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28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 00:03
PREAMBULE

 “ Notre mission est de proposer et de faire triompher des solutions de progrès, inspirées par l’amour de notre pays, le respect et la dignité des hommes.” Notre engagement en politique vient de cette grande vocation humanitaire que nous portons en nous et qui nous destine à unir notre peuple et à œuvrer pour le redressement économique, social et moral du pays. Le Togo ne sera lui-même qu’au premier rang des nations africaines. C’est notre conviction et c’est le but de notre combat politique.

AGENDA DE L’AVENIR VISION 2025

Le Parti du Renouveau et de la Rédemption (PRR) affirme que toute nation a les moyens de décider de sortir de la faillite. Le Togo possède les ressources humaines et naturelles indispensables pour vaincre la pauvreté, construire une société libre et ouverte et élever ses enfants à la dignité humaine. Le parti et son président, Nicolas LAWSON, proposent de bâtir la nouvelle société, en utilisant les leviers et les fondamentaux de la banque, de l’assurance, de l’immobilier, du tourisme, du commerce, des transports, de l’agriculture et de la réexportation. Grâce à l’imagination créative, à l’ardeur au travail, dans l’ordre et la discipline, et à la consolidation de notre unité nationale, nous parviendrons, dans un délai de 10 ans, à transformer fondamentalement notre société et à restaurer le prestige de notre pays.

C’est avec cette assurance que le PRR s’engage pour rendre fongible en 10 ans 2,5 milliard d’euros (1.639,90 milliards de F C.F.A.) de notre capital mort et à le mobiliser pour financer son programme. Cette capacité servira de levier et permettra d’attirer des investissements extérieurs, estimés à 150 milliards de F C.F.A. pour construire ou réhabiliter les infrastructures physiques, sociales, éducatives et environnementales, indispensables au progrès du pays et à l’affirmation de sa souveraineté. La réussite aura pour socle la mobilisation de toutes les énergies créatives et en conjuguant l’efficacité politique avec la force de l’économie et la justice sociale.

Le PRR va :

