeants corrompus et incompétents et les moeurs surannées.  Il nous faut urgemment, avec ardeur et imagination créatrice, changer nos habitudes perverses et désuètes et nos institutions lawson_biblioth_que.jpgvétustes dont la décrépitude est très prononcée. C’est cette perspective d’une transformation politique en profondeur que le PRR propose. Le maintien du statu quo actuel, que le gouvernement dit d’union nationale incarne, est surréaliste, accablant et périlleux. Le PRR demande à tous les dinosaures politiques de la génération du défunt Président Eyadema de prendre leur retraite politique et de laisser la place à une nouvelle génération, disposant d’un audacieux esprit d’innovation. Nous allons entrer dans une nouvelle ère politique et historique. Nous n’avons plus besoin des dogmes du passé, de ces élites myopes, narcissiques et dénuées d’imagination. Il nous faudra élargir la démocratie, prendre part à l’édification de la civilisation nouvelle émergente dans le monde et anticiper les sociétés nouvelles à base technologique qu’elle enfante. Pour y parvenir, nous devons compter avant tout sur la plasticité et l’intelligence de nos jeunes gens de la diaspora et ceux qui cherchent désespérément à fuir la misère et le désespoir ambiants.
Ce n’est pas de l’aide extérieur dont dépendent le salut du Togo et le développement de l’Afrique. D’ailleurs, le Premier Ministre français, François FILLON, vient d’affirmer qu’il est à la tête d’un Etat en faillite. La dette de l’Italie est estimée à 106% de son PIB. C’est aussi un Etat en faillite. Comment des Etats en faillite peuvent-ils aider d’autres Etats ? C’est une histoire cocasse et un mélodrame pour l’humanité. Le PRR demande à tous les jeunes togolais de se mobiliser pour faire changer le cours des choses et prendre leur destin en main. Le PRR propose une massive réorganisation de notre société, une métamorphose révolutionnaire de nos mœurs et habitudes, un changement radical dans nos modes de pensées et d’agir, une reconstruction de la démocratie et une nouvelle façon de concevoir la gestion économique de nos Etats. Chaque jeune togolais est comptable du changement. Il doit se mobiliser pour rejoindre le PRR dans sa lutte pour le renouveau.
 
Fait à Lomé, le 24 Septembre 2007
 
Nicolas LAWSON
Président du PRR
Ancien candidat à la
Présidence de la République
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7 septembre 2007 5 07 /09 /septembre /2007 00:56
CONFERENCE DE PRESSE DU 6 SEPTEMBRE 2007
 
LA CONSTITUTION, LES LIBERTES PUBLIQUES ET LE DEVELOPPEMENT.
 
La constitution d’un Etat, qu’on appelle la loi fondamentale du pays, peut être aussi considéré comme une charte de la démocratie politique, économique, sociale et culturelle. Elle est le dogme des droits et devoirs dans le pays. Elle pose les assises de la société et les règles de son fonctionnement. Elle doit distinguer nettement les trois pouvoirs séparés, le législatif, l’exécutif et le judiciaire. C’est un contrat social dont le but est de garantir aux citoyens une égalité, non seulement en droits mais aussi en jouissances et de prescrire les devoirs des uns et des autres. La constitution d’un pays ne doit pas apparaître en un moment ou à un autre de la vie d’une nation en discordance avec les réalités sociales. Elle doit les épouser et évoluer avec la société. C’est la raison pour laquelle toute constitution prévoit la manière de procéder à sa révision. La manière la plus légitime est le référendum. La souveraineté appartenant au peuple, il lui revient de décider souverainement des changements à apporter à sa loi fondamentale, puisque la constitution représente la volonté nationale, elle doit émaner de la souveraineté nationale. Sa modification doit porter remède aux déficits constatés suite à l’évolution de la société et aux réalités nouvelles. Elle ne doit pas servir aux intérêts d’une catégorie sociale ou d’un homme. Souvent, il est prévu que la constitution puisse être révisée ou amendée par les représentants du peuple à l’assemblée nationale avec une majorité déterminée. Dans son article 144, la constitution en vigueur prévoit sa révision par un vote à la majorité des quatre cinquièmes (4/5) des députés composant l’assemblée nationale. Le boycott par l’opposition traditionnelle des élections législatives de 2002 a permis au RPT d’avoir la majorité requise pour réviser la constitution adoptée par référendum le 27 Septembre 1992. Autrement, on ne doit réviser une constitution que par référendum. Le même article 144 donne au Président de la République et à un cinquième (1/5) au moins des députés composant l’assemblée nationale le pouvoir de demander un référendum pour sa révision.
En fixant les droits et devoirs des citoyens, la loi fondamentale doit veiller à ce que certains droits considérés comme inhérents à la nature même de l’homme demeurent imprescriptibles et opposables à la volonté générale. C’est la raison de la déclaration des droits que l’on retrouve dans les préambules de toutes les constitutions. On y affirme ces droits et on s’y réfère à la déclaration universelle des droits de l’homme, qui prime sur tout le reste et aucune loi organique ne doit la violer et porter atteinte aux libertés fondamentales de l’homme. La conception des droits de l’homme existant a priori et s’étant formée au cours de l’histoire, il n’y a pas à l’établir mais la constater et à le déclarer à toute institution et toute doit veiller à ce qu’elle atteigne son plein épanouissement.
 
