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18 janvier 2017 3 18 /01 /janvier /2017 20:03

          

Monsieur le président, Bonjour,

D’abord dites-nous pourquoi le PRR n’est plus tellement actif dans les grands rendez-vous ou sur les plus gros sujets politiques du pays ?

A toutes les élections auxquelles le PRR a pris part, nous avons été sournoisement calomniés par les pseudo-opposants et nos suffrages ont été volés par les resquilleurs du pouvoir.  Par ailleurs, le niveau du débat politique est désespérément médiocre et les agitations politiciennes si déstabilisatrices et crétinisantes. Alors, le PRR, qui n’est pas un parti de trouble et d’agiotage mais un mouvement de conscientisation et de propositions, a pris du recul pour se placer  en dehors du marécage fangeux créé par les micmacs des professionnels de la turbulence permanente. En tant que  journaliste, comment pouvez-vous dire que le PRR est absent sur les gros sujets politiques du pays ? Quand la classe politique, dans son ensemble, méprise notre constitution en refusant de mettre en place le Conseil Economique et Social et le Sénat, tandis que le PRR en parle vainement, comment pouvez-vous affirmer que notre mouvement est absent sur les gros sujets politiques du pays ? Nous détestons la démagogie et le délayage de l’esprit. Ce n’est pas en marchant vainement et tristement sous le chaud soleil et en faisant humer les poussières d’argile et de charbon aux manifestants qu’on obtient les changements. Ce n’est pas en ressassant les mêmes slogans de demande de réformes constitutionnelles et institutionnelles ou de décentralisation  que l’on est utile ou que l’on est considéré comme abordant les gros sujets politiques du pays. Le travail effectué au CPDC rénové est remis au pouvoir et rien ne peut être mieux élaboré sans le PRR. Les faits sont têtus et le temps fera justice et donnera raison au PRR.

Vos collègues de l’opposition sont souvent dans les fronts, coalitions, collectifs, etc. mais le PRR ne s’est jamais associé à ces démarches. Monsieur le président, pourquoi votre parti veut toujours faire cavalier seul ?

Fronts, Coalitions, Collectifs, etc ; sont synonymes au Togo d’échec, de trahison, de diversion, de division, de perversité et de tragédie. Comment voulez-vous que le PRR s’associe à de telles démarches obstinées dans les revers et finissant par des drames ? Nous n’avons pas le droit d’accepter d’être condamnés à des déclamations creuses et à des attentes stériles. Le PRR est le rempart contre ces aveuglements et ces égarements. Nous sommes la véritable avant-garde pour le triomphe de la démocratie, des libertés, de la vérité et de la justice au Togo. Ne vaut-il pas mieux être seul que d’être mal accompagné comme le dit l’adage populaire ? Beaucoup de nos compatriotes se trompent sur nous. Nous sommes de l’âme du peuple togolais et nous œuvrons pour réaliser le rêve des fondateurs du Togo moderne, qui est de faire de notre patrie l’Or de l’humanité. En 2013 et en 2015, nous n’avons pas participé aux élections pour laisser la coalition et le Collectif se fourvoyer et se dévoyer. Ils ont été les larrons de leur propre turpitude et ils ont démontré qu’ils ne peuvent et ne pourront rien contre le régime fraudeur et impudent. Vous voyez le résultat de leurs groupes à l’Assemblée nationale et dans le pays ? Impuissance et turlututu du pouvoir ! Il faut donc être masochiste pour soutenir un tel dérèglement. Ce sont 26 ans de fiasco et de malheurs pour la masse du peuple. Il est temps d’arrêter cette perversité tragi-comique.

Vous étiez au CPDC, aujourd’hui il y a le HCRRUN avec la nomination récente des membres d’une commission pour encore réfléchir sur les réformes politiques, institutionnelles et constitutionnelles. Qu’est-ce que tout cela vous dit, M. Lawson ?

Il faut voir dans ces dilatoires, ces diversions et dans ces sinistres manœuvres le tragique destin  qui pèse sur le Chef de l’Etat actuel. Il voit bien la droite voie mais il préfère s’engager dans le chemin qui mène à l’abîme. Il peut accuser une minorité criminelle mais ses responsabilités sont désormais lourdes. La gouvernance du pays est un désastre. Elle est néfaste au pays, pour sa prospérité et pour son repos intérieur. Le Chef de l’Etat a parlé de paix mais c’est une paix factice dont il s’agit. C’est-à-dire le calme avant la tempête. Les ressentiments, les frustrations et même les haines de nos frères et sœurs dans l’indigence sont réels. Dans nos cœurs et dans nos esprits, le temps est orageux et les nuages sont chargés de tempête et d’électricité. Ils nous fatiguent, nous énervent et finiront par se décharger. Que le Chef de l’Etat sache que quand un peuple veut résolument une chose, il y a une grande espérance que cette chose soit. Le peuple togolais mettra sûrement un terme plus tôt que tard à la gouvernance corrompue et dégénérée  actuelle.

Quatre (04) ans après les incendies de Lomé et de Kara, les coupables courent toujours, certains togolais sont arrêtés et inculpés, mais jamais de procès. En tant président d’un parti politique, que doit-on faire aujourd’hui ?

Ce sont les longues suites d’injustices et de forfaits en tous genres qui provoquent les révolutions. Avons-nous le droit de nous insurger contre les forfaitures accomplies par la minorité ? Avons-nous le droit d’en faire des motifs de vifs ressentiments, des prétextes de défiance et de haine ? Je dis oui et mille fois oui. Ce sont des crimes odieux qui font peser  sur notre nation des malaises qui vont être funestes aux gouvernants actuels. Nous sommes indignés  et la majorité de notre peuple se pose la question de savoir pourquoi le Chef de l’Etat laisse se développer dans le pays cet état de jungle, barbare, qui est indigne de nous et de la civilisation et qui fait la honte des patriotes et de nos frères de la diaspora. Le temps est proche où nous devons nous mobiliser et avec la force irrésistible du peuple, nous nous opposerons sans aménité aux desseins criminels de cette minorité de délinquants, qui s’accapare des ressources nationales et qui prolétarise la masse du peuple.

Mr Nicolas Lawson, que perd économiquement le Togo, 4 ans après ces malheureux incendies ?

Il faut que la minorité, qui ruine notre pays, amène des étrangers pour nous humilier et nous exploiter et affame nos frères et sœurs, sache que c’est du consentement du peuple que naît le véritable pouvoir. Ce consentement doit être pur de toute espèce de violence. Il est la seule source légitime de l’autorité. C’est le principe fondamental que nous voulons que le gouvernement du Togo respecte et fasse prévaloir. Les incendies criminels de nos deux principaux marchés de Lomé et de Kara sont des événements en dehors de toutes les prévisions humaines. Ce crime restera dans notre histoire  comme une autre page sombre et un sommet de l’esprit de débilité. Les pertes économiques ne sont rien comparées à l’opprobre de  l’immoralité et de l’inhumanité des auteurs et de ceux qui les protègent. Instruite de plus en plus par la rude leçon des malheurs et des trahisons de pseudo-opposants, la majorité de notre peuple va devoir vouer tout son effort à son propre engagement pour renouveler sa confiance et rebâtir une nouvelle espérance.

Concernant les victimes des violences politiques de 1958 à 2005, le gouvernement veut sortir 2 milliards de francs CFA pour leur accompagnement ou réparations financières. Votre appréciation ?

Si le gouvernement actuel avait fait quelque chose de juste  et social  ou d’humanitaire, alors tous les amis du droit et de la justice applaudiraient. Pourquoi avoir créé la CVJR ? Pourquoi créer ensuite le HCRRUN avec des membres  dont nous connaissons les mœurs et la probité ? Puis mettre à la disposition du HCRRUN une enveloppe financière de 2 Milliards de FCFA comme accompagnement et pour des réparations financières ? Quelle fourberie et quelle moquerie ! Tous les actes de ce gouvernement liberticide et populicide sont destinés à envenimer les plaies et à empoisonner les cœurs et les esprits. Dieu entend nos récriminations, qui doivent être de plus en plus implacables. Les mécontentements sont sourds chez la plupart des togolais mais les souhaits et les volontés sont arrêtés. Nous voulons un changement radical dans la gouvernance de notre pays. La gouvernance actuelle est un monstrueux attentat contre l’unité de la nation et le bien-être de million de nos compatriotes. La mission du PRR est de tout faire pour que le Togo tienne sa place en Afrique par la grandeur d’esprit de ses enfants, par une prépondérance morale et par son génie d’émancipation et de créativité. Que Dieu nous inspire, nous assiste et nous protège.

Je vous remercie

 

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2 janvier 2017 1 02 /01 /janvier /2017 15:01

VŒUX DU PRESIDENT DU PRR AU PEUPLE TOGOLAIS

A l’aurore de cette nouvelle année, je souhaite que ce soit l’amorce d’une nouvelle ère pour notre patrie bien-aimée et pour mes compatriotes. La faillite économique, sociale et morale nous accable et on ne nous respecte plus. Je formule les vœux sincères et ardents que la providence divine nous tire d’affaire afin que les malheurs et les crises que nous vivons depuis 1990 s’achèvent dès cette année 2017. Je sais que le présent n’assure pas l’avenir mais je suis aussi persuadé que c’est ce que les enfants de Dieu lui demandent qu’il leur accorde.

Alors, ensemble avec les patriotes togolais, je demande fermement à Dieu  de nous aider  pour qu’enfin l’intérêt supérieur de notre patrie  trouve son instrument et son répondant en la personne du Chef de l’Etat, de manière qu’il puisse irrémédiablement se débarrasser  de la minorité criminelle qui l’a pris en otage et s’accapare des richesses nationales ou, s’il en est congénitalement incapable, de porter de l’assistance au peuple togolais afin que nous entreprenions l’indispensable révolution d’assainissement des mœurs publiques et de redressement national.

Pour que le Togo reprenne et garde de façon durable un rang, son unité et connaisse un franc décollage économique et social, la gouvernance actuelle doit changer fondamentalement et irrévocablement. L’Etat ne doit plus être la proie de cette minorité de dépravés et de jouisseurs ni de celle des fractions multiples, divergentes et dévorantes, qui l’ont abaissé  et paralysé depuis l’avènement démocratique. Contrairement à ce que Barack Obama avait déclaré, le Général De Gaulle avait affirmé, à juste titre et sans ambages, qu’en aucun temps et dans aucun domaine, ce que l’infirmité du Chef a, en soi, d’irrémédiable ne saurait être compensé par la valeur de l’institution. Le succès n’est possible que si le talent trouve son instrument et rien n’est pire qu’un système tel que la qualité s’y consume dans l’impuissance et dans la corruption.

En raison de l’histoire de notre pays et des circonstances du présent, nous devons sans délai exiger l’arrêt de l’instinct d’avidité et de prévarication, qui tient en haleine la minorité qui régente le pays. Nous demandons aux politiciens de mettre un terme à leurs divisions funestes, qui se conjuguent et se renforcent de plus en plus. Nous voyons que de tous leurs fiefs, ils dressent des obstacles sur le chemin d’un changement positif et de l’édification d’une société paisible et unie. Leurs harcèlements continuels les uns des autres, le déchainement de leurs campagnes de dénigrements les uns contre les autres deviennent une sorte de conjuration contre les intérêts du peuple togolais et la stabilité politique de notre pays. Ils sont bardés de prétentions et d’exigences proportionnées à leurs ambitions personnelles. Actuellement, avec leurs discrédits et l’humiliation qu’ils subissent de la part du pouvoir, ils sont de plus en plus verbeux pour exploiter les frustrations des clientèles électorales et la propension à la division de notre peuple.

Je souhaite que le peuple togolais, qui est trahi et déçu par les luttes meurtrières et de cirque des politiciens, se prépare pour la grande mobilisation en vue de prendre en main son destin. Je souhaite surtout que notre jeunesse se réveille et répande autour d’elle la contagion de l’ardeur, de l’espérance et du changement. Je veux qu’après 26 ans d’égarement tragique et d’épreuves subies par notre nation, elle mesure mieux que ma génération ce qu’il y’ a de précieux dans sa réserve de forces d’où eux-mêmes et leurs enfants vont puiser pour se renouveler. C’est d’un renouveau dont le Togo a besoin. Alors ! Jeunes togolais, de quel cachet marquerez-vous votre temps ?  Sachez que le sens et le caractère d’une époque procèdent d’abord de ses tendances morales et spirituelles et non des conditions matérielles des uns et des autres. Vous devez avoir la passion pour un idéal. Votre génération ne doit plus tout attendre d’une classe politique en sénescence et stérile. Vous devez apporter et ajouter à ce que ma génération a réalisé non seulement vos rêves et aspirations mais surtout  beaucoup de courage et de résolution. Cherchez d’où souffle l’esprit de ce 21è siècle.