Consacrer 150 Milliards de FCFA par pour la reconstruction, l’assainissement et la modernisation de la ville de Lomé. Consacrer 20 Milliards de F CFA pour moderniser et équiper nos deux CHU de Lomé ; 20 Milliards de F CFA pour construire quatre hôpitaux régionaux à Kpalimé, Dapaong, Vogan et à Kara et 25 Milliards de F CFA pour nos centres de santé dans les préfectures.
Consacrer 65 Milliards de F CFA pour réformer, moderniser et équiper nos écoles, collèges, lycées et instituts techniques ; 15 Milliards de F CFA seront consacrés à la modernisation de nos deux universités (Lomé et Kara). Consacrer 45 Milliards de F CFA pour réhabiliter ou construire nos marchés de Lomé à cinkassé et 7,5 Milliards de F CFA pour la construction d’une unité de production d’appareils électroniques et une savonnerie à Bassar.
Consacrer 50 Milliards de F CFA pour moderniser nos gares routières. Consacrer 75 Milliards de F CFA pour financer l’extension de l’électricité dans nos régions, la modernisation du réseau électrique et l’extension de l’adduction d’eau potable dans nos villes et villages.
Consacrer 20 Milliards de F CFA pour la modernisation et l’équipement du port de Lomé ; 15 Milliards de F CFA pour moderniser l’aéroport de Lomé et 40 Milliards de F CFA pour transformer l’aéroport de Niamtougou en Hub.
Consacrer 20 Milliards de F CFA pour moderniser nos commissariats et gendarmeries ; 5 Milliards de F CFA pour les équipements des forces de sécurité mobiles.
Consacrer 15 Milliards de F CFA pour moderniser et équiper nos palais de justice. Consacrer 10 Milliards de F CFA pour subventionner les ONG et les associations d’utilité publique et 5 Milliards de F CFA pour subventionner les médias privés.
Consacrer 25 Milliards de F CFA pour construire des écoles sport-études et des terrains de jeux dans toutes les régions. Consacrer 7,5 Milliards de F CFA pour moderniser les médias d’Etat et pour former les journalistes ; 5 Milliards de F CFA pour la construction d’un studio d’enregistrement de chansons à Atakpamé et 5 Milliards de F CFA pour la construction d’une unité de production de cinéma à Togoville.
Consacrer 35 Milliards de F CFA pour subventionner et moderniser notre agriculture ; 10 Milliards de F CFA pour financer l’élevage et 5 Milliards de F CFA pour la pisciculture.
Consacrer 90 Milliards de F CFA pour des travaux de purification de la mer entre Agbodrafo et Aného et la construction de digues et d’un boulevard le long de la plage entre Lomé et Aného.
Consacrer 45 Milliards de F CFA pour la construction du port de plaisance à Aného et 15 Milliards de F CFA pour le Centre Financier offshore. Consacrer 12 Milliards de FCFA pour le déplacement de la frontière d’Aflao.
Consacrer 20 Milliards de FCFA pour subventionner des chefs traditionnels et en faire des acteurs locaux de développement. Consacrer 25 Milliards de F CFA pour acquérir des actions par les travailleurs dans les usines de phosphates et de clinkers et pour transformer des sociétés d’Etat en sociétés d’économie mixte.
Consacrer 45 Milliards de F CFA pour doter les budgets des comités de développement que nous créerons dans toutes les préfectures. Consacrer 25 Milliards de F CFA pour indemniser les victimes des conflits socio-politiques. Consacrer 15 Milliards de F CFA pour moderniser, équiper et organiser l’armée en un puissant levier de renforcement de l’unité nationale et de développement.
Consacrer 20 Milliards de F CFA pour construire un village Hadj à Sokodé ; 7,5 Milliards de FCFA pour la construction d’une plate-forme commerciale à Mango et 4,5 Milliards de F CFA pour construire un centre de vacances national à Bafilo.
Consacrer 2,5 Milliards de F CFA pour construire un musée d’histoire à Notsé ; 6 Milliards de F CFA pour construire une foire et un marché agricole à Kpalimé et 7,5 Milliards de F CFA pour construire une usine de production de panneaux solaires à Atakpamé.
Consacrer 5 Milliards de F CFA pour construire une usine de transformation de manioc à Vogan et 5 Milliards de F CFA pour la construction d’une huilerie à Tsévié. Consacrer 7,5 Milliards de F CFA pour construire une usine d’assemblage de tracteurs à Dapaong ; 3,5 Milliards de F CFA pour construire une unité de production de jus de fruits à Kévé ; 4,5 Milliards de F CFA pour construire un laboratoire pharmaceutique à Atakpamé et 3,5 Milliards de F CFA pour la construction d’un centre de médecine à Danyi.
Consacrer 10 Milliards de F CFA pour reminéraliser les sols dans les préfectures de Yoto et de Vo pour y réaliser un grand projet fruitier. Consacrer 40 Milliards de F CFA pour préfinancer la construction de 12.000 logements sociaux dans toutes les préfectures et 17,5 Milliards de F CFA pour moderniser les bâtiments des préfectures et des mairies. Consacrer 125 Milliards de F CFA pour la construction et la réhabilitation de notre réseau routier. Consacrer 25 Milliards de F CFA pour reboiser les préfectures du Nord et 35 Milliards de F CFA pour construire des retenues d’eau le long des fleuves Mono et Oti.
Consacrer 35 Milliards de F CFA pour désenclaver et vivifier les régions centrales, de la Kara et des savanes ainsi que Agou, Amlamé, Badou, Danyi, Kpélé, Tohoun et Elavagnon. Consacrer 10 Milliards de F CFA pour la dotation du fonds de retraite des transporteurs routiers et 25 Milliards de F CFA pour le fonds de solidarité des personnes âgées et plus de 65 ans.
Consacrer 25 Milliards de F CFA pour la dotation de deux fonds de promotion du tourisme et de l’amélioration de l’environnement.