Les libertés publiques
 
Persuadé que les droits de l’homme sont en permanence en danger et que les libertés publiques qui en résultent sont corrélativement violées, il importe de faire prendre davantage conscience aux citoyens de la nécessité de leur protection. Au Togo, si on peut affirmer que les pratiques inadmissibles sont en déclin, il n’en demeure pas moins vrai que des violations de nos libertés publiques et individuelles se poursuivent.
Dans un pays de libertés, on ne doit pas déplorer des arrestations ou interpellations de légalité douteuse, des voies de fait, des atteintes à la vie privée, des brutalités policières, des détentions abusives, des saisies de journaux et de fermeture de radios, des censures abusives, des intimidations et des menaces contre les libertés d’expression, d’information et de diffusion, etc. La liberté est la qualité de ce qui n’est pas soumis à une contrainte (physique, psychologique ou morale). Elle est l’autodétermination de l’être. Aucun impératif juridique ne doit aliéner la liberté de penser et d’agir dans l’intérêt des autres. C’est pourquoi, interdire aux partis politiques et aux médias d’informer et de former l’opinion, pendant un mois sur ce qui est essentiel à sa détermination, est une atteinte grave à deux libertés essentielles, celle de l’expression et celle de l’information. Nul ne peut et ne doit se prévaloir d’une loi organique ou de règlements pour violer les libertés publiques.
Dès lors qu’une liberté publique vise à servir les fins de la société, donc un but social, en l’occurrence l’enracinement de la démocratie, et ne nuit pas à autrui, on ne doit pas l’interdire. On change de régime en le faisant. Ce n’est plus la démocratie mais un régime d’exception. Nous avons un long chemin à parcourir pour parvenir à la démocratiser notre pays et à atteindre l’épanouissement des libertés publiques. De la même façon, le fait de soumettre la création des associations à des enquêtes des services de renseignements généraux préalables est une grave violation des libertés publiques. Nous vivons encore cette situation inadmissible. La démocratie exige, pour être réelle, le respect des libertés individuelles, la liberté d’expression et de discussion, la liberté d’association et de regroupement, la liberté d’informer et de diffuser, etc. Bien entendu, il y a une corrélation entre le niveau de développement économique et les institutions de la démocratie politique. Il y a forcément compatibilité entre le libéralisme politique et le développement économique.
Le PRR, comme tous les démocrates, confère aux déclarations de droits une valeur supérieure aux lois ordinaires. C’est pourquoi nous affirmons que l’article 8 de la constitution en vigueur prime sur l’article 90 du code électoral. C’est fondamental. Les apprentis sorciers doivent le comprendre et arrêter de freiner l’évolution de notre pays.
 
Le développement
 
Nous devons échapper à cette servitude de la violation permanente de nos droits et de nos libertés. Cela nous empêche de libérer nos esprits et de consacrer nos énergies et notre imagination à la création de richesses et d’emplois. La personne humaine est revêtue d’une éminente dignité. Elle est une créature à l’image de Dieu et sa destinée est de créer en permanence. Il est donc d’une gravité tragique de l’embrigader et de le soumettre à lois arbitraires. Pour le PRR, la liberté est fondée sur la dignité de l’effort et la valeur probatoire de la réussite de l’homme se trouve dans la maîtrise de son destin. Aucun commandement ne doit aller contre la liberté de l’individu. Cette liberté, qui imprime à son esprit une foi inébranlable dans sa puissance créatrice. La réussite des peuples américains et européens confirme le bien-fondé de la confiance faite à la liberté individuelle. Pour participer activement à la transformation de l’économie de son pays, l’homme doit jouir pleinement de sa liberté individuelle et des libertés publiques. Le pouvoir étant directement la capacité d’organiser la société, il peut participer à la création d’une société plus humaine, ouverte et prospère s’il est bien orienté mais s’il est mal orienté, il jouera contre l’épanouissement des hommes et engendrera une société pauvre, corrompue et aliénée. Il y a donc une interdépendance entre les réalités économiques, sociales et politiques.
La liberté déculpe la capacité créatrice de l’homme et il est dangereux et suicidaire pour un pays d’embastiller les esprits de ses citoyens. Le travail et la production qu’il génère sont les fruits de l’homme engagé dans l’action. Ils sont le moteur de l’économie. Aussi pour la croissance et le développement d’une économie, on ne doit pas freiner le moteur que s’il y a surchauffe. En conséquence, il est crucial de libérer les énergies et d’accélérer le moteur en période de ralentissement de l’activité économique et de généralisation de la pauvreté. Il faut pour produire du capital physique et du capital humain.. La ressource humaine, qui est aussi le capital humain, est la clé de la production de la richesse. La production et le niveau de la productivité dépendent de la liberté et de la motivation de l’homme. Le capital humain est crucial pour la transformation du capital physique et pour le développement d’un pays. En un autre terme, la production d’un pays est essentiellement le résultat du travail, de la qualité et de la liberté de sa population. La prospérité d’un pays dépend donc de la qualité de son capital humain. Une population asservie, démotivée parce que mal payée, ne peut avoir une bonne productivité. Le pays est condamné à la pauvreté et au sous-développement. Le facteur essentiel de production est le travail et c’est l’homme qui en est le détenteur. Il doit être libre pour pouvoir aller à la limite de sa capacité et de son imagination. C’est son travail qui va induire le développement. C’est lui qui crée l’argent et non le contraire. Au contraire, l’argent n’est qu’un auxiliaire et le résultat du travail de l’homme. C’est l’inversion de cette relation dans nos esprits qui limite notre développement et c’est que nous gaspillons cette masse de nos ressources en laissant nos jeunes oisifs et sans travail, sous le prétexte qu’il n’y a pas d’argent. Tous ces centaines de milliers de jeunes sans travail sont des capitaux morts. Il est urgent et crucial de leur donner du travail et de la dignité pour les amener à créer de la richesse pour assurer le développement de notre pays.
 