Je souhaite que le désir de vous élever, de réussir et de posséder vous donne aussi le goût de l’effort et de la solidarité. L’avenir de notre pays dépend maintenant principalement de vous. Dans ce monde si dur et si déstabilisé, pour les grandes tâches collectives, l’énergie et les aptitudes ne vous suffiront plus, il vous faudra du dévouement et de l’imagination créatrice. J’ai été depuis 1976 de toutes les luttes pour l’émancipation de notre peuple et pour la démocratisation de notre société. Il m’a fallu la vertu de sacrifier au but commun ma santé, mes plaisirs, ma tranquillité, le bonheur de ma famille et même mon honneur. Mais j’ai encore beaucoup de dons à offrir à notre patrie et à vous. C’est ce qui justifie encore ma présence dans le microcosme politique. Il vous faut donc, non de l’effacement ou de l’impudence, mais de l’abnégation de vos personnes et du discernement. Parce que la réussite et la force d’un ensemble exigent que chacun s’absorbe dans l’harmonie du tout. Il y va ainsi d’une famille, d’une armée et d’un peuple.

Jeunes togolais, le moment est venu de changer notre mentalité pour rebâtir notre patrie différemment. C’est un grand devoir, qui prend un sens immédiat et impérieux. Ce devoir est devenu le vôtre. Aussi, pour ce pays merveilleux, votre force et votre sagesse sont indispensables pour honorer la promesse et le rêve de nos devanciers, c’est-à-dire faire du Togo l’Or de l’humanité. Votre mission n’est point uniquement de partager les fonctions de l’Etat, d’en exercer les attributs mais de lui donner une vie florissante et de faire du Togo une grande nation prospère, unie, stable et paisible. Vous aurez à créer et à nourrir un esprit public nouveau, c’est-à-dire la subordination volontaire de chacun à l’intérêt général, condition sine qua non de l’autorité des dirigeants, de la véritable justice, de l’ordre, de la conscience professionnelle et de la paix.

Jeunes togolais, votre œuvre doit être féconde. C’est pourquoi, il va falloir engager en priorité les réformes de l’éducation nationale puis les réformes territoriales, les réformes sociales et de la santé et couronner l’ensemble par un référendum pour doter notre patrie d’une nouvelle constitution. La jeunesse togolaise, qui doit sortir demain de nos écoles, lycées et universités, doit être bien préparée pour assumer avec efficacité et conscience nationale sa tâche. Elle ne devra pas marcher dans les traces de ma génération et surtout pas dans celles des dirigeants actuels du pays, qui ont institutionnalisé les injustices sociales, la corruption, l’impunité, le crime de sang et des vices de toutes sortes.

Au PRR, nous concevons la politique comme un art et un service, non point comme une exploitation de nos compatriotes et pour un enrichissement personnel. Ce sont donc des actions pour des idéaux à travers des réalités. Nos projets ne sont pas pour la gloriole ou de vaines utopies. Ce sont nos rêves fondés sur nos savoirs, nos talents et sur notre foi en Dieu et en la certitude que tout est possible. Le moment est encore venu où il faut à nouveau rassembler le peuple togolais, non pas dans la contrainte comme cela l’a été hier, mais dans la liberté pour le redressement national. Le rassemblement de notre peuple avait été réalisé avec de terribles souffrances populaires, une implacable contrainte des masses, d’immenses pertes et gaspillages de biens, l’écrasement des libertés publiques et privées et la décimation d’innombrables valeurs humaines. Cependant, nous ne pouvons pas nier des réussites, une certaine autorité et des attraits.

Nous souhaitons et nous devons préserver l’amitié et la coopération entre le Togo et les pays étrangers et les institutions internationales. Mais ayant séparé nos souverainetés par accords, le temps est venu de retrouver notre personnalité, notre dignité et notre indépendance complète. Le Togo doit s’aider désormais lui-même. Nous en avons les moyens en capitaux physiques et humains. Le Togo s’aide lui-même sera la devise d’un gouvernement dirigé par le PRR. Un tel effort national n’exclut pas de recourir à des concours étrangers utiles pour la réalisation de certains de nos objectifs ambitieux de développement national. Soyez convaincus que le PRR sera au rendez-vous de l’histoire. Il aura besoin de tous les togolais, aspirant à un changement positif radical, pour l’édification d’une nouvelle société solidaire, fraternelle, prospère, paisible et unie. Notre gouvernement proposera un nouvel arrangement international pour réformer les statuts de l’UEMOA et le protocole de la CEDEAO. Il s’agira de mettre ces institutions régionales sous le contrôle des peuples de la sous-région et pour servir leurs intérêts.

J’ai confiance dans la destinée du Togo. Ses enfants  de la Diaspora tiennent une torche pour éclairer notre chemin. Ils sont d’un secours inestimable pour l’économie nationale et pour la survie de centaines de milliers de leurs parents au Togo. Que Dieu Tout-puissant les protège et les favorise partout où ils sont dans le monde. Travaillons et prions pour que la République togolaise devienne forte, ordonnée, juste et ouverte. Que notre vie publique n’offre plus ce triste et abominable spectacle des combinaisons, des crises, des injustices sociales graves et de l’abaissement national. Que Dieu protège le Togo et bénisse abondamment ses enfants.

 

Nicolas LAWSON

Président du PRR

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12 décembre 2016 1 12 /12 /décembre /2016 19:53

LETTTRE OUVERTE AUX FORCES DE DEFENSE ET DE SECURITE.

Quand notre pays avait été en instabilité dans le passé, à cause des diverses agressions en provenance du Ghana, vous avez été en première ligne pour jouer le rôle républicain et traditionnel qui vous est dévolu. Notre peuple en avait tragiquement souffert tout comme vos familles. Le destin m’avait d’abord conduit à réconcilier Feu le Président Gnassingbé Eyadema et l’ancien Président Jerry John Rawlings. Puis, j’avais amené Mr John Kuffor à Feu le Président Gnassingbé Eyadema pour en faire des amis. Par la suite, l’élection de ce dernier à la présidence du Ghana avait permis de consolider la paix et l’amitié entre nos deux pays frères. Les agressions avaient cessé et nos forces de défense et de sécurité pouvaient dormir tranquillement. C’était la fin de cet état anxiogène permanent de crainte d’agression extérieure et d’accusation contre les dirigeants ghanéens. Le Togo et le Ghana vivent depuis en bons voisins et dans la paix.

Malheureusement, la crise politique nationale, entretenue par nos politiciens, ne vous laisse pas de répit et conduit certains de nos compatriotes à vous accabler et à vous faire souffrir le discrédit pour votre mission de soumission des forces de défense et sécurité au pouvoir civil. Je vous écris parce que notre société  est actuellement menacée d’une grave faillite économique et se trouve en voie d’explosion sociale. Vos corps respectifs sont les seuls encore bien organisés, disciplinés et unis. Les partis politiques sont minés par de détestables inimitiés. Ils sont traversés par de violents déchirements et des divisions intestines dont la propagation peut faire exploser la cohésion nationale et dynamiter la paix civile. La classe dirigeante elle-même, dont le bagage culturel, intellectuel et éthique, rend inapte à répondre énergiquement aux principaux défis de notre société, ne semble plus capable de lui éviter une issue désastreuse d’effondrement économique, social et moral.

La majorité de notre peuple est livrée aux angoisses de la plus affreuse pauvreté. Elle est en proie aux horreurs de l’indigence. Elle est avilie, méprisée et languit sous le joug de toutes les formes d’iniquité. L’indiscipline, l’immoralité et le désordre prédominent dans toutes les couches sociales. On voit partout des paumés, des traîne-savates, des déshérités, des coquins, des miteux et des besogneux. Des jeunes enfants du Togo mendient dans les rues, se droguent, se saoulent à des sodabis frelatés ou se prostituent. Quel malheur pour le Togo ! Est-ce le chemin du recul de cent ans en arrière ? Quand les amis de la raison, de l’humanité et de la solidarité font des efforts en faveur de notre régénération, ils sont abreuvés d’outrages, excommuniés et forcés à vivre dans le dénuement. Dans le même temps, une minorité incompétente et avide cumule plusieurs postes de l’Etat et s’enrichit abusivement et impunément. Le Chef de l’Etat les appelle la minorité qui s’accapare des richesses nationales. Où sont la morale et la logique ?

Cette minorité  traîne à sa suite la désolation dans le pays, la ruine de l’économie nationale, le désespoir et des morts par toutes les formes de tensions artérielles, nerveuses ou autres. La détresse de nos forces laborieuses et des revendeuses est de plus en plus croissante car elles sont persécutées par l’OTR, qui leur réclame des impôts de plus en plus élevés. La minorité, dans son aveuglement tragique, a transformé nos étudiants en traîne-misère, en crève-la-faim, dénués de tout espoir et de toute dignité. Elle a chassé de notre port les importateurs des pays enclavés, qui trouvent plus compétitifs les ports des autres pays voisins. Quelle infortune et pourquoi ce coup du sort ? Nos voiries et nos services d’hygiène ne fonctionnent plus. Il y’a des décharges d’ordures partout. Les plages, les bords de lagunes, etc, sont transformés en lieux de défécation. Les rues sont devenues des égouts au cœur de notre capitale. Est-ce que cette minorité sait qu’il y a oppression quand un citoyen n’arrive pas à trouver un repas quotidien convenable au moment où un autre nage dans l’abondance et dans la superfluité ?

La minorité est devenue une véritable calamité pour notre pays. Sans vergogne et au mépris de toute morale, le ministre des finances présente un projet de loi de finances pour 2017 dans lequel il prétend consacrer 46,8% aux dépenses sociales sur un montant de 1218,7 Milliards de FCFA. C’est donc un montant de 570,02 Milliards de FCFA qui devrait être consacré à ce que le pouvoir appelle le mandat social. Pourquoi avoir supprimé les allocations de départ à la retraite d’un montant de 25 Milliards de FCFA ? Est-ce de la méchanceté ou une inhumanité congénitale ? Dans un siècle où la communication est à la base de tout progrès, le téléphone au Togo est le plus cher dans notre sous-région et internet est un chemin de croix. Quel sinistre ? Cette engeance a pris notre peuple en otage. Elle sabote notre offre d’assistance et se sert des postes occupés pour faire des affaires et s’enrichir personnellement.

La majorité du peuple togolais est aujourd’hui accablée et certains compatriotes ne survivent que grâce aux transferts de la diaspora. Le pays lui-même ne tient encore en équilibre que grâce à ces transferts de la diaspora. Aucune propagande politique ne peut voiler cette réalité. Nos fonctionnaires sont maltraités avec des salaires misérables. Nos enseignants sont pris de haut par de dédaigneux ministres, dont la sociabilité est questionnable. Nos élèves descendent alors dans les rues pour appeler à l’humanité et à la raison. Quel gâchis ! La minorité est incontestablement en rébellion la plus ouverte et la plus criminelle contre le peuple togolais. Mes chers frères des forces de défense et de sécurité, il est désormais incontestable pour des millions de togolais que cette minorité ne compte uniquement que sur vous et sur vos armes pour continuer à les accabler. Cela apparaît distinctement quand des élèves sont gazés ou tués durant des manifestations de réclamation de légitimes droits.

S’il vous plaît mes chers frères, cette minorité n’a pas le droit de maintenir la masse de notre peuple dans l’odieuse domination et dans sa chétive langueur actuelles. Nous ne devons pas continuer à accepter qu’elle fraude aux élections pour se faire nommer aux postes ministériels ou autres. Cela lui donne l’illusion de croire qu’elle a du pouvoir et qu’elle peut continuer à immoler la masse et les patriotes à sa caste. Elle a fini par consacrer les injustices en tout genre et toutes les formes de débauche dans notre société. Dans nos préfectures, nos compatriotes vivent un esclavage révoltant. La mesure des forfaits de cette minorité dépravée et faisandée est portée à un tel comble et à une telle évidence que la longue patience de la masse de notre peuple est lassée et que sa crédulité ne tient plus.

Chers frères, la minorité ne doit plus, pour conserver le pouvoir et perpétuer ses crimes de destruction de notre pays, se servir de vos armes et de vos forces. Nous sommes malheureux pour notre pays et désespérés pour son avenir. La plupart de nos écoles sont dégradées. Nos hôpitaux sont des mouroirs. Nos environnements sont extrêmement pollués. Nos aliments sont empoisonnés par des engrais chimiques ou sont des produits infectés d’importation. Nos deux universités, dans des broussailles, sont devenues des lieux de crétinisation et d’aliénation. Mais la minorité reste insensible et continue de consolider l’état de servage et d’avilissement dans le pays. Elle s’associe avec des étrangers véreux pour piller nos ressources ou pour duper le Chef de l’Etat pour organiser des sommets dispendieux et superflus. Elle endette massivement notre pays et sans-gêne hypothèque nos bâtiments publics auprès de fonds vautours. La servitude actuelle est pire que l’ancienne contre laquelle notre jeunesse s’était insurgée le 5 octobre 1990.