PLUS GRANDE EST L’AMBITION NATIONALE, PLUS HAUT SERA L’OBJECTIF

L’estimation du capital mort dans notre pays est de 5,5 Milliards d’Euros (3.607,45 Milliards de F CFA). La fongibilité et la mobilisation de 2,5 Milliards d’Euros sur 10 ans nous permettront de mettre le pays en chantier et en mouvement, pour revitaliser et transformer notre économie. La réalisation des grands travaux de notre programme va accroître considérablement notre PIB et dégager des ressources importantes pour le budget de l’Etat. Nous nous engageons à moderniser et à rendre efficiente notre administration publique, à doubler puis à tripler les salaires sur 10 ans. L’école primaire sera gratuite et la réforme de l’enseignement permettra son adéquation avec les besoins de notre administration publique et de notre économie. L’autorité de l’Etat sera pleinement affirmée et exercée avec rigueur et justice. La restructuration, la modernisation et la capitalisation des banques permettront à celles-ci de s’acquitter de leur mission de mise à disposition des entreprises de fonds, pour qu’elles créent des richesses et des emplois. L’Etat va subventionner la formation professionnelle, par le financement des ateliers divers et des garages. Nous nous engageons à rembourser la dette intérieure estimée à plus de 400 milliards de FCFA à nos sociétés et à nos entrepreneurs.
L’argent appelant l’argent, des investisseurs extérieurs seront attirés pour accompagner nos efforts et réaliser des profits légitimes. Notre dessein est la création d’une société libre et ouverte, débarrassée de la pauvreté endémique. Le Togo ne sera plus un pays dont le gouvernement dépendra de l’aide extérieure, mais une référence en matière d’efficacité dans la gestion économique, de liberté et de dignité humaine. Avec rigueur, détermination et ardeur au travail, nous mobiliserons toutes les énergies (de la diaspora également) et valoriser le génie de notre peuple, pour redresser l’économie nationale, restaurer le prestige du pays et l’offrir en modèle sur le continent africain. La Foi et le Savoir nourrissent notre engagement et sont représentés par notre symbole, qui est un livre ouvert. Le PRR et son Président entendent écrire une page brillante de notre histoire pour le bonheur et la fierté des togolais. Le Travail, l’ordre, la discipline et le respect de la personne humaine sont nos valeurs prioritaires.
Nous avons la force de la Foi.
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27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 23:52

Paris le 20 Janvier 2010

 

 

 Monsieur le Président
H A A C
Lomé – Togo

 
Objet : Lettre ouverte

 
Monsieur le Président,

 
J’ai l’honneur de vous adresser cette lettre suite à votre communiqué en date du 12 Janvier 2010.Vous avez raison de soutenir votre communiqué par les dispositions de l’article 90 du code électoral. En effet, ayant été moi-même Rapporteur Général de l’institution, je conçois parfaitement qu’elle fasse respecter les dispositions des textes légaux de la République. Cependant, il est indispensable de vous rappeler que l’article 90 du code électoral ne respecte pas les dispositions de l’article 8 de notre constitution. Il viole également les dispositions de l’article 14 de la constitution et est contraire à l’esprit de l’article 26 de la loi fondamentale.
Le code électoral, qui est constituée de lois organiques, ne peut et ne doit en aucun cas prévaloir sur les dispositions constitutionnelles dans un pays démocratique.Malheureusement, comme notre droit public a toujours marqué une certaine répugnance à organiser une garantie réelle des droits et des libertés contre le législateur, votre institution est contrainte de faire appliquer des dispositions légales mais liberticides et populicides. L’interdiction d’une liberté essentielle par l’article 90 du code électoral est une grave atteinte portée à la liberté de la presse et à celle des partis politiques dans une période cruciale où ils doivent jouer leur principal rôle d’information de la population pour sa détermination libre et éclairée.
Je sais que notre Cour Constitutionnelle n’apprécie que la conformité des actes administratifs et législatifs avec la constitution mais n’est pas disposée à ce contrôle quand l’inconstitutionnalité  des actes provient de sa conformité avec une loi elle-même insconstitutionnelle. Elle invoque le principe que la loi, acte souverain, échappe à tout contrôle une fois qu’elle est votée et promulguée.
En conséquence, au nom de l’intérêt supérieur de notre peuple, qui a le droit d’être largement informée au moment opportun où son attention est focalisée et avant de faire un choix déterminant pour son destin, je vous demande expressément de ne pas jouer au gendarme pour obliger la presse à respecter scrupuleusement une disposition liberticide, inégalitaire et démocratiquement régressive du code électoral. L’article 90 du code électoral est manifestement un crime de lèse-nation commis par ceux qui l’ont voté.
Dans les pays voisins et ailleurs, la presse est libre et fait son travail tout au long des processus électoraux. Par ailleurs, les institutions semblables au vôtre ne participent pas à la censure et à la crétinisation. Je compte sur vous pour comprendre ma requête et pour agir de manière libérale et démocratique.