Nicolas LAWSON
Président du PRR  
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30 août 2007 4 30 /08 /août /2007 16:57
CONFERENCE DE PRESSE DU 30 AÔUT 2007
 
POUR UNE TRANSITION DEMOCRATIQUE ET REPUBLICAINE
 
La plus grande faillite du régime, instauré par les apprentis politiciens en 1969 au Togo, est de n’avoir pas su préparer sa transition démocratique et républicaine. L’homme, qui avait été le secrétaire général du parti unique et qui avait préparé les fondations de la tyrannie, est aussi celui qui a inauguré le règne dynastique, en devenant son premier Premier Ministre, pour perpétuer le monstre qu’il a enfanté contre la volonté à l’époque de Feu Gnassingbé Eyadema. Quel malheur pour le peuple togolais d’avoir eu en son sein un tel homme ? Pour justifier l’injustifiable, après l’infâme attentat contre le peuple togolais en 2005, il a, tout comme les hommes de son espèce, un raisonnement fourbu, qui consiste à prétendre qu’il ne faut jamais pousser les dictatures dans leurs retranchements, qu’on doit multiplier les contacts avec elles, collaborer avec elles, afin qu’elle puisse desserrer leur étreinte sans perdre la face. Funeste attitude. Ce qui met fin à une dictature, c’est soit la prospérité, soit la faillite.
La débâcle politique, économique, sociale et morale du régime, instauré depuis quarante ans, doit démontrer aux togolais, qu’il est temps de mettre un terme au régime et à la dissolution de notre nation qu’il a engendrée. Ce n’est pas parce que les abuseurs l’ont finalement rejoint qu’il faut croire et espérer son regain. En le rejoignant, ils le maintiennent artificiellement en vie, jusqu’à ce qu’il finisse par se putréfier et s’émietter. Le raisonnement, à la fois spécieux et inhumain, qu’ils partagent pour écarter le PRR de leur dialogue, est de ramener la paix sociale qu’ils ont longtemps troublée, pour jouir enfin des prébendes du pouvoir. L’impuissance et l’échec économique et social du gouvernement dit d’union nationale, qu’ils ont mis en place, montrent qu’on ne peut pas reformer une dictature de l’intérieur. La faillite globale du régime, ses crimes et son côté grotesque auraient dû convaincre les prétendus opposants, mais l’appât du gain est plus fort que la morale, l’honneur et l’intérêt supérieur de la nation.
La critique étant le moteur de la démocratie, le PRR étant un parti d’avant-garde, il œuvre sincèrement pour la libéralisation des esprits dans notre pays et pour sa démocratisation réelle. Notre parti dénonce la complicité passive ou active de tous les togolais dont la collaboration, la résignation à la déconfiture de notre société ou dont l’attitude d’une sournoise et insurmontable faiblesse continuent de maintenir le régime en vie. Les politiciens et leurs compères, qui se cachent dans des associations, qu’ils appellent la société civile, sont devenus dangereux pour la démocratisation et la stabilité du pays. Ceux, parmi eux, qui se disent des hommes de droit et autres avocats, ne savent-ils pas que la stabilité d’un pays et les principes de l’Etat de droit sont bafoués quand des associations prennent la place des partis politiques dans des institutions politiques ?
L’intuition populaire finira par flairer avec infaillibilité leur forfaiture. A la conférence nationale souveraine, nous avions cru élire un candidat indépendant, issu de la société civile. Il était avocat. Pour le malheur de notre peuple, il a été le fossoyeur de notre démocratie. Les conséquences sont dévastatrices et minent encore la société. En conséquence, nous condamnons sans ambages le viol des principes démocratiques, par ces prétendus hommes de droit.
 Il n’y a pas une démocratie tropicalisée et une démocratie à l’occidentale. Le sentiment populaire aspire au redressement moral, politique, social et économique du pays. Cela ne sera possible que dans la clarté des idées et avec l’honnêteté des acteurs politiques.
La décomposition de l’Etat et de la société exige un minimum de rectitude morale et de patriotisme de notre part. La reconstruction économique, sociale, politique, culturelle et morale du pays n’est pas l’affaire d’opportunistes sans vision et sans projet ni d’une quelconque association. La condition préalable et indispensable est l’identification d’un leadership éclairé, capable de mobiliser toutes les énergies humaines dans l’ordre, la discipline et dans la rigueur. Les profondes réformes, dont le pays a besoin, ne peuvent se réaliser que si le peuple est rassemblé autour d’un projet d’ambition nationale et sous la conduite d’un patriote à la forte conviction et ayant une grande volonté. Les arrivistes et les plaisantins doivent le comprendre et arrêter de s’amuser avec le destin de notre peuple.
Ce n’est pas parce qu’un Chef d’Etat étranger et quelques diplomates soutiennent un accord politique prétendu global qu’il est une solution à nos problèmes. Ce n’est qu’une manœuvre dilatoire pour retarder l’échéance de la fin du régime. Après quarante ans, le régime est en décomposition avancée. C’est de la naïveté et un crime de croire qu’en le maintenant en coma dépassé, on assure la stabilité. On assure la stabilité en détruisant les systèmes en pleine liquéfaction de pourriture. Ce sont les compromis et pire les compromissions avec eux qui conduisent aux déflagrations. Quel scandale donc de la part de nos prétendus opposants traditionnels de soutenir jusqu’à son dernier souffle un régime en décomposition et de vouloir perpétuer ce qui est putréfié ? Rien de ce qui sortira du régime en place ne fonctionnera normalement. Il finira par s’évanouir dans le néant, le ridicule et le tragique.
Il est vrai que ses partisans, encore peu nombreux, et ceux, qu’il a terrorisés pendant des décennies, ont encore soit l’illusion de la survie du régime ou soit la crainte de sa terreur passée. Mais il est déjà envoyé au dépôt d’ordures et est tombé dans les poubelles de l’histoire. La lumière noire, qui l’éclaire encore, est celle de son échec absolu et de sa dramatique épopée. Mais il arrive que la chose la plus difficile au monde soit d’arriver à voir ce qui se trouve sous nos yeux. C’est la raison du doute de certains togolais.
A la différence de tous ceux qui ont trahi notre peuple et abaissé notre patrie, le PRR propose un projet de reconstruction volontariste de la société, un mélange de démocratie politique, de liberté économique et de réflexion sans a-priori dogmatique. Ces conditions réunies vont assurer la justice et la prospérité. Le gouvernement prétendu d’union nationale est un fruit attardé d’une époque révolue. Le projet du PRR est inspiré par la conscience mûrie d’une révolution intellectuelle. C’est une rupture hardie avec tout ce qui a été fait jusqu’à présent. Il sera encadré par un contexte juridique et politique ferme qui le mettra  au service de la liberté humaine, de la dignité des togolais, de la prospérité et du prestige du pays. Sachant que la vie d’une nation ne se ramène pas seulement à l’économie, nous subordonnerons notre projet à des valeurs morales et religieuses.
La démocratie politique permet aux peuples de choisir leurs dirigeants. Les élections législatives prochaines vont être l’occasion sans précédent pour le peuple togolais de reprendre en main son destin. Le PRR lui recommande de se libérer de toutes les peurs, d’exprimer et d’imposer sa volonté par une mobilisation totale. Le régime actuel est parvenu au terme de ses destructions, il va s’écrouler. Ce qui est encore difficile, c’est de sortir des conséquences des tares, des aliénations et des dérèglements qu’il a produits. Il a engendré une pauvreté cruelle et la misère de la culture politique dans la population. C’est l’affirmation des principes démocratiques, le courage de dire la vérité et la mise en œuvre de réformes profondes ; qui vont changer véritablement notre destin et assurer le salut de la patrie. Nous devons changer surtout de mentalité, cesser d’avoir peur et faire la révolution des idées. C’est la tâche des jeunes car le lendemain est à eux.
                                                                                Nicolas LAWSON
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25 août 2007 6 25 /08 /août /2007 01:29
CONFERENCE DE PRESSE
Du 16 Août 2007
 