Chers frères, nous prions pour que vous ne soyez point les vils satellites, les instruments cruels et aveugles de cette minorité endurcie dans le mal. Je sais que vous savez que c’est quand les autorités se rendent coupables de crimes et quand elles ont voulu le devenir encore qu’elles se sont entourées de baïonnettes. Quand le pouvoir est juste, il est toujours assez fort de la force du peuple. Vous êtes du peuple. Vous êtes les défenseurs de la République. Vous écoutez les multiples cris des geignards comme ceux venant de géhenne. Ne fermez pas vos oreilles à toutes les plaintes. Nous souhaitons que vous n’aidiez pas la minorité à consolider davantage l’esclavage dans notre patrie. Non et non encore, il ne doit pas être dit dans l’avenir que les défenseurs de la République ont consenti à n’être que des machines mobiles, des pantins vivants, des marionnettes insensibles, qui ont suivi aveuglement la minorité criminelle pour bronzer l’esclavage de tout un peuple. Quels que soient les jargons et les masques du gouvernement actuel, il est souverainement anti-populaire. Il ne respecte pas la constitution en vigueur et méprise toutes ses dispositions favorables au peuple. Il refuse de créer le Sénat (Titre III, Art. 51,…) et surtout le Conseil Economique et Social (Titre X, Art. 132 à 136).

Chers frères, je suis persuadé que vous êtes des hommes de bien et que vous aimez notre patrie et vos frères en souffrance. Au nom de quelle morale et de quelle autorité, les pouvoirs exécutif et législatif choisissent dans la constitution en vigueur ce qui leur profite pour en jouir et méprise ce qui est de l’intérêt du peuple ? La minorité, qui tient les clés de l’Etat et tire profit des jouissances, a outrepassé les pouvoirs et a trahi  le peuple togolais. Tous leurs actes blessent la justice et sont contraires à nos intérêts communs. Je n’exerce dans notre pays qu’une portion d’influence sur le peuple et cette portion se mesure sur le degré de confiance que j’inspire. Les vérités que je présente au peuple togolais m’attachent désormais  sa meilleure partie. Les calomnies, les jalousies et les coups bas ne peuvent plus les détourner et je suis porteur avec les membres discrets de notre mouvement des solutions pour la régénération et le redressement du pays. La transformation profonde du Togo dépend de nous et nous sommes prêts à servir notre patrie pour en faire l’Or de l’humanité.

Chers frères, vous savez que je ne suis pas indifférent à vos sorts. J’avais œuvré pour vous faire élaborer  des statuts très favorables et progressistes. Ma fraternelle sollicitude vous est acquise. Je vous assure pour demain de mes soins pour faire de vos corps respectifs les levains pour le développement de notre pays, pour la restauration d’un ordre juste, pour une discipline totale et pour la restauration de l’autorité de l’Etat dans tout le pays. Nous travaillerons ensemble et fraternellement pour mettre un terme aux privations incalculables de la majorité de notre peuple et pour élever tous les togolais à la dignité humaine. Les ennemis de notre peuple le savent, qui vous abusent ou qui vous critiquent. Votre obéissance au pouvoir actuel n’est pas un consentement ni un soutien pour sa gouvernance. Je le sais car vous faites votre devoir constitutionnel et républicain, qui exige la soumission des forces de défense et de sécurité au pouvoir civil en place. Certains sycophantes vous attaquent. Mais notre mouvement vous félicite pour votre impassibilité.

Les patriotes que nous sommes ne font qu’écarter les idées de simple animadversion contre la minorité. C’est pour de la nourriture trois fois par jour pour tous les togolais, pour leur bien-être général et pour leurs libertés et leur dignité que nous nous battons. Nous sommes convaincus au PRR, et avec nos sympathisants, que jamais il ne se fait rien de grand et de digne du peuple que par lui-même. Nous irons ensemble le jour de DIEU et du peuple, dans la paix, dans l’unité, dans l’ordre et dans la discipline, à la suite et dans l’unique direction des hommes du peuple lorsqu’ils nous marquerons ce jour heureux, à la victoire pour le renouveau du TOGO. Que Dieu vous inspire, vous protège et éperonne le peuple togolais pour délivrer notre pays de la misère et du despotisme de la minorité qui s’accapare de nos richesses nationales avec ses complices étrangers.

Fait à LOME, le 12 Décembre 2016.

Nicolas LAWSON

Président du PRR

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19 octobre 2016 3 19 /10 /octobre /2016 12:27

BULLETIN DE PRESSE DU 4 OCTOBRE 2016

Les dirigeants africains sont-ils rentrés dans l’histoire ? Ou l’imposture de l’émergence.

Les politiques de soumission et de corruption des dirigeants politiques africains mettent en danger l’avenir du continent et le bien-être des populations. Nous sommes épouvantés par le décalage entre leurs affirmations péremptoires et les résultats désastreux de leurs politiques économiques et sociales. C’est incroyable de constater que ces politiciens africains et les élites qui tournent autour d’eux ne réalisent pas qu’il y a une rupture historique qui provoque non seulement une crise économique et sociale mais également une crise écologique et géopolitique.

La mutation en cours, si elle était comprise en Afrique, aurait dû servir à ces dirigeants africains pour faire rentrer l’Afrique dans l’histoire, en faisant du continent le nouveau centre mondial de développement économique et social. Leur premier péché capital est de n’avoir pas réalisé qu’ils ne devraient pas solder les entreprises publiques aux prédateurs en les privatisant. Malheureusement, ils ne sont pas rendu compte que les marchés ne sont toujours pas efficients et qu’ils ne permettent pas une allocation efficace du capital. Ils ne produisent ou n’aggravent que les bulles spéculatives dont la masse cumulative des prix se nourrit d’elle-même et accentue les déséquilibres de l’économie. Pourtant, des exemples des séries ininterrompues de bulles au Japon, en Asie du Sud-Est, des marchés émergents, de l’immobilier et de la titrisation sont là pour les éclairer.

Ils croient naïvement aux dogmes de prétendus experts qui affirment que les marchés financiers sont favorables à la croissance économique alors qu’ils ont leur propre logique de croissance. Ainsi comme les dirigeants politiques mondiaux, à la solde de l’oligarchie financière internationale, nos dirigeants en Afrique sont incapables de cloisonner strictement ces marchés financiers et les activités des acteurs financiers. Ils n’arrivent donc pas à interdire aux banques de spéculer pour leur compte propre et à réduire la liquidité et la spéculation déstabilisatrice par des contrôles sur les mouvements de capitaux et à prélever des taxes sur les transactions financières. La rentabilité demandée pour les crédits est trop élevée en Afrique et il est ainsi difficile de trouver des projets suffisamment performants pour la satisfaire. Dans nos pays, le freinage simultané de l’investissement et de la consommation conduit à une croissance faible et à un chômage endémique. La propagande de croissance élevée en Afrique est une tromperie car les statistiques sont fausses. Le pillage de nos ressources nationales, les évasions fiscales et les démographies incontrôlées ne peuvent permettre aucun véritable développement économique en Afrique, même dans les pays plus ou moins démocratiques.

Pour remédier aux effets négatifs de cette situation caractéristique, il faut renforcer significativement les contre-pouvoirs dans le reste des entreprises publiques et les sociétés minières, pour obliger les directions à prendre en compte les intérêts de l’ensemble des parties prenantes. Il faudra également accroître fortement l’imposition des très hauts revenus pour décourager les prédateurs étrangers qualifiés abusivement d’investisseurs étrangers. Il est aussi indispensable de développer une politique publique du crédit avec des taux préférentiels pour les activités prioritaires au plan social et environnemental.

Comment est-il possible de développer un pays avec des taux de crédit au-dessus de 10% ou de 15% ? Depuis des décennies, le Japon accorde des crédits aux banques à taux 0% et c’est rare de voir ces taux de base au-dessus de 1% en Europe et aux USA. Quand les pays industrialisés ou développés accordent des subventions à leurs agriculteurs, nos pays africains rechignent ou n’arrivent pas à permettre l’accès facile de nos agriculteurs aux crédits. Pourtant, les agences de notation, financées par les multinationales, viennent peser arbitrairement sur nos économies en dégradant les notes de nos Etats. Ce qui conduit à des augmentations des taux d’intérêt des marchés obligataires. Ce qui est fait en Europe ou ailleurs n’est pas autorisé en Afrique. Grâce à cette réalité, la Banque Centrale Européenne (BCE) rachète les titres publics en Europe mais ce n’est pas le cas pour la BCEAO en Afrique occidentale francophone.

Les soi-disant experts font croire que l’envolée des dettes publiques résulte d’un excès des dépenses de l’Etat et que ces dépenses étouffent les économies et sacrifient les générations futures. Ils découragent de la sorte les dépenses sociales en Afrique qu’ils jugent inconsidérées mais ne trouvent pas à dire ou cautionnent les endettements pour construire des infrastructures surévaluées, qui profitent aux sociétés étrangères et servent à des détournements de fonds, aux évasions fiscales et aux blanchiments d’argent. De la même façon, ils trouvent normal que les Etats s’endettent en Europe et aux USA pour mettre en place des plans de sauvetage de la finance qui provoque les crises bancaires et des enrichissements illicites. Allons-nous pouvoir un jour réaliser des audits publics et citoyens des dettes publiques pour déterminer leurs origines et connaître les identités des principaux détenteurs de titres des dettes et les montants détenus ?

Il est faux de faire croire que la réduction des dépenses de l’Etat conduit à la réduction de la dette publique. Si c’était le cas, le Japon avec son PIB de 4.882 Milliards de Dollars US et son endettement  de 12.126 Milliards de Dollars US (249%) ne se serait pas engagé à l’augmenter en voulant investir 30 Milliards de Dollars US en Afrique. La macroéconomie n’a pas de grands rapports avec l’économie domestique. La dynamique de la dette publique dépend généralement de plusieurs facteurs, notamment les déficits primaires et aussi de l’écart entre le taux d’intérêt et le taux de croissance nominal de l’économie. Dans la plupart des pays africains, les transferts des diasporas ne sont pas comptabilisés dans les croissances annuelles de leurs PIB et les 2/3 de leurs capitaux sont des capitaux morts.

Nos dirigeants sont incapables de rendre fongibles ces capitaux morts et ils laissent en plus foisonner une économie informelle dévastatrice. Cette anomalie ajoutée à la concussion générale, à la concupiscence des dirigeants, aux prescriptions fantaisistes des Programmes d’Ajustement Structurel (PAS) ou ce qu’on appelle maintenant le PPTE, qui est pratiquement le même élixir ou le philtre magique, n’ont en réalité que  des effets d’aggravation des récessions et d’alourdissement des dettes publiques. Ils provoquent des désastres sociaux et politiques car il n’y a pas dans nos pays des assurances et des protections sociales (chômage, logement, etc.) comme en Europe, au CANADA, aux USA. Ils n’arrivent pas à retenir qu’ils doivent accroître les efforts budgétaires en matière d’éducation, de recherche, d’investissements dans la santé, l’agriculture, la reconversion écologique, afin de rendre possibles les conditions de la croissance économique et de la réduction massive de la misère et du chômage des jeunes.

La financiarisation des économies est une catastrophe pour les générations futures. Si l’Union Européenne peut encore se permettre pour un temps, avec le Traité de Maastricht, d’interdire à la BCE de financer directement les Etats européens, qui doivent trouver des prêteurs sur les marchés financiers, un tel dogme est un crime contre les Etats pauvres, faibles et corrompus avec des bureaucraties incompétentes et laxistes d’Afrique. Cette interdiction monétaire dangereuse a conduit la Grande Bretagne à ne pas adhérer à l’Euro et à sortir finalement de l’Union Européenne (le BREXIT) pour préserver sa souveraineté et son indépendance. Les dirigeants africains doivent savoir qu’ils n’ont pas les moyens de respecter un tel dogme et qu’ils doivent sans délai autoriser leurs Banques Centrales (comme la FED aux USA) à financer directement les Etats ou à imposer aux banques commerciales de souscrire aux émissions d’obligations publiques à très bas taux d’intérêt pour éviter les marchés financiers.

En créant des institutions économiques sous-régionales (du type CEDEAO), l’objectif était de promouvoir un modèle économique et social à l’africaine. Cela aurait dû conduire à l’adoption d’une protection sociale dans nos pays respectifs avec des services publics renforcés et des politiques industrielles et commerciales communes. La CEDEAO aurait dû être un rempart face à la mondialisation sauvage, c’est-à-dire protéger nos pays pauvres contre les règles ultra-libérales de l’OMC, de l’APE, etc. La CEDEAO aurait dû sincèrement et efficacement défendre une vision humaniste de l’organisation de l’économie mondiale et ne pas devenir un organe de soumission aux organismes de la gouvernance mondiale et un instrument de règlement des conflits politiques dans les Etats. Elle devrait favoriser la libre circulation des capitaux, des personnes et des marchandises dans toute la communauté et remettre en cause les accords multilatéraux ou bilatéraux, qui ne favorisent pas l’économie sous-régionale. Elle aurait pu mettre en place des objectifs communs à portée contraignante en matière de progrès social comme en matière macroéconomique. Elle aurait pu également compenser les déséquilibres de paiements dans la sous-région en créant une Banque de règlements qui organise les prêts entre les pays ouest-africains.