 

Vous savez comme les togolais qu’il n’y a pas d’égalité entre les autres candidats à l’élection présidentielle du 28 Février 2010 et le Chef de l’Etat, qui a fait intensivement campagne après le 13 Janvier 2010 et qui bénéficie d’une large couverture médiatique de la presse d’Etat, qui utilise les moyens de l’Etat et profite de l’assistance frénétique des membres du gouvernement. L’article 90 du code électoral est violé allègrement par la presse d’Etat et il est incongru de votre part d’imposer son respect à la presse privée. Il faut laisser les médias faire leur travail librement mais avec l’obligation du respect de la déontologie professionnelle et des dispositions de l’article 14 de la constitution.

Veuillez trouver ici, Monsieur le Président, l’assurance de ma considération distinguée.

 

 

Nicolas LAWSON

 

 

 

 

 

Président du PRR

Candidat à la présidence de la République

 

 

 

Copie : Président de la République, Ambassadeurs et Presse    

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19 janvier 2010 2 19 /01 /janvier /2010 13:42
CONFERENCE DE PRESSE DU 18 JANVIER 2010 Thème :L’élection présidentielle de 2010 et l’avenir du Togo Notre monde a toujours souffert de la rapacité et de l’arbitraire des puissants. L’esclavage, la colonisation, l’impérialisme, etc., sont les conséquences de ces travers des hommes. Pour les esclavagistes puis leurs progénitures, les colonisateurs et les néo-colonialistes, la liberté n’est autre chose que la faculté illimitée pour eux d’acquérir et de dominer les autres. Ils établissent des règles et mettent en place un ordre politique et économique qui soumettent les peuples. De cet ordre naissent la misère et l’ignorance, qui règnent partout où les peuples et leurs dirigeants ne savent pas faire usage de leur volonté. La crise financière qui affecte le monde actuellement et afflige les africains découle de l’égoïsme, du caractère prédateur des banquiers et des spéculateurs et des règles inhumaines édictées par les puissances supranationales et les oligarchies financières qui les contrôlent. Mais par un étrange concours de circonstance, c’est le moment pour nos élites de concevoir les plus flatteuses espérances et de redoubler d’efforts et d’imagination pour assurer le triomphe de la cause sublime de nos libertés et de notre dignité d’hommes. Nous pouvons et nous devons agir dès à présent pour arrêter les privations, les souffrances, les humiliations et le despotisme que subissent les peuples africains et togolais. La liberté, la dignité et le bien-être auxquels aspirent la masse populaire dépendent et dépendront de notre volonté et de notre audace à provoquer des transformations révolutionnaires dans notre société. La providence est favorable à notre pays et à ses fils en écartant particulièrement ce qui peut encore les exposer à des violences et à des déchirements. Ma mission consiste à dire la vérité à mes compatriotes car je sais que c’est la seule manière de renforcer dans leurs esprits le courage et la vertu nécessaires pour échapper à la tyrannie et au crétinisme. Ce n’est pas en ayant peur que l’on élève les caractères. Ce n’est pas en mendiant que l’on brise les chaînes des hommes, des peuples et des nations. En sous-traitant la gestion de nos pays par des valets locaux et des mercenaires à leurs soldes, les puissances occidentales couvrent leur domination par les apparences de l’indépendance de nos pays et de prétendues aides. La démocratisation du Togo, l’alternance au pouvoir, la résistance à l’oppression et l’élimination de la misère ne passent pas par les violences et l’imposture. Nous sommes à un tournant de notre histoire nationale et nous avons l’obligation de tourner les pages sombres de notre aventure commune. Le PRR saisit encore cette opportunité, comme son Président l’a fait à la Conférence Nationale Souveraine, de rappeler que le changement ne dépend pas d’un homme, ne viendra pas en dénouement d’une quelconque victoire d’un parti en forme de revanche ou d’apothéose ; mais qu’il sera le résultat d’une mobilisation des ressources humaines positives de notre nation, du changement de mentalité, de la plasticité et de l’intelligence de nos élites. Pour éviter de nouvelles convulsions violentes à notre société, nous devons nous concentrer sur la manière et les moyens de gérer le pouvoir politique dans la cohésion, dans l’ordre et dans la discipline, sur le problème de la désuétude de nos structures politiques et comment nous libérer de la domination et de l’exploitation extérieures. Les enjeux de l’élection présidentielle du 28 Février 2010 sont très importants. Il ne s’agira plus de susciter chez notre peuple la nostalgie du passé, le mythe d’un homme, l’aveuglement, l’intolérance et d’exploiter les frustrations et la désespérance. Il s’agira de libérer des énergies plus puissantes comme la foi, l’espoir et l’imagination collective. Au PRR, nous sommes convaincus que c’est l’homme qui a créé l’argent et qui transforme son environnement à force de travail et de volonté. La différence entre ce qui est impossible et ce qui est possible est ce qui est à la mesure de l’homme. A l’heure où la désillusion est largement partagée et que l’amertume contre le pouvoir est réelle, le PRR propose au peuple togolais une massive réorganisation de notre société, une métamorphose révolutionnaire dans la pensée, dans les mœurs, dans les habitudes et dans la façon de travailler et de vivre ensemble. En réalité, c’est nous qui sommes comptables du changement et de la transformation de notre pays. Pourquoi je suis candidat. En vérité, les épreuves personnelles, les difficultés de notre peuple à imposer sa volonté et à faire le choix de la raison, la soumission de nos dirigeants aux règles injustes et inhumaines prescrites par les puissances supranationales, la lourde charge du redressement national dans un environnement de grande pauvreté, d’ignorance, d’intolérance, d’oisiveté, de corruption, de crise économique et