Le Peuple, le Pouvoir et les clercs
 
Chaque génération, qui naît dans le sein d’une nation, est un peuple nouveau. Nous pouvons ainsi parler de renouveau et de rédemption en fermant des pages sombres, écrites par les générations précédentes, pour ouvrir et écrire de nouvelles pages brillantes de l’histoire de la nation. Toutes les misères et les aliénations de la société ancienne empêchent la société nouvelle d’éclore et la nouvelle génération de marcher avec énergie vers un but élevé. La cohabitation entre les forces traditionnelles et les forces d’avant- garde est source de conflits.
Il est donc indispensable que les forces nouvelles triomphent des forces d’arrière-garde pour faire progresser la nation. Il revient à des esprits libres d’entreprendre l’œuvre d’explication et de persuasion qu’il faut rêver avant de pouvoir réaliser et qu’il faut réussir l’impossible pour atteindre le possible. Je sais qu’il n’est pas facile de réveiller un peuple qui sommeille, pour lui donner des passions et des lumières. C’est une entreprise ardue de persuader certains individus que le passé ne doit pas empêcher le présent de féconder un meilleur avenir. Or c’est toute la leçon de la vie que rien n’est permanent et que tout change. Il est donc dangereux de chercher à maintenir le statu quo qui devient forcément une décadence. Le progrès est un processus et une nécessité. Il est par conséquent impératif de remuer souvent et profondément la société, pour lui imprimer une marche en avant. On y parvient plus aisément grâce au concours de la volonté et de l’adhésion populaires. Pour les obtenir, il faut au peuple de la liberté et de l’éducation.
Le peuple togolais n’a connu jusqu’à présent que des régimes autoritaire, faible ou illégitime. S’il procède par des efforts momentanés et des impulsions soudaines pour se libérer des jougs de la servitude et de la pauvreté, il n’a pas encore réussi à prendre son destin en main. Mais cette sorte d’instinct indéfinissable de la patrie, qui le caractérise, lui assure la stabilité politique, malgré le tarissement de la source des vertus publiques en son sein. L’impulsion conservatrice, qui lui donne le goût de résister et le besoin de changement, suffit à susciter le dévouement de notre parti, le PRR. Par contre, ceux, qui cherchent à le maintenir dans les ténèbres de l’ignorance et de la misère, doivent savoir qu’on ne rencontre jamais, quoi qu’on fasse, de véritable progrès et d’union entre les hommes que dans le concours libre des volontés. Il dépend et il dépendra du projet et de la vision du PRR de ranimer la flamme de l’espérance et le goût de vivre des togolais. Il dépendra du PRR de réveiller et de diriger l’instinct de la patrie de notre peuple et l’espoir dans notre avenir. Le  peuple togolais n’est ni meilleur ni pire que les autres peuples. Cependant, Il est capable de réaliser ce que les européens, les asiatiques et les américains ont su faire. Grâce à la divine providence, il vit et espère construire de nouvelles réalités. Il doit donc marcher sur les traces, adopter les principes et les valeurs et utiliser les recettes des peuples qui prospèrent dans le monde. Il ne doit rien attendre des autres mais tout entreprendre lui-même. C’est ce que lui propose le PRR. Parce que nous savons que le principe divin vit en nous.
C’est lui qui dirige et gouverne nos pensées et notre destin. C’est lui, toujours, qui renouvelle les fils du Togo et inspire nos choix les plus éclairés et les plus
sublimes. Nous n’avons pas à écouter les plus médiocres et les incapables parmi nous. Il est dit que nous aurons selon ce que nous demanderons et ferons.
D’ailleurs, Il n’y a pas de plus belle entreprise que celle qui se rapporte au salut de la patrie et au bonheur du peuple. C’est pourquoi, le PRR propose aux togolais le renouveau et la rédemption. Il propose de changer nos habitudes négatives et nos mauvaises mœurs que la colonisation, des traditions et le monopartisme ont installées dans le pays. Le salut ou la rédemption du peuple est indispensable. Il servira pour le recommencement, la réalisation du bonheur et la cohésion nationale. La corruption au sein de la nation, les appétits sans frein pour le bien matériel et sans un minimum de moralité et de solidarité, la perfidie et les inepties de la classe politique sont néfastes à notre destin. Notre peuple ne continuera pas à accepter sans réagir contre les iniquités, les injustices et la gabegie du pouvoir. Il choisira ce qui est juste et la vérité.
 