Nos dirigeants africains présentent depuis des décennies des politiques budgétaires restrictives qui pèsent lourdement sur la croissance et le développement. Ces politiques font chuter des recettes fiscales, n’améliorent pas les soldes publics, dégradent les ratios des dettes et fatalement ne rassurent pas les marchés financiers. La CEDEAO peut-elle parvenir un jour à mettre en place un véritable budget sous-régional comme l’Union Européenne puis aider à la convergence des économies et tendre vers une égalisation des conditions d’accès aux services publics et sociaux dans les Etats membres ?  

Notre parti, le PRR, engage le débat pour ouvrir l’espace des politiques possibles et susciter des propositions alternatives et cohérentes à ce qui a été fait jusqu’à présent. Un ex-Président français avait déclaré que l’Afrique n’est pas rentrée dans l’histoire. A-t-il raison ou a-t-il tort ? Les dirigeants africains qui se donnent 10 ans ou 15 ans pour faire émerger leurs pays de l’océan de misère actuelle, de la corruption qui gangrène les sociétés, des injustices sociales graves qui minent la cohésion nationale des populations, etc ; sont-ils réalistes et sérieux ? Il est important d’ébaucher et de mettre en débat dès maintenant les grandes lignes de politiques alternatives qui rendent possible la refondation de nos économies et qui permettront d’éradiquer l’extrême pauvreté dans les pays et l’élévation de tous les citoyens africains à la dignité humaine. Que Dieu nous inspire et veille sur nous.

Nicolas LAWSON

Président du PRR

Président de l’Institut des Affaires Economiques (IAE-TOGO)

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28 septembre 2016 3 28 /09 /septembre /2016 16:26

UN MANDAT SOCIAL N’EST PAS UNE SUPERCHERIE.

Nous ne voulons pas de révolution au Togo mais si le gouvernement actuel la rend inévitable alors nous soutiendrons une telle folie. Comme un fantôme fourvoyé d’une politique morte, le gouvernement est entrain de nous conduire vers l’abîme. Oui ! l’article 77 de la constitution en vigueur dispose que sous l’autorité du Président de la République, le gouvernement détermine et conduit la politique de la nation et dirige l’administration civile et militaire. Il dispose de l’administration, des forces armées et des forces de sécurité. Ainsi, comme une ombre égarée hors du tombeau, il a supprimé l’allocation de départ à la retraite des fonctionnaires, harcèle les entrepreneurs avec l’assistance d’un étranger qui ne parle pas français, fait fuir les importateurs étrangers de notre port par des taxes exorbitantes, tourmente nos revendeuses et les entreprises privées du pays en leur réclamant des impôts parfois fantaisistes, laisse souiller notre environnement, force notre jeunesse à l’indignité, à l’oisiveté, à la délinquance, à la désespérance, à la prostitution, etc. Comble de l’absurdité et pour ne pas perturber un sommet de pure propagande, il reporte la rentrée scolaire, méprisant ainsi l’avenir de tout un peuple qu’il tient dans l’ergastule et abandonne à la désolation.

Après avoir organisé la bombance dans l’enceinte de l’ancien palais des hôtes de marque et donner des milliards de FCFA à une gourgandine de la République pour sa rénovation, il le laisse à l’abandon. Avec le scandale de Panama Papers, la destruction des activités au port de Lomé, le lavage des déchets des phosphates dans la mer sur notre côte, le soutien à la mafia pour la distribution de l’essence toxique dans la sous-région, l’emprisonnement arbitraire sans jugement et sans condamnation de certains compatriotes qu’ils veulent éloigner du pouvoir, etc, ce sont nos frères et sœurs qui sont de la sorte accablés dans une cuisante détresse et qui sont courbés sous le plus odieux avilissement.

Au summum de tout cela, il n’est pas permis aux étudiants de se plaindre, le gouvernement a suffisamment de gaz lacrymogène pour les gazer. Nous nous posons la question de savoir pourquoi le Chef de l’Etat a osé dénoncer cette minorité criminelle, qui nous a pris en otage par des crimes, des chantages, des mensonges, des pillages de nos ressources, etc. ? Que cette minorité sache qu’on a beau vouloir comprimer le feu sacré de la liberté et de la justice, il brûle et brûlera toujours. Plus il parait dans certains instants anéanti, plus sa flamme menace de se réveiller subitement forte et explosive. Qu’elle sache aussi que les patriotes que nous sommes ne les haïssent pas mais haïssent leurs actes antisociaux, impopulaires et criminels. Comment le Premier ministre peut-il proclamer que sur instruction du Chef de l’Etat, son gouvernement exécute un mandat social ? Quel outrage ! Quelle imposture ! Quelle ignorance ! Quelle provocation ! Sait-il seulement ce que veut dire un mandat social et comment peut-il ignorer à ce point que le peuple a des droits sacrés et inaliénables et que l’oubli et le mépris de ceux-ci sont les causes de ses malheurs ? Croit-il que c’est en opprimant un peuple et en l’avilissant pour continuer à s’enrichir personnellement, à terroriser les populations et à flagorner le Chef de l’Etat que l’on s’élève ? S’imagine-t-il que nos forces de défense et de sécurité, qui sont avant tout les défenseurs de la République, consentiront longtemps encore à n’être que des machines de répression, des pantins, des marionnettes insensibles, qui obéissent aux ordres de leur minorité sans scrupule qui ne pense pas à l’avenir de leurs enfants et parents ? Elles ne soutiendront pas indéfiniment un régime qui pille nos ressources avec la complicité des prédateurs étrangers. Nos frères des forces de défense et de sécurité finiront inévitablement par examiner froidement et scrupuleusement si le gouvernement est républicain. Alors, elles assumeront leur rôle de défense de la République et des droits.

Notre parti, le PRR, a choisi de rassurer la conscience de tous les hommes de bien et nous pensons qu’il est souverainement important d’apporter le flambeau des principes développés et appliqués par un raisonnement mûr et indépendant des personnes et des partis pour les aider à se déterminer.

Aucun gouvernement n’a le droit de violer aussi vulgairement les dispositions de l’article 81 de notre constitution en refusant de créer le Sénat. Le gouvernement a impudemment et délibérément violé la constitution en vigueur en méprisant son TITRE X et les articles 134 à 136, etc. Notre Assemblée nationale a usurpé les prérogatives du Sénat en adoptant des lois sans le respect des dispositions de l’article 81 et les suivants. Elle a nommé trois représentants à la Cour Constitutionnelle à la place du Sénat, rendant celle-ci anticonstitutionnelle, illégale et illégitime. Malgré les masques et les jargons qu’utilise la minorité criminelle, elle a affaibli l’autorité de l’Etat, dégradé le Chef de l’Etat, souillé nos institutions et dépravé notre société. Il devient urgent de s’insurger irrémissiblement contre cette minorité pour mettre un terme à son pouvoir de nuisance, antipopulaire, liberticide et contraire aux principes et aux valeurs démocratiques et morales.

En nous attaquant au Premier ministre et au gouvernement, en prenant en compte les dispositions de l’article 66 (alinéa 2) et de l’article 77 de la constitution en vigueur, et non directement au Chef de l’Etat, nous aidons ce dernier à prendre ses responsabilités, en se séparant sans délai d’un gouvernement exceptionnellement médiocre et criminel pour couper la racine à toutes les convulsions pouvant encore déstabiliser notre société pour longtemps. C’est impératif de préserver la paix sociale et la stabilité politique, en vue d’entreprendre sereinement toutes les réformes indispensables dont le pays a besoin.

Nous voulons aussi rappeler ici que nous sommes à un moment de notre histoire au cours de laquelle, ce n’est plus une section du peuple qui doit opérer le changement véritable mais l’ensemble de notre peuple. Incontestablement, toute révision de la constitution doit prendre naissance dans le sein de ce peuple tout entier et ne peut plus émaner du corps législatif. Les forces actuelles représentées à l’Assemblée nationale ont déjà montré leur incapacité à s’entendre. Elles ont outrepassé largement leurs pouvoirs et trahi notre peuple par leurs discordes permanentes et par leur abaissement de notre pays à l’extérieur. En s’entendant pour voter les augmentations de leurs rémunérations sans le contrôle du Sénat, elles ont violé ouvertement la constitution en vigueur et n’ont servi que leurs intérêts particuliers. Le peuple étant dorénavant mieux éclairé qu’il y a trois ans, il partage également mieux les réprobations formulées contre toute la classe politique.

La minorité, qui s’accapare des richesses nationales et qui a perdu toute conscience du bien et du mal, a sans pudeur et sans voile consacré les injustices en tout genre et la misère la plus épouvantable dans nos villes et villages. La mesure de ses forfaits est portée à un tel comble et à une telle évidence que la longue patience de la masse du peuple est lassée et que sa crédulité n’y tient plus. Pour ne pas laisser se perpétuer la misère actuelle, le désordre dans la société et la servitude, qui vont inéluctablement conduire à des soubresauts violents, il va falloir mettre en place rapidement un gouvernement de salut public. Un tel gouvernement devra engager la métamorphose de notre société. Nous devons alors créer une organisation qui étendra ses ramifications dans tous les endroits de notre territoire pour éveiller les consciences et prendre un caractère d’ardente croisade contre la pauvreté, contre l’ignorance, pour l’éducation des jeunes et des adultes, pour des aides à tous les indigents et pour réaliser la solidarité nationale.

L’agenda pour la politique sociale se déterminera et s’exécutera sur quatre niveaux de décisions : -les affaires sociales ; -la santé publique et la prévoyance sociale ; -les conseils généraux ; - et les communes. Dans le cadre d’une vision globale de l’action sociale et de ses problèmes, il sera mis en place un comité social central qui s’attaquera à la misère silencieuse dans nos cantons et dont l’objectif sera de créer un bien-être général de la population partout sur le territoire national. Le gouvernement de salut public devra obligatoirement donner une aide sociale et médicale qualitative à tous les togolais, un environnement de travail plus humain, des loisirs enrichissants ; le tout à travers une vision globale de l’homme dans son milieu naturel. La politique sociale s’intégrera tout naturellement dans une politique de plein emploi. Les ressources investies dans la politique sociale seront considérées, non comme une dépense, mais comme un facteur de stimulation de la demande et de l’investissement, donc un moyen d’éradiquer la misère, de réduire le chômage et d’augmenter le produit national brut.

Le gouvernement de salut public devra proposer des mesures sociales innovantes pour aider les familles, pour le lancement d’une politique à long terme de construction de logements pour tous les fonctionnaires et pour les salariés du secteur privé. Il devra accorder des subventions aux agriculteurs et faire voter des lois d’assurance volontaire contre le chômage, pour les pensions vieillesse, pour les allocations pré- et post-natales, pour l’allocation aux enfants des veufs, des veuves et autres orphelins, pour les subventions aux cantines scolaires, pour les congés payés généralisés. A partir de 67 ans, tout togolais devra bénéficier d’une pension nationale vieillesse. En plus des allocations familiales, des cantines gratuites seront assurées dans les écoles primaires et progressivement dans les écoles secondaires, des manuels scolaires gratuits seront fournis dans les établissements publics. Non seulement toutes les écoles, tous les lycées et toutes les universités seront dotés d’infirmeries et de bibliothèques mais également de terrains de jeux. Il y aura une assurance maladie obligatoire et une pension complémentaire professionnelle. De la sorte, par une politique économique appropriée, qui redistribuera les ressources nationales, nous allons élargir le pouvoir d’achat des travailleurs (le doubler pour commencer) et jeter les bases d’une politique économique expansive pour réaliser un véritable mandat social.

Le gouvernement de salut public ne devra pas oublier de restaurer l’allocation de départ à la retraite des fonctionnaires. Les deux piliers d’une politique efficace de l’emploi et d’un système complet d’assurances sociales vont s’appuyer sur la mise en œuvre des réformes constitutionnelles, institutionnelles et des mœurs. Chaque togolais verra alors sa sécurité économique et sociale renforcée. Avec la restauration de l’ordre, de la discipline et de l’autorité d’un Etat juste et fort, nous préparerons pour l’avenir d’autres différentes formes d’aides publiques, d’assurances, de soins préventifs et curatifs, qui devront protéger efficacement et complètement les togolais. Les fruits de leur travail ne doivent plus servir dans les années à venir à la cupidité et à la jouissance d’une minorité de fainéants corrompus dans tous les vices. Que Dieu nous inspire et nous protège.

Nicolas LAWSON

Président du PRR

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14 septembre 2016 3 14 /09 /septembre /2016 15:10

Lettre ouverte à la minorité qui s’accapare des ressources nationales.

Chers compatriotes,

Dans une hallucination propre à votre groupe, vous ne voyez que des jours heureux dans ce qui n’est en réalité aujourd’hui qu’une lugubre marche funèbre de notre société. Malgré l’existence du multipartisme, les dispositions despotiques et la corruption généralisée n’ont ajouté que d’autres visages que tout esprit éclairé et humaniste peut dépister sous ses avatars et ses déguisements nouveaux. Grâce à notre discernement, nous savons que la tentation totalitaire ne meurt jamais dans votre groupe car elle est inscrite dans vos gênes. Aussi, comme nous ne pouvons l’oublier, le monopartisme a dissimulé et a cherché à palier longtemps ses malformations incurables avant de s’écrouler d’un coup. Evidemment, sa décadence ne fut pas sans éclats ni dénuée de manœuvres raffinées.