morale dans le monde avaient failli me rebuter. Mais l’enthousiasme et la confiance des jeunes de notre parti m’ont décidé à être candidat. Etant encore dans la force de l’âge, je n’avais pas le sentiment que c’était ma dernière chance. J’ai donc décidé d’être candidat pour redonner le goût de l’avenir, le bonheur et l’espérance à mes compatriotes. Quelles que soit leurs qualités ou tares, les autres candidats ne proposent pas un projet de société et une ambition nationale qui justifient que je leur fasse confiance. Ils sont soit l’émanation d’un passé révolu ou soit d’un sérail qui pense court et agit par ambitions personnelles. Certains ne sont que la caricature extrême de cet univers perfide et usé jusqu’à la corde et qui ne cherchent qu’à profiter de l’ignorance, de la pauvreté, de la capacité d’oubli de leurs crimes et félonie dans la masse et des frustrations ambiantes. Je suis le candidat du renouveau, qui peut résister à la synarchie financière internationale qui définit les règles de la gouvernance mondiale et dont les conséquences sont la pauvreté, l’ignorance et les violences dans nos pays. Ma mission consiste à être, avec ceux qui se ressaisiront, sans exclusion sectaire, le catalyseur d’un véritable changement. Je n’ignore pas les rapports de forces existantes mais je pars d’une analyse rationnelle de notre société et du monde et d’une vision de l’avenir pour lesquelles je m’efforce d’inspirer des énergies pour engager une révolution culturelle, sociale et économique. Le défi n’est pas seulement d’assurer l’alternance. Il est surtout de bâtir après l’élection présidentielle du 28 Février 2010 une nouvelle architecture sociale, politique et économique pour faire sauter les verrous qui induisent l’austérité sociale et les violences politiques dans notre société. Le choix est entre les autres et moi. Il offre aux togolais une occasion exceptionnelle de réussir ce qui hier ne put l’être. Ma candidature est un rendez-vous avec l’histoire. En accédant à la direction du pays, l’essor des grands travaux que j’engagerai seront financés par des crédits publics. Je restaurerai l’autorité de l’Etat en assurant la paix civile, la discipline, l’ordre et la sécurité dans tout le pays. Avec le levier de la confiance retrouvée, le nouveau gouvernement que je formerai accordera la priorité à l’éducation, à la santé, à l’agriculture, à la réhabilitation des infrastructures délabrées et à la construction de nouvelles, au travail des jeunes et à l’entretien des personnes âgées, etc. Nous redéfinirons nos relations avec tous les pays pour imposer le respect de nos intérêts et de notre peuple. Nous redéfinirons la CEDEAO et l’UEMOA sur la base d’une certaine idée de l’homme fondée sur le codéveloppement et une culture de la vie. Ainsi l’amitié et la coopération entre les nations et les peuples ne seront plus faussée et corrompue par le jeu pervers des oligarchies financières. Le temps est venu de rompre avec la culture de l’anachronisme, de la violence, de l’injustice et avec le régime des castes. Il nous faut agir sans délai et avec imagination et hardiesse pour redonner aux togolais la joie de vivre, leur dignité et à notre patrie un horizon. J’ai besoin de tous les patriotes, de leurs aides pour rétablir un vouloir de vivre en commun et me permettre de garantir du travail, de provoquer l’espoir, d’assurer le bonheur, les libertés fondamentales, la justice sociale à la jeunesse d’aujourd’hui et à celle des générations à naître puis de bâtir une société ouverte, solidaire et humaniste. La raison d’être de ma candidature est aussi de mettre un terme aux divisions chroniques de la classe politique qui provoquent des tragédies dans les profondeurs nationales et mettent les hommes politiques en situation permanente de prévention et de suspicion. Il n’y aura plus deux factions érigées face à face dans des remparts théoriquement inexpugnables qui empoisonnaient la vie politique, provoquaient des violences et l’écoulement de sang des enfants de la patrie. Devant la rude et ambitieuse entreprise de redressement national, je suis le mieux outillé pour la réussir. Le feu sacré qui brûle en moi et le courage exigé pour changer les choses sont les atouts dont le pays a besoin pour sa régénération. Le grave déclin du pays depuis 20 ans doit s’arrêter dès cette année et il doit reprendre son essor de progrès. Je sais que malgré les calomnies et les coups bas, une immense majorité des togolais et des centaines de milliers de jeunes ont confiance dans mon intelligence, dans ma vaillance, dans mon patriotisme et dans ma volonté de redonner aux togolais la joie de vivre à l’intérieur et d’assurer qu’ils soient protégés et respectés à l’extérieur. Si je suis élu le 28 Février 2010, cela revêtira la plus vaste portée pour l’avenir du Togo et de l’Afrique. Je démontrerai que toute nation a un droit imprescriptible à se constituer en liberté et que nul n’est en mesure d’y faire durablement obstacle. Le Togo affirmera son indépendance et le droit de son peuple à la dignité, à la justice et à la considération. Mes compatriotes peuvent compter sur moi pour mettre au service du pays, après le 28 Février 2010 si la majorité m’accorde sa confiance, mes qualités d’initiatives, d’audace dans l’action et d’élan pour aider à son redressement économique, sociale, politique et morale. Je donne ici un puissant gage de ma détermination à contribuer à la transformation de notre société et au prestige de notre Etat à l’extérieur. Je m’engage aussi solennellement à ne plus laisser piétiner la souveraineté du Togo et à ne plus priver notre peuple de sa liberté. Je préserverai la nation des entraînements de l’intolérance et j’empêcherai qu’on ne tienne plus le peuple dans l’ergastule. Que DIEU bénisse le Togo et inspire son peuple. Nicolas J. M. Adokposé LAWSON Président du PRR Candidat à la présidence de la République
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1 janvier 2010 5 01 /01 /janvier /2010 01:00
 