Le Pouvoir
 
Toutes les sociétés, pour subsister et progresser, sont contraintes de se soumettre à une certaine somme d’autorité, sans laquelle elles tombent en anarchie. C’est la raison d’être du pouvoir en place. Mais il est bon de savoir qu’en ôtant à la société le droit ou la faculté d’exprimer librement et souverainement le choix de l’autorité, on l’affaiblit et le pouvoir lui-même est affaibli dans son principe. Si on dépouille la société de ses droits, on paralyse ses efforts. Mais chez les peuples, qui ont le goût mûr et réfléchi pour la liberté, il est difficile de les soumettre longtemps. Par conséquent, nul n’a le droit d’attaquer le pouvoir du peuple dans son principe et de lui contester sa souveraineté. La force, qui s’y exerce, est illégitime et arbitraire. Le pouvoir, qui en découle, ne peut naturellement être accepté ni être respecté. Il ne peut être confondu substantiellement avec la nation. L’appareil de l’Etat qu’il contrôle, dont il tire les jouissances, avec lequel il s’attache des serviteurs et des profiteurs, ne peut créer une disposition générale à l’obéissance et conduire à la création de la prospérité. C’est le peuple qui travaille et qui permet à l’Etat, donc au pouvoir d’en tirer ses ressources. En plus, si les serviles serviteurs du pouvoir arbitraire et les profiteurs détournent les ressources du travail du peuple à leur seul profit alors règnent la misère et l’incivisme.
La vertu conquérante est aussi liée au pouvoir que la virulence au bacille. Le pouvoir illégitime, qui a sa source dans le crime et les violences, est un bacille. Il ronge forcément le corps de la société et conduit à la dépression économique et à l’immoralité. Il impose à la société une phase d’engourdissement. Il devient alors urgent et impératif de restaurer la volonté populaire, pour que la société retrouve de la vigueur. Ce sont les idées qui président à la transformation de la communauté nationale. Elles doivent animer des puissances sociales et des hommes, pour leur permettre de se défendre contre le pouvoir arbitraire, opposer leurs droits aux siens et lui imposer des règles de comportement moral. Les idées sont reines. Mais elles ne s’accréditent que mises au service des intérêts et des instincts généraux. Quand elles sont partagées par la majorité de la population, elles prennent racines, deviennent une force au prix d’un étonnant processus de gradation, jusqu’à la matérialisation et à leur triomphe.
L’agenda du PRR, conçu pour fonder la prospérité du Togo, est une force contre les servitudes de la pauvreté, de l’ignorance, du népotisme et de l’incurie des clercs. Il est une vocation de rempart contre la supercherie, l’incapacité et la volonté aveugle du pouvoir et des clercs qui le soutiennent.
 
La trahison des clercs.
 