Lorsqu’il a sombré, il n’est pas mort complètement puisque ses legs culturels, juridiques, institutionnels, philosophiques, immoraux et même esthétiques continuent de vivre dans les esprits. Ainsi, en disparaissant, il n’a légué à aucun de ses thuriféraires la moindre bribe supplémentaire d’humanité. Au Togo, il a failli au contraire venir à bout de la vôtre et de celle de vos alter-egos dans la faction qui se désigne comme la vraie opposition. Mais il nous a infligés une leçon exceptionnelle, bien coûteuse en vies humaines que nous serons inexcusables d’oublier. Il n’est donc pas raisonnable de banaliser tout ce que nous avons vécu le 5 octobre 1990, depuis cette date jusqu’en Janvier 1993 et après, de même qu’en avril 2005, etc. En conséquence, nous ne devons pas après coup transformer nos malheurs passés, et à titre rétrospectif, en une simple aberration anodine qui ne mériterait que des signatures d’accords ou des cadres de dialogues. Une telle inconscience nous préparerait dangereusement et irréversiblement à tomber dans le grave piège contre lequel notre situation fragile actuelle et son capharnaüm ne nous prémunit. Notre prière au PRR est qu’il n’en soit pas ainsi.

Vos détournements des ressources nationales et la brigue que vous organisez pour triompher de l’opposition nous font courir un péril dangereux. Que les conséquences de la tragédie d’avril 2005 ne soient pas noyées sous le baume d’une paix momentanée et plâtrée et par une impudente amnésie ! Si nous devons savoir gré de quelque service de l’histoire, c’est d’avoir poussé la bestialité meurtrière des uns et l’intolérance provocatrice des autres si loin qu’un certain apaisement salutaire s’en est suivi. Mais cet avilissement nous a dévalués aux yeux de nos voisins. C’est de cette blessure que j’attends votre fidélité au souvenir et votre repentance pour notre rédemption. Car pour nous garder d’une rechute insidieuse, je compte plus sur les brûlures de votre vanité que sur les scrupules de vos consciences et moins sur la lucidité de votre intelligence que sur les déboires de votre aveuglement.

Il est vrai qu’il ne suffit pas de rejeter le monopartisme pour s’en affranchir. Ce système a toujours installé au cœur des sociétés qui l’ont pratiqué des freins tenaces et durables d’ordre économique, politique, social et culturel. Leurs effets se prolongent bien au-delà du moment où l’on arrive en principe à les éliminer. C’est à cela que l’on comprend la proclamation de l’ancien Chef de l’Etat Gnassingbé Eyadema qui avait dit : « Vous allez reculer cent ans en arrière ». Ayant été forcé par le groupe des Dix à adopter le monopartisme, il en a profité malgré lui. Quand il avait voulu démissionné en 1976, les thuriféraires du système ont fait coucher des milliers de togolais sur les rails ou les ont organisés pour défiler dans tout le pays, etc. Sans pouvoir se débarrasser du parti unique, il avait alors supprimé le poste stratégique de Secrétaire Général, occupé par le Premier Pontife du monopartisme au Togo, Edouard Edem Kodjo, pour le remplacer par celui de Secrétaire administratif, confié à Kunalé Eklo. Ce dernier, formé dans les anciennes républiques soviétiques, ne pouvait que copier les pratiques de ces républiques. C’était alors le règne d’une combinaison d’étatisme économique ruineux et d’un despotisme politique oppressant. Cela a abouti à des investissements colossaux dilapidés dans des projets industriels mégalomanes et improductifs, des dépenses ruineuses dans les animations politiques, des banques qui empêchent le crédit de fonctionner selon des critères économiques ; une économie de rente, une pléthore d’emplois parasitaires, un appauvrissement généralisé de la population, accompagné d’un enrichissement par la corruption de la classe politique et bureaucratique, etc.

La disparition du monopartisme au Togo n’a servi en réalité qu’à vous renforcer, les caciques du monopartisme encore en vie. Vous vous réfugiez à la Présidence de la République et dans les institutions de l’Etat pour continuer à organiser les fraudes électorales et le pillage des ressources nationales. L’Etat sert toujours de la sorte de couverture à vos aspirations au despotisme et à votre rapacité. Malheureusement, vous êtes, de plus en plus, un grave danger pour le Chef de l’Etat et pour la paix et la stabilité dans le pays. Non contents d’asservir et d’appauvrir le reste de la population, vous la trompez et vous laissez régner dans notre société le désordre, la paresse, la division et la crétinisation. Grâce à la TVT, à la Radio nationale et aux organes de presse que vous soudoyez, vous continuez à confisquer l’information, à trafiquer nos traditions et coutumes, etc. Il n’y a pas encore de démocratie au Togo car c’est toujours l’étatisme, qui associe et relie dans l’échelle des privilèges une haute, une moyenne et une basse nomenklatura, avec leurs myriades de grands et petits profiteurs. Le bien-être matériel dans le pays découle de l’appartenance à la sphère officielle. Cette connexion intime, organique et consubstantielle entre l’Etat et vous est une réalité dénoncée par le Chef de l’Etat lui-même car elle a pris des proportions dangereuses pour lui et pour notre avenir. Il sait désormais d’instinct que vous êtes nuisibles à sa gouvernance et à la cohésion nationale.

Vous êtes contents de l’existence d’une opposition d’agitation stérile, impuissante et démagogique, qui empêche toutes les autres formes d’opposition constructive. Elle vous offre un triple avantage. Elle détourne l’attention populaire des patriotes qui font des propositions rationnelles. Elle dispense d’examiner sérieusement et profondément les vraies causes internes de la pauvreté et de réformer le système dévastateur qui la sécrète. Enfin, elle fait situer comme vous les conditions et les moyens pour le redressement économique, politique et social du pays de l’extérieur. Si nous n’étions pas futiles, chimériques, sans fierté et sans honneur, pourquoi irions-nous chaque fois chercher des facilitateurs étrangers pour régler nos problèmes ? A chaque fois, vous avez recours à des institutions supranationales pour vous prescrire la politique ou le plan à adopter. N’avez-vous pas de dignité et qu’est-ce que vous avez fait de notre indépendance nationale et de notre génie ? Vous détournez avec vos amis les crédits obtenus et même les aides étrangères. Or vous savez que ces aides et crédits obtenus de l’étranger ne servent qu’à perpétuer notre dépendance.

La pauvreté est la mère de tous les malheurs de la masse de notre peuple. Elle engendre la servilité et favorise l’ignorance. Vous êtes ainsi les principaux coupables de l’indigence populaire et grâce à vos tours de passe-passe, vous alimentez le parasitisme intérieur et le parasitisme extérieur. En limogeant l’ex-ministre des finances, de l’économie et de la planification, Adji Oteh Ayassor, le Chef de l’Etat a initié une révolution culturelle qu’il doit poursuivre et accentuer. Votre système est gangrené et funeste à notre nation. Désormais, seul le Chef de l’Etat ou le peuple peut changer le cours des choses. Avec 108 partis politiques, la société civile et des millions de togolais qui ne font partie d’aucune de ces coteries ou factions, pourquoi laisser 5 partis politiques, désignés dans une élection dont nous connaissons les tenants et aboutissants, déterminer notre destinée quand nous souffrons de leur propension à la division et à l’intrigue ?

Avec la destruction de notre économie nationale, l’endettement énorme du pays sans perspective positive de production et de recettes suffisantes pour rembourser les intérêts des dettes et investir dans l’avenir de nos enfants, la majorité de notre peuple est déjà réduite à la misère et à vivoter grâce aux regrats de diverses aumônes. Notre pays est en banqueroute et nul ne doit venir nous dire que la démocratie est la condition exclusive du développement. Le décollage de l’Europe a précédé de cent ou de deux cents ans, voire davantage pour certains pays, sa démocratisation. Les dragons asiatiques ont stupéfié le monde par la rapidité avec laquelle ils ont fait irruption dans le cercle des pays riches, tout en se trouvant sous des régimes autoritaires. Ces rappels rudimentaires sont destinés à ramener les prétendus opposants aux sentiments de la complexité de la vie des nations.

Nous ne voulons pas que vous prolongiez vos crimes et vos erreurs jusqu’à leurs ultimes et plus dévastatrices conséquences. Nous souhaitons que le Chef de l’Etat au mieux ou le peuple togolais au pire mette un terme à votre aveuglement tragique. Nous préférons la restauration de l’autorité de l’Etat par le Chef de l’Etat car une révolution sera catastrophique et le redressement national plus coûteux et plus difficile. Il est temps d’arrêter cette pantomime démocratique que nous vivons et ce pillage cynique des ressources nationales. Que Dieu Tout-Puissant nous aide à fonder une nouvelle République en lui donnant pour base et pour ressort la confiance chaleureuse de la nation, l’unité nationale et une discipline renouvelée.

Fait à Lomé : le 13 Septembre 2016.

Nicolas LAWSON

Président du PRR

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5 septembre 2016 1 05 /09 /septembre /2016 11:58

BULLETIN PATRIOTIQUE

POUR RETROUVER LE BON SENS ET LE CHEMIN DU REDRESSEMENT NATIONAL

L’histoire a validé depuis des siècles cette loi fort élémentaire qu’il ne suffit pas qu’un dictateur tombe pour qu’une démocratie naisse (Somalie, Irak, Libye, etc.). Elle a aussi montré qu’un peuple peut élire démocratiquement un tyran ou un führer. L’Allemagne en est une illustration tragique avec l’élection d’Adolf Hitler. Le drame qui se joue actuellement au Gabon doit nous éclairer pour abandonner cette espèce d’hébétude végétative et hilare des uns et l’aveuglement ou la pitrerie mortifère des autres. Comment peut-on dénier à quelqu’un, qui a été Ministre de la Défense d’un pays pendant des années et qui occupe le poste de Président de la République, la qualité de citoyen et le droit à diriger le pays ? Les opposants gabonais n’ont-ils rien appris de la tragédie de l’ivoirité ? Les royaumes ou dynasties de Suède, de Hollande, de Belgique, du Royaume Uni, de la Thaïlande, du Japon, etc, sont-ils ou sont-elles moins démocratiques que la France ?

Si le combat pour la démocratie se focalise sur ce réel, alors il est dévoyé et réveille les démons de la peur, des atrocités, du repli tribal, etc. En toute évidence, si dans les démocraties ou dans les Républiques, les enfants, les frères et les épouses des anciens Chefs d’Etat ne doivent pas devenir aussi Chefs d’Etat, alors Mr Bush Junior ne serait pas devenu Présidents des Etats-Unis et Mme Hilary Clinton n’aspirerait pas à devenir Présidente des Etats-Unis. Heureusement que les américains ont élu Barack Obama en rejetant l’argument qu’il est né à Hawaï et d’un père kényan n’ayant jamais eu la nationalité américaine. La démocratie doit être à la fois dans les esprits comme un idéal et dans la réalité comme une forme de régime politique.

On a le droit de reprocher à Mr Ali Bongo d’avoir été élu grâce à la fraude et une mauvaise gouvernance du pays. Mais quelle disposition d’esprit étriqué de faire de son acte de naissance un projet d’exclusion à la candidature présidentielle ? Ce type de combat se révèle des échecs sinistres et se décompose dans les violences, le bain de sang, le despotisme, la corruption généralisée et la misère. L’histoire est faite non seulement d’évolutions et d’événements, mais aussi et surtout de décisions prises et appliquées par des acteurs qui ont la capacité de bouleverser le cours apparemment irréversible des choses de façon résolument illogique. Je l’avais souvent dit et je le répète. La disparition de Feu Gnassingbé Eyadema, souhaitée brutale par certains, ne mettrait pas un terme au système pervers qu’il avait présidé. Le combat contre son fils et successeur, Faure Gnassingbé, ne doit donc pas se focaliser sur cette réalité. En ne comprenant pas cela, les incendiaires qui se croient des pompiers mènent un combat d’arrière-garde funeste.

Il est faux de penser que l’histoire ne repasse pas les plats ; elle ne fait que ça et même sa principale spécialité est le réchauffé ou le surgelé. Mais il est vrai de dire que la liberté des individus dans un pays ne dépend pas seulement de la manière dont le pouvoir est octroyé, suffrage universel en l’occurrence, elle dépend aussi de la manière dont ce pouvoir est exercé, une fois conquis. Le cas de Jerry John RAWLINGS au Ghana que les opposants togolais admirent est un exemple. Peu importe d’avoir élu quelqu’un s’il possède ensuite toute faculté de m’opprimer, de m’ignorer, de me gruger, de me mentir tout le temps et de me plonger dans la misère et dans la dépendance. La liberté ne découle pas du seul fait électoral. Un gouvernement régulièrement élu peut être oppressif, envahissant, vindicatif et arbitraire.

Nous devons faire attention au jeu pernicieux qui se joue dans notre pays et qui nous crée tant de malheurs et de retards depuis 26 ans. Nos opposants comme leurs alter-egos du pouvoir ne sont pas tous des démocrates. Incapables de s’unir ou de rester unis dans leurs propres partis, comment pourront-ils unir toute la nation s’ils parviennent un jour à la direction du pays ? Par ailleurs, le PRR n’attaque pas le Chef de l’Etat actuel parce qu’il est le fils du défunt Président Eyadema, ou plus, parce qu’il est parvenu au pouvoir en marchant dans le sang de centaines de nos compatriotes. Mais nous portons des critiques objectifs parce que le pays va à la dérive et la misère se répand partout à vive allure. Une infime minorité détruit l’âme de la nation et s’accapare des richesses nationales en complicité avec des étrangers. Ils cumulent des emplois, se livrent avec rapacité à la concussion, affichent une rustre incompétence, détruisent nos universités, abandonnent nos hôpitaux et écoles à la dégradation, forcent nos jeunes à la dégénérescence intellectuelle ou à devenir des gourgandines, etc. Ils sont un danger pour le Chef de l’Etat lui-même et pour notre patrie.

La minorité et les agitateurs professionnels sont en connivence et mènent un combat d’arrière-garde. On ne trouve pas parmi eux des patriotes aspirant en faveur de la masse du peuple et à la réforme entière de la société. Ils s’entendent plus facilement à l’Assemblée nationale et sans tintamarre pour augmenter leurs rémunérations de 71 à 125%. Mais ils n’arrivent pas à s’accorder pour faire des réformes constitutionnelles et institutionnelles devant garantir la paix et la stabilité dans le pays. Pourquoi est-il si difficile à ces députés d’exiger la mise en place du Sénat ou de réviser la Constitution pour le supprimer ? Aucun parmi eux, malgré les interpellations du PRR, ne revendique la création du Conseil Economique et Social et le respect des articles 132 à 136 (totalement ignorés) de la Constitution en vigueur?

Dans le brandon de discorde actuel, l’extrême corruption des mœurs et nos finances publiques mises en banqueroute, comment peut-on croire encore qu’une faction d’agitateurs sans d’autres mérites ou capacités peut à elle seule redresser notre pays ? Que ceux qui ont exposé notre patrie à des retards, à l’archaïsme, à des déchirements et finalement à la faillite cessent leur jeu destructeur. Le peuple togolais ne doit pas continuer à être le jouet de leurs inconséquences. Nous maîtrisons difficilement nos colères car comment comprendre que les deux députés proclamés de l’opposition et le troisième dit de l’UNIR de la préfecture des lacs ne soient pas intervenus pour empêcher que deux pierres soient prises au mépris de la tradition vieille de 354 années ? Qui est cette autorité qui a donné l’ordre pour déployer des forces publiques pour permettre la prise de la seconde pierre ? Vous divisez le pays pour assouvir vos bas instincts. Vous affaiblissez l’autorité de l’Etat et vous dégradez les mœurs publiques.

Sachez que les comportements et les lois qui ne découlent pas des lois éternelles de la justice et de la morale ne sont que des attentats de la bêtise, de la cupidité, de la vanité, de l’ignorance et de despotisme contre l’humanité. Le PRR saisit l’occasion pour demander encore la rencontre républicaine entre le Chef de l’Etat et le Chef de file l’opposition pour signer un pacte patriotique, destiné à l’apaisement politique et social dans le pays, et à la mise en place d’un gouvernement de salut public et de redressement national. Ce qui s’est passé à Aného est un symptôme de la profonde division des esprits et des cœurs et un présage des infortunes qui nous menacent si nous ne nous ressaisissons pas vite.

Au Mali, en Guinée, etc ; les Chefs de ces Etats et les Chefs de file des oppositions se rencontrent pour échanger et partager des solutions afin d’éviter à leurs compatriotes des déchirements et l’aggravation de la misère. Les temps sont durs et nous devons en prendre conscience rapidement. Au PRR, nous souhaitons que notre patrie devienne le modèle des nations, tout au moins dans la sous-région ouest-africaine. Si elle ne parvient pas vite à être l’effroi des oppresseurs, qu’elle serve de consolation aux opprimés, d’ornement de l’univers et qu’en scellant ensemble notre ouvrage, nous puissions voir au moins briller l’aurore de la félicité universelle. Nous ne voulons plus subir les égarements des perfides et les intrigues de la mauvaise foi. Que Dieu Tout-Puissant nous inspire et nous aide à faire échec aux factions, qui sont un mélange de vanité, d’intrigue, de fausseté, de vénalité et de corruption. Faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour protéger notre peuple contre de nouvelles convulsions sociales. Que Dieu Tout-Puissant, Clément et miséricordieux, aide le Chef de l’Etat à s’apercevoir vite que les révolutions sont les suites nécessaires aux longues injustices sociales et qu’il mette un terme aux graves forfaitures de la minorité qui nous amène au chaos.

Fait à Lomé : le 5 Septembre 2016

Nicolas LAWSON

Président du PRR

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24 août 2016 3 24 /08 /août /2016 13:34

MANIFESTE POUR LA GRANDE BATAILLE

DU DEVELOPPEMENT DU TOGO ET DE LA SOUVERAINETE DE SON PEUPLE

Toutes les nations ont les moyens de sortir de la faillite. Elles ne doivent alors dépendre que de leurs ressources humaines et physiques sinon du maraudage et de la domination d’autres nations. Après les deux guerres mondiales, nous avons assisté à la reconstruction rapide et exceptionnelle des pays détruits en Europe et en Asie. L’expérience de l’Allemagne après 1945 avec le redressement spectaculaire de la RFA sous la direction de son nouveau chancelier, âgé de soixante-treize ans, Konrad Adenauer et de son ministre de l’économie Ludwig Erhard est un modèle, de même que celle du Japon avec l’assistance du Général américain Marc Arthur.

Nous sommes persuadés au PRR qu’aucun peuple ne peut être heureux si ses élites ne prennent en mains le contrôle de l’économie nationale et à la place d’une bureaucratie formaliste et des prédateurs étrangers, elles n’imposent un ordre politique et social, qui permette une activité économique saine et équitable. Nous croyons sincèrement aux vertus d’une morale sociale forte et à un Etat puissant. Seul un tel Etat peut assurer et sauvegarder la discipline, l’orientation, la vision, la confiance et l’espoir à la nation qui, sans lui ne peut que rester figée dans le marasme et la dépendance. Le Togo doit impérativement et urgemment se doter d’un plan optimiste, résolument tourné vers l’avenir. Le pays doit se remettre positivement en marche et tourner le dos aux divisions partisanes, aux anathèmes des factions et à leurs ostracismes, intolérances et agitations nuisibles. De multiples talents existent à l’intérieur et à l’extérieur du pays. Il est impérieux d’adopter un plan, plutôt un chef-d’œuvre de projets auquel les togolais peuvent accrocher leurs rêves et espoirs et engager leurs énergies et leurs dévouements. Incontestablement, ils sont très majoritairement plongés aujourd’hui dans un profond désespoir. La misère, qui règne dans nos villes et villages, peut les conduire à des violences ou favoriser les esprits fascisants et les agitateurs professionnels.

La minorité qui s’accapare des ressources nationales et ceux qui cumulent des postes de responsabilité sans produire des résultats sont non seulement un danger pour la cohésion nationale mais aussi une menace pour le Chef de l’Etat. La solution ne peut pas résider dans le statu quo actuel ni dans une confrontation partisane. Elle doit se trouver dans un cadre social, politique et moral solide. La justice sociale, l’Etat juste et fort, les traditions de solidarité et la morale, des valeurs bien ancrées, sont autant d’éléments constitutifs de ce cadre. En feront aussi partie, les politiques économique, sociale et fiscale qui assurent l’équilibrage des intérêts particuliers, protègent les faibles, refrènent les excès, limitent les pouvoirs, fixent des règles du jeu et font respecter celles-ci.

Le PRR opte donc pour le choix d’un système d’économie sociale de marché, qui peut avoir l’air d’une économie mixte. L’Etat togolais doit disposer du contrôle au moins d’une grande Banque d’investissement et de développement sinon de plusieurs autres banques pour financer à des taux très réduits le secteur privé, le développement de l’agriculture et de l’élevage, le secteur de l’artisanat et le secteur informel pour intégrer progressivement mais très rapidement une large partie dans le secteur formel. Les gouvernements du chancelier Konrad Adenauer et du Général Charles De Gaulle avaient mis en place une telle économie sociale de marché. Les pays scandinaves ont également mis en œuvre des programmes sociaux avec des filets de sécurité sociale ou autres indemnisations pour la prise en charge des plus démunis, etc. Aujourd’hui, aucun prétendu expert et aucune institution supranationale n’a l’autorité morale de nous interdire le choix de mise en application de programmes sociaux ou de nous contraindre à celui d’une politique d’austérité économique suicidaire et propagatrice de la misère. Il ou elle n’ose qu’à cause de la gabegie dans notre gestion économique et à la corruption généralisée dans notre pays. Le lézard ne peut entrer dans le mur s’il n’est pas fissuré (aime à répéter feu Gnassingbé Eyadema).

Pour rendre efficace une économie sociale de marché, elle doit fonctionner sous la tutelle d’un management tripartite constitué de l’Etat, des chefs d’entreprises et des syndicats. Il nous faut donc renforcer les syndicats dans le pays et constituer pour nos sociétés publiques des conseils de surveillance choisis par les trois secteurs ci-dessus mentionnés. L’objectif est de propulser le Togo au zénith de l’ordre économique sous régional en moins d’une décennie. Personne ne peut nous faire croire qu’il existe actuellement au Togo un secteur privé capable de soutenir la croissance économique du pays et son développement. L’évasion fiscale phénoménale organisée par des prédateurs bien identifiés est un crime grave contre notre patrie et un sabotage de la politique du Chef de l’Etat. Le gouvernement a besoin de ces capitaux détournés pour financer des programmes sociaux et pour maintenir la paix sociale. L’endettement auprès du secteur privé international nous maintient dans la dépendance et ne permet pas de constituer une épargne nationale, qui est absorbée par les intérêts de la dette.

Il faut alors et impérativement compenser la rareté et la cherté de l’investissement privé par l’investissement public, lui-même rationnellement et raisonnablement financé par un déficit volontaire du budget de l’Etat. Le gouvernement doit créer ce déficit pour l’investir dans les secteurs de l’éducation, de la santé, de l’agriculture et dans des projets productifs créateurs d’emplois et d’amélioration du pouvoir d’achat des travailleurs. Vouloir à tout prix équilibrer le budget de l’Etat, suivant des dogmes à l’évidence fumeux, surtout en période de récession ou de marasme économique, est le loisir des bureaucrates et des spéculateurs. John Menard Keynes avait mis l’accent sur le recours de l’Etat à une politique fiscale basée sur la dépense publique, les déficits, l’impôt et les taxes. Ces outils permettent la gestion de la demande globale en vue d’assurer le plein emploi. Nous n’avons pas d’autres choix car notre démographie galopante, le chômage massif dans la population, l’oisiveté du plus grand nombre, etc, sont des bombes à retardement.

Quand nous aurons une croissante réelle suffisante, en dehors des transferts de la diaspora et après avoir renforcé le secteur privé, alors nous pouvons réduire progressivement certaines dépenses publiques. De telles politiques avaient déjà été mises en œuvre aux Etats-Unis, au Royaume Uni, au Japon, etc. C’est un tel capitalisme de gestion à vocation sociale qui peut nous sortir de l’impasse actuel, nous permettre d’éradiquer la pauvreté et de préserver la paix et la stabilité. Le Togo doit se revivifier, se transformer en profondeur et devenir très productif.

Le 24 Octobre 1929, quand la bourse de New-York s’effondra et que les Etats-Unis se retrouvèrent avec un taux de chômage de 25%, un PIB réduit de moitié, la situation avait conduit les américains à donner au Président Franklin Roosevelt, qui entra en fonction en Mars 1933, le mandat suivant : « Faites quelque chose, et faites-le vite ». Il expliqua alors à ses concitoyens apeurés que seule était à craindre la peur elle-même. Il entreprit donc en premier de restaurer la confiance. Il décréta la fermeture temporaire des banques, mit en place des programmes anti-pauvreté, des aides sociales et alimentaires et proposa la planification. Si nous considérons que seulement 0,73% de notre population travaille dans la fonction publique contre plus de 12% en France et plus de 6% en Allemagne et que des millions de nos compatriotes vivent dans l’oisiveté et la précarité, nous en déduirons qu’il nous faut véritablement un plan d’urgence humanitaire.

Le Togo a indubitablement rendez-vous avec son destin. Ma génération doit enfin comprendre que les proclamations creuses et les discordes politiques sont funestes et ne sont pas à la hauteur des espérances de notre peuple. Nos devanciers ont rêvé que la patrie serait une nation pilote. Il nous revient d’éviter à nos concitoyens et à nos enfants les divisions et les désordres pour ne pas empoisonner durablement leurs vies. Il y a eu déjà trop de vies détruites par la faute des politiciens. Des centaines de milliers de nos compatriotes sont tiraillés entre la peur, le désir de vengeance et le désespoir. Ceux, qui sont laissés-pour-compte, vivent dans les frustrations, avec des ressentiments et sont emprisonnés dans une logique de violence. Nous devons comprendre que des institutions politiques ne suffisent pas à bâtir une nation. Le pays a surtout besoin d’une économie forte, des mœurs assainies, la paix dans les esprits et dans les cœurs.