Les clercs sont des intellectuels, des politiciens et des individus, qui inspirent, suggèrent, commandent et agissent pour le compte du pouvoir politique et du pouvoir d’argent. On les appelle aussi des élites et des sous-élites. Quand ils sont des patriotes et des honnêtes citoyens, pour la plupart, alors l’Etat fonctionne bien et la société est libre et prospère. Mais quand ils sont comme des avoués véreux de la nation, alors la société est opprimée et en souffrance. Le peuple togolais, généreux et infortuné, est malheureusement victime des clercs à l’esprit étroit et infatué. Ils ont trahi notre peuple au profit d’intérêts particuliers et pratiques. Ils ont le mépris de toute injonction morale et la considère comme une insulte. Ils n’ont aucun sens de la justice ni aucun diktat de la bonne conscience. Ils ont aidé à l’instauration du despotisme au Togo et cautionne aujourd’hui une dynastie obscure. L’accord politique global dont ils se prévalent est une véritable forfaiture.
Après les hold-up électoraux de 1998 et 2003, les clercs se sont retrouvés pour signer ce qu’ils appellent l’accord cadre de Lomé. Puis il y a eu la tragédie et le grand déshonneur de 2005, dont le monde entier a été le témoin.. Sans aucun scrupule et au mépris des règles élémentaires de la démocratie, ils se sont prévalus ensemble de leur accord cadre de Lomé, pour écarter des discussions aboutissant à l’accord politique globale le PRR et les autres candidats aux élections présidentielles de 2003 et 2005. Décidément, la démocratie n’a rien à voir dans leur combat politique et c’est pourquoi leurs rivalités ont été meurtrières et ruineuses pour le pays. Ils se retrouvent en coterie pour partager le pouvoir confisqué au peuple. Les querelles, qui les agitent dans leur coalition anti-démocratique et prévaricatrice, ne sont que des luttes d’intérêts particuliers et partisans. La constance des héritiers du despotisme dans le crime ne surprend pas. Mais nous sommes choqués par la lamentable capitulation de ceux qui se proclamaient des opposants et des démocrates. Les masques sont tombés. Mais, le simulacre de pouvoir, dont ils jouissent, n’arrivera jamais à leur procurer le consentement de la nation.
Au PRR, nous nous demandons par quelle abdication de leur propre honneur, par quelle aliénation de leurs propres consciences ont-ils déserté la cause sacrée de la liberté et du bonheur de notre peuple ?  Après cet abandon de leur réputation et leur impuissance à agir contre les fléaux de la pauvreté et du chômage massif de nos jeunes, le sceau est mis à leur prétention de diriger le pays. Ils doivent aussi savoir qu’il n’est pas facile d’avoir raison du Togo et des togolais, même abaissé et même humiliés. La grande force d’impulsion que le PRR représente finira par exalter les énergies. Elle est l’espérance contre les intrigues et les inepties des forces rétrogrades, qui ont confisqué le pouvoir et se le partagent. La profonde blessure, les mutilations et la défiance de notre peuple resteront comme une page sombre de notre histoire. Les clercs, qui ont trahi le peuple togolais, doivent savoir qu’on ne fonde aucun droit sur l’injustice et la fourberie. Le combat du PRR est avant tout de rendre à notre peuple sa libre disposition et le règne de sa souveraineté, la prospérité et sa dignité. C’est ce combat qui console la conscience du peuple dans le triste drame qu’il a vécu et vit. On sent déjà le frémissement de la force du peuple en soutien au combat du PRR. Elle sera la grande libératrice et la grande unificatrice du Togo. Le projet du PRR est l’affirmation d’un idéal de bonheur et de liberté pour les togolais et de grandeur pour le Togo.
Nous sommes irrévocablement décidés à le réaliser. Nul ne pourra le faire avorter. Nous n’attendons que le décret de la divine providence et la caution de la volonté populaire.
 
 
Nicolas LAWSON
Président du PRR
Ancien candidat à la
Présidence de la République.
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31 juillet 2007 2 31 /07 /juillet /2007 19:58
CONFERENCE DE PRESSE
                                                                                     du 31 Juillet 2007

Le destin national, la République et l’autorité de l’Etat

Le destin national

C’est par certains mouvements élémentaires de leur instinct national que les peuples agissent sur l’histoire. Les héritiers du défunt Président Eyadema doivent comprendre cela. Les soubresauts politiques du passé n’ont pas réussi à emporter le régime, instauré depuis plus de 40 ans, parce qu’ils n’étaient pas portés par le principe suprême de la liberté. Les échecs étaient inévitables, à cause des hommes qui incarnaient l’opposition. Ils n’avaient pas de stratégie ni de la baraka. Ils sont passés du compromis à la compromission. Mais désormais les yeux du peuple sont dessillés. Alors, devant cette espèce d’imposture généralisée de la classe politique, qui est comme un cancer et qui a fini par déstructurer notre société et l’a faite régresser de plusieurs décennies, tout esprit libre et tout patriote ne peut rester silencieux et inactif. Il doit dire la vérité et agir.
Par ailleurs, tout homme sait que pour reconstruire un pays en dégénérescence avancée, il faut restaurer les valeurs morales, la justice sociale et mobiliser toutes les énergies. Cela est valable pour tous les pays et le nôtre aussi. C’est pourquoi, l’instauration de la dynastie dans notre pays, après un long règne despotique, avec des complicités intérieures et extérieures, est dangereuse pour notre peuple et une perversion de notre destin. Le Togo ne peut pas et ne doit être la propriété d’aucune famille. Le partage du pouvoir, des biens de l’Etat et des postes représentatifs et juteux de l’Etat par les fils du défunt Président Eyadema est un véritable scandale. On comprendrait s’ils étaient plus intelligents et plus capables que d’autres. On comprendrait si leur défunt père n’avait pas laissé le pays ruiné et divisé.
Ayant accédé au pouvoir par la fraude, les armes, dans le sang et les larmes, ils ne doivent pas croire que la compromission des leaders de l’opposition traditionnelle et la défervescence de la tension sociale dans le pays est un passeport pour le népotisme. Le destin du Togo ne saurait être confondu avec celui d’une quelconque famille. Les unes et les autres doivent savoir que notre peuple ne continuera pas à se complaire passivement dans les chaînes de l’arbitraire et de la déprédation des biens publics.
La société féodale que le régime et ses affidés nous imposent est aux antipodes de la société moderne, qui est le rêve des togolais. C’est une anomalie monstrueuse qu’un peuple aussi intelligent que le peuple togolais soit l’otage des hommeaux et des plus femelins de la nation. Il a été trompé par les tartuffes politiques de l’opposition traditionnelle en qui il avait confiance. Mais notre destin n’est pas la servitude perpétuelle à une famille ou à une autre. Nous devons retrouver notre fierté d’hommes libres, notre dignité, refuser de souffrir dans la misère, des cruautés, des lâchetés, des pilleries et des paillardises de nos hommes politiques. Le monde avance mais le Togo recule. Nous dénonçons les hommes politiques et les intellectuels complices de la tyrannie et du mal endémique de la pauvreté, qui nous ravalent à la condition animale. Après presque un demi siècle de pseudo-indépendance et à l’ère de la modernité et de la prodigieuse avancée technologique, nous sommes contraints de vivre dans l’obscurité, avec des bougies ou des lampes pour nous éclairer. Quel tragique destin ?
L’amour de la liberté et de la patrie porte à son acmé l’indignation de notre parti face au malheur de notre peuple. Nous lançons un appel patriotique aux togolais de l’intérieur et de la diaspora. Nous leur demandons de se remobiliser pour lutter contre le népotisme régnant, la prévarication du pouvoir, la médiocrité généralisée, la dégradation des mœurs et de notre environnement. Il y a une invincible nécessité des lois qui régissent la nature humaine. Le régime instauré depuis quatre décennies ne peut plus s’arrêter dans ses voies funestes à notre destin. Nous devons lui opposer le souffle de la liberté. Nous avons été persécutés, nous sommes tourmentés, mais nous ne devons jamais être vaincus. Toute grande cause pour triompher exige de grands sacrifices. Ceux de nos martyrs, de nos exilés, des souffrances physiques et morales de nos frères et sœurs ne doivent pas être vains. Prenons courage et l’avenir ne nous faillira pas. Le projet de société du PRR sera la fondation du Togo moderne. Il a été conçu avec cette probité intellectuelle, cette exigence de rigueur et le savoir accumulé par le Président du parti pendant ses nombreuses pérégrinations. Le Togo sera grand si nous le voulons. C’est la volonté du PRR. Comme le feu d’une petite étincelle devient grand et toujours se renforce, plus vous nous rejoindrez, plus nous serons nombreux pour vaincre la tyrannie, le népotisme et l’obscure dynastie en marche.
 