C’est indispensable de conjuguer la force de la politique avec l’efficacité de l’économie. Même les animaux ne peuvent pas cohabiter pacifiquement quand certains sont repus et les autres affamés. Il ne peut y avoir de démocratie sans un minimum de développement. Peut-être une démocratie tropicale avec des dizaines de partis politiques ? Non ! C’est l’industrialisation qui a donné naissance à la démocratisation. Par conséquent, notre vision est de construire au Togo une économie sociale, planifiée et moderne, qui libèrera les togolais des affres de la misère et de l’ignorance. Il importera de subventionner massivement les secteurs de l’agriculture et de l’élevage comme en Europe, aux Etats-Unis, en Chine, au Japon, etc. Il faudra certainement avoir une foi inébranlable dans la prévision, la rationalisation, la quantification et surtout dans la planification pour parvenir à écarter les obstacles de la bureaucratie et de son inefficacité. De toutes les manières, nous avons tiré les enseignements des expériences du passé de certains pays dans le monde.

En prenant conscience que la politique que nous avons menée jusqu’ici est mesquine et néfaste et que ses effets sont dévastateurs pour la masse de notre peuple, alors nous identifierons clairement la pauvreté comme le problème prioritaire de notre société. Il s’impose de retenir le modèle de l’économie sociale de marché accompagnée par un plan quinquennal de développement, le tout administré par un ensemble d’agences gouvernementales créées pour les objectifs à atteindre. Dominant de son autorité cet ensemble, l’Etat devra apporter l’impulsion nécessaire pour garantir la croissance économique et le développement. L’Etat, juste, fort et impartial, veillera à ce que le développement s’accomplisse dans l’intérêt de la nation et non en faveur d’une minorité. Le système doit éviter la complexité et la lourdeur qui font échouer les meilleurs plans. La production et la consommation doivent garder une comptabilité minutieuse de toutes les activités comme si l’économie peut être quantifiée et réglée avec la même précision qu’une expérience de physique. Cependant, chacun sait qu’il n’existe pas encore une méthode infaillible pour développer un pays pauvre. Mais de bons exemples existent qui peuvent servir de modèles.

Il est possible d’insuffler à notre pays un dynamisme voulu et de maîtriser les ratés que le système choisi peut générer. On doit éviter les réglementations tatillonnes, les quotas, les tarifs régulés, les autorisations et permis divers qui peuvent contrer et décourager les initiatives de la part des chefs d’entreprises. Dans le même temps, nous devons former assez sinon plus d’ingénieurs, d’infirmiers, d’enseignants, d’agronomes, de docteurs, etc. Les sciences, les mathématiques et les techniques doivent être les principaux outils au service du développement du pays. Au PRR, nous affirmons sans ambages que le développement du Togo est l’objectif prioritaire de notre mouvement. Nous avons la clé du redressement économique du pays. C’est donc pour nous et dorénavant la seule croisade qui vaille, surtout celle contre la pauvreté et l’ignorance.

La grande bataille des patriotes est celle de la transformation en profondeur de notre société. Nous devons moraliser nos mœurs, réformer et moderniser les secteurs de l’éducation, de la santé, de la justice, de l’agriculture, de l’habitat, etc. Déjà en son temps, Adam Smith se préoccupait dans son livre la richesse des nations de répondre en priorité aux questions sur les moteurs de la croissance économique et de comment accélérer celle-ci. Le développement doit être planifié car il détermine la qualité de l’état démocratique d’un pays. En organisant le système des Banques Centrales et la pénurie de capitaux dans nos pays, nous sommes livrés à la pauvreté permanente, à l’instabilité politique variable et à la dépendance continue. Les infrastructures, qui sont financées par des crédits privés permettent la ponction rapide de nos ressources naturelles mais pas l’animation de la vie civique et commerciale autonome.

Encore aujourd’hui et après plus de 56 ans de pseudo-indépendance, l’enseignement primaire et la santé publique restent à l’état d’ébauche. La masse de notre peuple affronte toutes les pénuries, la dégradation de son environnement, le harcèlement bureaucratique, la corruption et elle attend toujours de voir venir de véritables réformes sans cesse promises mais jamais réalisées. Le pays est ainsi en plein processus d’autodestruction. La culture politique doit irrécusablement changer. Il nous faut d’abord une révolution culturelle semblable à celle qui avait été réalisée en Chine sous Mao Tsé-toung, qui avait apporté la preuve qu’une société décadente peut être purifiée et ramenée sur la voie du renouveau et du progrès. Pas plus qu’un coq, en chantant, ne fait se lever le soleil. Il est ainsi évident qu’un seul parti ou une coalition fractionnelle, au pouvoir ou dans l’opposition, ne peut redresser notre pays dans son état actuel. C’est la raison pour laquelle les forces incontournables de l’histoire et la providence nous forcent à nous unir pour y parvenir.

Il est vrai que les rapports politiques et même sociaux dans le pays demeurent empreints de méfiance et d’aigreur mais cela ne doit pas nous empêcher de voir les dangers qui nous menacent et les lourds défis que nous devons relever. Il nous faut sans tarder accomplir les profondes réformes humaine, politique, sociale et économique pour réorienter la nation vers l’horizon de la paix civile, de l’unité et du progrès. Le pays a subi depuis 1985 beaucoup de retards, de confusion et de malheurs. Il doit maintenant se plier à une rude période d’adaptation et de ressourcement afin de maîtriser son destin. Il faut redonner au peuple le pouvoir de décider de la loi fondamentale qui doit le guider dans les années à venir. En dégageant une large majorité pour approuver par référendum une nouvelle constitution, il aura la fierté d’être le souverain et maître de son destin. Il s’agira ensuite de fonder une nouvelle République débarrassée des querelles intestines et partisanes, qui nous minent depuis 1990 et nous empêchent de vivre dans la concorde et dans le bonheur. Que peut faire aujourd’hui de grand un quelconque gouvernement sans la confiance chaleureuse du peuple ? L’enjeu ne peut pas être de retourner dans le passé mais d’assurer l’avenir.

Qui peut nous prouver que les fiefs politiques, professionnels, journalistiques d’aujourd’hui, fussent-ils additionnés, expriment la volonté du peuple ? D’ailleurs, ils ne défendent pas son intérêt collectivement. Toute coalition contre un référendum sera une lèse-nation et donc funeste au renouveau dans le pays. Nous savons qu’il y a des factions minoritaires avec leurs clientèles frondeuses, méfiantes et confortables dans leurs micmacs et intrigues dont les attaques contre le pouvoir semblent être leurs seuls fonds de commerce et bien commodes pour exploiter les frustrations et les ressentiments. Mais il est temps maintenant de mettre un terme à ce jeu toxique, irresponsable et tragique. Nous sommes fatigués des factions qui s’érigent face à face dans des remparts théoriquement inexpugnables et qui nous entraînent depuis 25 ans de crises en crises. Elles trouvent leurs comptes mais le peuple demeure le dindon de la farce et subit les infortunes corrélatives de ce jeu malfaisant. Les divisions chroniques des politiciens provoquent trop de tragédies dans les profondeurs nationales. Les séquelles de leurs déchirements ou confrontations nous conduisent au chaos et certains prennent plaisir à souhaiter une révolte populaire dont nul ne sait comment la maîtriser si elle survient. La raison nous commande d’arrêter cette hystérie. Que Dieu Tout-Puissant nous aide à préserver notre unité nationale, la paix sociale et à bâtir une nouvelle société de solidarité, de sagesse, de fraternité, de justice sociale et de dignité pour tous afin que fleurisse le renouveau du Togo.

Nicolas LAWSON

Président de l’Institut des Affaires Economiques (IAE)

Président du PRR

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11 août 2016 4 11 /08 /août /2016 11:38

MISSIVE AU PEUPLE TOGOLAIS POUR PARTAGER L’ESPOIR

Depuis le début de notre jeune histoire, des épreuves les plus diverses nous étreignent. La nature des choses, utilisée par la politique, continue de nous diviser. Pour que notre ensemble humain ne se rompe, nos hommes politiques doivent absolument transcender les justifiables ressentiments ambiants et les frustrations qui perdurent, dans l’unique but de préserver l’unité nationale et de demeurer aux bons soins de la divine providence. Le dessein est de sauvegarder les intérêts majeurs du Togo d’aujourd’hui et les espoirs de demain de ses enfants. Après toutes les humiliations et les répressions endurées à cause de la politique, le peuple, voué aux convulsions politiques et sociales, aspire à la liberté, à la paix, au progrès, à l’ordre et à la justice. Il faut dorénavant que tous les besoins élémentaires de la population reçoivent satisfaction, que l’Etat soit debout, que la cohésion sociale soit fondamentalement rétablie, que l’espérance soit ranimée et que le prestige de la patrie soit restauré.

C’est incontestable qu’il y a de multiples et légitimes récriminations du fait de la gouvernance du pays. Mais les surenchères, les prétentions et autres ambitions politiciennes ne doivent plus se lever contre les intérêts de notre peuple, qui a subi tant de malheurs depuis des décennies. La multiplicité des tendances, nos individualismes et nos ferments de division réduisent l’Etat et la politique à demeurer une scène de confrontation d’inconsistantes idées, de rivalités fragmentaires et de postures surannées et dangereuses. Il urge de doter notre patrie d’une nouvelle République, capable de relever les grands défis du moment et de répondre du destin du Togo, pays pilote et l’or de l’humanité. Pour y parvenir, il ne faut plus laisser le régime des partis politiques ou plutôt des factions politiques étaler sa nocivité.

L’approbation directe par le peuple d’une nouvelle constitution est donc indispensable sinon nécessaire. C’est d’ailleurs éminemment le moyen le plus démocratique et l’expression la plus indiquée et la plus légitime de la souveraineté du peuple. Comment peut-on s’opposer à un référendum quand la classe politique est si divisée comme la nôtre ? Il faut admettre qu’un tel recours exige une ferme détermination de la part du Chef de l’Etat, qui en a l’initiative conformément aux dispositions de la constitution en vigueur. Le préalable d’une large consultation est exigible et la mise en place d’une commission d’élaboration de l’avant-projet du texte est impérative. C’est dans cet état d’esprit que notre parti, le PRR, avait écrit au Chef de l’Etat et au Chef de file de l’opposition pour leur proposer de se rencontrer pour conclure un pacte patriotique.

L’option du référendum mettrait un terme au jeu de : « Je viens ou je ne viens pas. Je fais ou je ne fais pas. C’est toi, ce n’est pas moi », auquel se livrent la majorité et la minorité à l’Assemblée nationale. Elle mettra également un terme à l’écheveau des combinaisons, des intrigues et des appétits aux portefeuilles de certains individus et leurs partis. Puisque le bien public et la dignité nationale ne priment plus et que le peuple est résigné devant les dérisoires figures du folklore des partis politiques.

Le choix du référendum permettra de résoudre le problème pénible de la démocratie au Togo pour libérer nos énergies afin de les consacrer à la mise en œuvre d’une politique de transformation économique et sociale de notre patrie. Qu’importe que les positions partisanes se raidissent ! Ce sera comme d’habitude une posture de factieux. Il ne peut y avoir qu’eux pour douter que la situation économique et sociale de notre pays est si préoccupante qu’à moins d’aller à la dérive jusqu’au déchirement national, elle exige un ressaisissement et un redressement. Il faut rapidement des consentements et des ardeurs des patriotes pour remobiliser notre peuple. En se prononçant lui-même à nouveau sur une nouvelle constitution, il aura la fierté de reprendre son destin en main. Nous devons savoir que rien ne justifie de lui proposer un retour en arrière quand il est établi que la vie est évolution et progrès. Le référendum devra permettre de remettre la République en équilibre et de rétablir l’Etat à la fois dans son autorité et dans la confiance nationale.

Dans une période d’incertitude généralisée, de violences, de terrorisme et de difficultés économiques et sociales, c’est à une transformation profonde maîtrisée qu’il faut recourir et non à une révolution politique sans aucune certitude. La République doit inévitablement se renouveler pour devenir une République démocratique et sociale. Le référendum sera un nouveau contrat que le Togo du passé, du présent et de l’avenir devra nous imposer pour échapper au désastre. Il n’y a que des factions politiques pour avoir des arrière-pensées car le peuple togolais ne peut pas dans son immense majorité s’opposer au choix d’être l’arbitre des dissensions entre les partis et entre les députés.

Toute œuvre nationale pour réussir exige l’adhésion des esprits. Le revenu total, que l’Etat perçoit sur le travail et les capitaux des togolais pour financer son fonctionnement pour nous conduire, nous rendre justice, nous instruire, nous soigner, nous défendre, pour développer des infrastructures, etc ; doit aussi servir à assister les enfants du Togo dans les épreuves. La solidarité nationale devra être une valeur cardinale dans la nouvelle constitution. Il n’y a rien qui vaille en dehors des réalités. C’est certain qu’il y aura des compatriotes pour manier en tous sens et dans l’abstrait le kaléidoscope de certaines théories. La voltige des idées et des formules que pratiquent les jongleurs de doute et d’intolérance, les illusionnistes et les acrobates de la démagogie ne manqueront pas. Il reviendra au Chef de l’Etat de provoquer les expertises et les propositions puis de choisir et d’endosser. Personne ne peut et ne doit se substituer à lui.