La République
 
Un pays, dans lequel règne le népotisme, n’est pas digne d’être appelé une République. Un pays, dans lequel la succession se fait par la fraude, dans la violence, le sang et les larmes, n’est pas une démocratie. Qu’importe ce que pensent et disent les esprits complaisants et les complices de la supercherie du pouvoir au Togo, nous éprouvons un dégoût marqué pour ce qui se passe dans notre pays. Les crimes commis outragent la nature et les lois de la démocratie. La succession dynastique et les forfaits épouvantables, qui l’accompagnent, sont inacceptables. Le torrent funeste de la dépravation est creusé depuis longtemps. Il est difficile pour les auteurs et leurs complices de se tirer des gouffres qu’il laisse sur son passage. Ceux, qui ont ouvert le précipice et ceux qui y tombent, sont tous coupables. Le plus ridicule et le plus tragique est que certains se font décorer comme on charge les mulets de reliques. Ils se croient grands, respectables et importants. Ils succombent à toutes les tentations, se compromettent et oublient le peuple et leur dignité. La République, c’est le peuple et non un parti et ses thuriféraires. Nous ne ferons pas grâce à ces hommes fortuitement rassemblés, à ces tubérosités éparses çà et là sur le corps languissant de la société, en les prenant pour des démocrates ou des républicains. Leur oisiveté, leur impuissance à trouver des solutions aux maux de la société et leur parasitisme sont comme le cancer qui mine notre société.
Le PRR entend rassembler tous les hommes et les femmes capables de mener le peuple dans la glorieuse entreprise de restauration de sa dignité et de la République. Notre patrie est trahie par sa classe politique. Ceux, qui violent la volonté populaire et reçoivent des ordres de l’étranger, ne sont pas dignes de nous diriger. Nous devons rompre le joug odieux qu’ils nous font subir. Il y a urgence. Il nous faut faire régner la liberté, la justice sociale et le meilleur ordre possible. Nous n’y parviendrons que par la restauration rigide des principes. Dans cette Afrique infortunée, le peuple togolais a vécu esclave et vit la plus avilissante humiliation et la plus insolente misère. Il est livré à des anthropophages plus ou moins adroits, sert de jouet et de pâture à des ambitieux sans scrupule. Le moment est venu de refonder la République, ce grand hospice ouvert à la liberté et au bonheur de tous. Les jours de la restitution sont arrivés. Le chaos sous le nom de la politique, qui règne dans le pays, doit cesser. Tout doit rentrer dans l’ordre et des hommes nouveaux doivent prendre la direction du pays. La sainte entreprise du PRR est de mettre un terme aux dissensions civiles, à la misère publique et pour restaurer l’autorité et le prestige de l’Etat.
 
 
L’Autorité de l’Etat
 
Les patriotes ont tous la sensation douloureuse de l’absence de l’autorité de l’Etat dans notre pays. Le pouvoir arbitraire et illégitime en place a consacré l’immoralité, l’incivisme, l’injustice et a déstructuré la société. En violant la constitution de 1992, le régime et l’assemblée nationale actuelle ont été coupables de lèse-majesté populaire. En conséquence, tous les pouvoirs émanant de leurs actes sont illégitimes. Ils ne peuvent donc recevoir l’assentiment populaire. Après avoir usurpé le pouvoir, ils le partagent avec leurs complices et font languir le peuple dans la souffrance et la misère la plus abjecte, en le privant aussi du confort de l’électricité, des salaires de son travail et de sa retraite. Les intrigants et les tyranneaux subalternes apprennent au peuple à tricher, à frauder, à mentir et à tuer. Ils mettent des oppositions au développement des énergies créatrices, à l’inspiration des bons principes et des idées régénératrices. Ils sacrifient tout à la gloriole de paraître et rien à l’avantage d’être et de faire réellement. Nous souffrons tous, militaires et civils, du sud et du nord, de leur forfaiture. Cela finira par détromper tous ceux dont ils se servent pour leur jouissance, par des caresses insidieuses de régionalisme et de tribalisme, et les prémunir contre eux.
Le PRR offre les leviers les plus puissants au peuple pour élever son âme et son courage. C’est le partage de la Foi, du savoir, de la vérité et du courage. Au PRR, nous avons confiance dans l’avenir du Togo. Nous sommes convaincus qu’en restaurant la volonté populaire, nous restaurerons l’autorité de l’Etat pour le redressement économique, sociale et morale du pays. Que Dieu nous assiste.
 