A cette période de la compétition exacerbée, le Togo doit être flexible et efficace. Il lui faudra savoir se transformer profondément. Il nous faut également épargner à notre peuple de rudes secousses et atténuer la virulence de nos conflits politiques et sociaux. Nous devons saisir l’occasion pour imposer à nos entreprises les règles de la productivité et l’esprit de conquête. Notre nouvelle constitution devra nous prescrire l’élaboration de plans de développement parce qu’un plan embrasse l’ensemble de la société, fixe les objectifs, établit la hiérarchie des urgences et des importances, introduit parmi les responsables et dans l’esprit public le sens de ce qui est juste, ordonné, global et continu.

La santé de notre peuple et l’état de notre économie vont déterminer notre progrès et la solidité de notre démocratie. Nous devons œuvrer pour constituer une épargne nationale importante pour financer l’activité économique et cesser de recourir à des emprunts à l’étranger à des taux trop élevés. La faiblesse de notre économie étouffe l’essor du pays et empêche de réelles croissances économiques. Cette réalité finit par susciter des troubles sociaux et hypothéquer notre indépendance nationale. Il est impératif d’encourager tout ce qui contribue à la paix civile et décourage la corruption.

L’alliance des chimères, des chantages et des lâchetés continueront de porter de mauvais coups au bonheur de la masse de notre peuple. Celle-ci porte en elle les motifs d’une insatisfaction massive. Nous devons sans délai la guérir de cette infirmité morale. Le déficit de notre budget et le niveau élevé de notre dette extérieure exigent de la part de nos politiciens l’arrêt de leurs confrontations politiciennes et l’adoption de l’esprit de responsabilité. La remise en ordre politique du pays commande de stabiliser notre situation financière, monétaire, économique, sociale et d’appuyer sur le frein de la flambée du coût de la vie sans une augmentation corrélative du pouvoir d’achat des travailleurs et des étudiants.

Je prie avec les membres de notre parti, avec tous les sympathisants et les patriotes pour que l’instinct du salut inspire le peuple togolais et la majorité des hommes politiques. Nous ne devons pas continuer à faire de la politique comme depuis presque trois décennies. Nous avons l’obligation de sortir de la facilité et de la peur des sectaires pour faire les efforts du travail en commun en vue du renouveau. Notre génération n’a pas le droit de dissiper jusqu’à la substance de la patrie et d’affecter sa dignité et son honneur. Si nous continuons à nous opposer aussi cyniquement les uns aux autres et en ignorant la souffrance ainsi causée à la masse de notre peuple, le déclin du pays sera irréversible. Cessons de couver des œufs de serpents dont les venins paralysent le corps social et nos imaginations créatrices. Nous sommes tous des enfants de Dieu et nous avons droit à nos opinions et au bonheur.

Enfants du Togo, ne laissez plus les politiciens vous opposer les uns aux autres. Notre pays regorge d’énormes ressources physiques et humaines. Nous sommes capables d’être un grand peuple. L’union des grands peuples ressemble à l’équilibre d’un homme qui marche. Elle se défait et se refait sans cesse. Allons de l’avant. Nous n’avons qu’à mépriser l’imposture, la méchanceté et la médiocrité. En restant loyaux et sincères, le génie togolais se chargera de simplifier les choses et de réconcilier pour nous. Qu’importe que nos opinions diffèrent, nous avons l’obligation de rester d’accord sur les principes de la justice, de l’amour et de l’honneur. Nous sommes entrain de périr de la lutte de nos égos et de la démission de nos consciences.

La lutte démocratique ne doit plus être un masque qui couvre les ambitions personnelles, les vices et qui méprise la vertu. Il est maintenant temps de libérer le droit du peuple à déterminer son destin. Notre génération ne doit plus continuer à mentir aux jeunes et à exploiter leur frustration. Ils sont le Togo de demain. Il ne faut plus imposer à leurs imaginations, à leurs raisons, à leurs consciences nos préventions, nos mensonges et nos divisions. Rendons-leur un Togo plus respectable, c’est-à-dire purifié du tribalisme, du sectarisme, des ressentiments, de la corruption, des injustices, des mensonges, des calomnies et de la médiocrité.

Nous devons enseigner à nos enfants à chérir la vérité, le courage, la solidarité, la justice et l’amour de la patrie. Ils doivent se tenir bon dans la rue, à l’école et à la maison. Notre tâche est désormais une tâche d’hommes, en faisant la distinction entre l’honneur et le déshonneur. Le PRR encourage le Chef de l’Etat à imposer les réformes sans peur de quoi que ce soit et de qui que ce soit. Notre parti demande à UNIR de s’engager résolument dans la recherche du compromis historique, de prolonger l’offre de dialogue et de préserver par-dessus tout l’unité nationale et l’esprit d’équité. Nous demandons au parti ANC et les autres partis de s’engager sans peur et condition préalable dans un dialogue courageux, franc et sincère avec le parti UNIR pour conclure un accord fraternel historique sans facilitateur étranger.

Il faut une force spirituelle pour faire échec à certains maux. Seuls les grands hommes et les cocardiers sont capables d’une telle force. Le Togo doit se renouveler. Les patriotes et ses amis attendent qu’il se renouvelle. Son renouvellement sera pour nous tous le départ d’une véritable paix, d’une réelle stabilité politique et d’un progrès général. Que Dieu veille sur nous et nous inspire pour servir notre patrie positivement et reconstruire une nation dans laquelle les togolais vont réapprendre à se comprendre, à se respecter, à s’aimer et à s’entraider.

Nicolas LAWON

Président du PRR

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18 juillet 2016 1 18 /07 /juillet /2016 12:19

MISSIVE DU PRR AU PEUPLE TOGOLAIS

(18 JUILLET 2016)

A la conférence nationale souveraine de Juillet-Août 1991, j’avais affirmé que notre devoir était désormais de répondre au nom du Togo ; que l’Etat dont nous aurions la charge devrait prendre en héritage son passé, ses intérêts du présent et ses espoirs de demain. Il est aujourd’hui patent que notre génération, rassemblée dans cette salle FAZAO de l’hôtel du 2 Février, a échoué. En ayant adopté l’Acte 7 (Loi fondamentale), en ayant élu un Premier Ministre avec des pouvoirs quasi-présidentiels et en ayant mis en place le Haut Conseil de la République (HCR), l’organe suprême de la Transition, malgré les vives tensions de l’époque et les diverses menaces, la Conférence nationale souveraine avait atteint ses objectifs.

Malheureusement, la propension des politiciens togolais à la division, au verbiage creux, à des ambitions personnelles exacerbées, à des prétentions délirantes et à des surenchères destructrices, etc, a coûté depuis 25 ans à la masse de notre peuple des malheurs inouïs. Ce n’est donc pas la Conférence nationale souveraine qui a échoué mais incontestablement les politiciens togolais. Cette assise nationale historique nous avait permis de créer des fractions discordantes, qui n’ont cessé de s’attaquer les unes aux autres et qui ont fini par réduire l’Etat ou la politique à n’être qu’une scène pour la confrontation d’inconsistantes idées, de rivalités fragmentaires et de simulacres d’actions sans intérêt pour la masse du peuple et sans portée. Or l’Etat et la politique doivent être l’instrument pour forger l’unité nationale et pour préserver les intérêts supérieurs du pays.

Ainsi, depuis 25 ans, nous n’avons pas réussi à doter le Togo d’une République capable de répondre de son destin (Or de l’Humanité), d’éradiquer la pauvreté dans le pays et d’élever tout le peuple à la dignité humaine. Pour continuer le folklore et au mépris des conditions économiques et sociales dans le pays, une parodie de nouvelle conférence vient d’être organisée dans le même hôtel, en y invitant étrangement des étrangers non concernés par notre destin national mais en oubliant notre Diaspora, qui contribue chaque année à plus de 3,5% de la croissance de notre économie. La démocratie est confondue à un régime de partis, qui étale sa nocivité et qui sert de couverture à de petits ambitieux, figurants d’un jeu de tartufe cruel pour la masse du peuple et dégradant pour notre patrie. La roue tourne implacablement vers le chaos. Tandis que se noue et se dénoue sans relâche depuis 25 ans l’écheveau des combinaisons, des intrigues et des trahisons dans cette classe politique sans vision, sans humilité et sans humanité. Quel drame !

L’Etat n’a plus une réelle emprise sur le cours des choses et le désordre s’est installé dans le pays. Le spectacle scandaleux que les partis concernés présentent au peuple et leurs appétits impatients pour des prébendes conduisent à les ébranler dans leur propre sein par des discordes et des dissidences. Le bien public et la dignité nationale ne sont pas leurs soucis. Le Chef de l’Etat, s’il n’est pas complice, préside avec une coupable désinvolture aux dérisoires figures de ce ballet tragi-comique. Quant aux questions extérieures, c’est de la mendicité et c’est une figuration diplomatique. En fin de compte, l’étranger détermine et obtient ce qu’il attend du Togo. Les problèmes cruciaux et de longue haleine, comme ceux de la santé, de l’éducation, du coût et de la qualité de la vie, de l’agriculture, des communications, de l’environnement, du logement, de la morale publique, etc, accumulent de redoutables retards, qui compromettent gravement l’avenir de millions d’enfants. Plus de 95% des jeunes sont abandonnés par l’Etat. Aussi sans formation professionnelle et sans emplois, ils constituent une dynamite menaçante pour la paix civile et la stabilité politique.

Avec l’inconsistance officielle actuelle, à moins de continuer à aller à la dérive jusqu’au déchirement national, la situation ne peut avoir d’autres issues que le renoncement de la minorité à la poursuite du pillage des ressources nationales, à l’arrêt de sa confiscation du pouvoir politique, social et syndical, à son acceptation volontaire pour une transformation globale et profonde dans le pays et de la mise en œuvre des réformes politiques et institutionnelles. A cause de la misère ambiante et des injustices sociales graves qui menacent la paix civile et la stabilité politique, il ne suffira pas seulement de faire les réformes institutionnelles et constitutionnelles, il faudra impérativement des réformes économiques, sociales, environnementales et morales. Il faudra aussi restaurer la confiance du peuple, son consentement et mobiliser toutes les énergies et les ardeurs pour le redressement national.

Le PRR propose avec discernement une transformation profonde de notre société, non pas une révolution car cette dernière risque d’être dévastatrice. Il faudra alors à la barre de l’Etat un capitaine doté d’une imagination créatrice féconde et capable de résoudre les graves problèmes auxquels est confrontée la nation. Chacun doit savoir que la politique et l’économie sont liées l’une à l’autre comme le sont l’action et la vie. Sans la vie, il n’y a pas d’action et une économie anémiée conduit à une politique désastreuse.

Nous devons sans délai mettre un terme à la virulence des conflits politiques, à l’ostracisme des médiocres à l’endroit des plus brillants, à la corruption généralisée et à l’arrogance de ceux qui ont une parcelle de pouvoir, etc. Les lois aujourd’hui sont le rendement, l’accélération et la capacité de faire mieux que les autres ce que l’on fait. Il nous faut un plan de développement national qui embrasse l’ensemble de la société, fixe des objectifs à la hauteur de notre ambition nationale, qui établit une hiérarchie des urgences et des importances et qui introduit dans les esprits public et privé le sens de ce qui est global, ordonné et continu.

Chers compatriotes, c’est pour nous au PRR une ardente obligation d’encourager l’esprit d’entreprise, de contribuer à la paix sociale, d’agir pour procurer à notre patrie l’influence internationale et pour éradiquer la misère dans le pays. L’alliance des chimères, des chantages et des lâchetés ne nous décourage pas. Nous savons que toute nation peut décider à tout moment de sortir de la faillite. Nous sommes également persuadés que des palliatifs ne peuvent pas atténuer la banqueroute du gouvernement en place et guérir notre société de son infirmité morale. Notre mouvement, le PRR, sera au rendez-vous de l’histoire et de la providence. Nous vous appelons à être prêts pour qu’ensemble, nous nous mobilisons pour faire échec aux fraudeurs et aux pilleurs. La vérité finit par triompher et la vertu par avoir de la chance. Nous sommes convaincus que l’instinct de salut finira par inspirer et déterminer la majorité de notre peuple à confier au PRR le redressement national et l’affirmation de la souveraineté nationale. Nous vous confirmons encore une fois que nous travaillerons avec tous nos compatriotes qui sont compétents, patriotes et tolérants.

Dans ce monde où c’est l’âpreté qui domine, où rien ne se trouve acquis une bonne fois et sans retour, je sais que l’économie, la politique comme la vie sont un combat. Que Dieu Tout-Puissant nous inspire et veille sur nous.

Nicolas LAWSON

Président du PRR

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