Nicolas LAWSON
Président du PRR
Ancien candidat à la
         Présidence de la République

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15 juillet 2007 7 15 /07 /juillet /2007 18:22
POUR LES PATRIOTES
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Il faut une longue étude et de diverses notions pour se faire une idée exacte du caractère d’un homme. Or un peuple ne trouve pas souvent le temps et les moyens de se livrer à ce travail. Il lui faut toujours juger à la hâte et s’attacher au plus saillant des faits. De là vient que très souvent des charlatans et des démagogues de tous genres savent si bien le secret de le duper et de lui plaire ; tandis que ses véritables amis y échouent fréquemment.
Ainsi au Togo des imposteurs égarent notre peuple depuis des décennies et se livrent à des luttes intestines, qui ont fini par ruiner le pays et le rendre plus misérable qu’il y a cinquante ans. Les uns et les autres ont depuis écarté les vrais amis du peuple et se cooptent comme ses leaders, au mépris de la morale et des règles démocratiques. Ils se choisissent mutuellement et se reconnaissent des affinités.
Le pouvoir en place a choisi son opposant historique et ses opposants d’opérette. Il fait leur propagande à travers les médias nationaux et internationaux. Lors de l’élection présidentielle de 2003, il m’a attribué un score ridicule de 0,26%, parce que je l’ai défié dans le nord du pays, qu’il considère abusivement comme son fief. Malgré les évidences et la fraude massive, ce résultat sert de référence pour tous ceux qui jouent ou soutiennent la tragi-comédie à la togolaise. Mais le peuple, qui sort progressivement de 40 ans d’aliénation, de despotisme et de crétinisation, sait à quoi s’en tenir et veut sincèrement le bien de l’Etat, son propre bonheur et sa liberté. Son instinct ne manque pas de lui désigner ceux qu’un même désir anime et qui sont capables d’assumer son vrai destin. C’est la raison de l’espérance.
Mais aujourd’hui, l’Etat togolais est à la dérive, sans consistance et sans autorité. Les périls extrêmes nous menacent. Les échecs et les malheurs subis troublent les esprits et les poussent à éprouver de la lassitude et de l’aigreur. Je leur demande de se remobiliser et de surmonter leurs ressentiments et amertume. La crise, que nous traversons, ne doit pas achever d’abattre notre nation. Notre peuple doit désormais s’élever bien au-dessus de son niveau habituel. Il faut qu’apparaissent les grands caractères et les hommes de vertus que cachaient la dictature, les opposants de cirque et les passions envieuses.
Le PRR appelle tous les patriotes à le rejoindre pour engager l’œuvre de restauration de la volonté populaire, de redressement de la nation humiliée et de l’économie sinistrée. Il s’agit de construire une nouvelle nation et de lui donner une place de choix dans le monde. Nous devons pour y parvenir vivifier les principes de moralité et de liberté. Seuls les talents authentiques et les hommes de vertus peuvent permettre à la puissance publique d’agir pour la reconstruction nationale.
Notre pays ne doit plus servir de terrain d’expérimentation à des apprentis sorciers dont des étrangers malveillants et sans scrupule. Nous ne devons plus admettre que le pouvoir soit l’apanage d’un héritage familial ou de mercenaires. Le PRR a un projet de société, qu’il a souhaité ambitieux pour le pays. Il est considéré comme une utopie par tous les médiocres et les valets de la dépendance. Mais c’est conscient des ressources naturelles et humaines du Togo que le projet a été élaboré. Par le travail avec ardeur et intelligence, dans l’ordre et la discipline, nous parviendrons à faire mieux que l’ambition de notre agenda de l’avenir.
Le pouvoir en place n’a aucune légitimité. Les élections passées ne conduisent pas non plus à des droits, dans la mesure où des votes d’une population asservie, craintive et sans informations objectives sur les candidats ne sont pas valables. C’est maintenant que les choses sérieuses peuvent commencer. Notre mobilisation doit permettre dorénavant un débat d’idées, ouvert et sans a priori ni exclusive. L’apragmatisme des leaders traditionnels a conduit à la confusion actuelle. Tout entier dans les langes du berceau de son indépendance et de sa volonté confisquées, notre peuple n’a pas encore eu l’occasion d’exprimer son vrai génie. Le caractère national s’est plutôt nourri de préjugés et de passions divergentes. Les mœurs régnantes dans le pays, les travers des hommes politiques, l’incohérence des opinions rencontrées çà et là, dans le pays et dans la diaspora, sont des fragments de chaînes brisées d’une société sans cohésion. Une force inconnue semble entraîner la société vers un destin tragique. Le PRR propose une refondation de notre nation. L’ignorance et l’orgueil l’ont environnée de fables derrière lesquelles se cache la vérité. La providence met à présent à notre portée un flambeau qui manquait à nos aînés. Il s’agit de la vulgarisation des moyens de l’information, des technologies nouvelles et de la pérégrination massive de notre peuple. Elle nous permet de discerner des faits que l’obscurité de l’isolement de la dictature nous dérobait. Saisissons cette chance pour bâtir notre société sur des fondements nouveaux, débarrassée de nos implacables préjugés, de nos passions irraisonnées et de nos vices.
Nous devons nous souvenir que nous ne sommes pas indépendants économiquement et donc pas politiquement non plus. Des pays plus petits que le nôtre, comme la Suisse et le Singapour, le sont. Nous devons œuvrer résolument pour produire de la richesse, pour y parvenir et élever notre peuple à la dignité humaine. C’est la seule ambition de Nicolas LAWSON et du PRR.  
 
Nicolas LAWSON
Président du PRR

 

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