VOEUX DU PRR AU PEUPLE TOGOLAIS

 

A l'aurore de la nouvelle année, qui sera cruciale pour notre avenir, je souhaite au nom du PRR que fleurisse le Renouveau du Togo. La faillite nous accable depuis des années. Nous sommes toujours menacés d'instabilité politique et les difficultés économiques semblent s'accroître. Il sera vital que le pays soit doté en 2010 d'une autorité forte, capable de répondre de son destin, légitimée et appuyée par la confiance du peuple.

Chacun sait que rien n'est plus acquis dans le pays, qui est périodiquement et pendant les périodes des élections présidentielles le théâtre de secousses soudaines et violentes. Il devient la proie des fractions multiples, divergentes et dévorantes qui l'abaissent, le paralysent et consument une partie ardente de sa jeunesse. La république ne doit plus continuer d'être une jachère permanente du pouvoir. Elle ne doit plus être abandonnée aux partis antagonistes, qui nouent encore une conjuration en vue d'ouvrir une nouvelle crise politique en 2010.

Le peuple togolais doit abréger leur combat d'usure en mettant un terme à leur prétention pour la perpétuation de la succession héréditaire au pouvoir. En tranchant sur ce qui est essentiel à son destin, à savoir la paix, la stabilité politique et l'unité nationale, il favorisera le renouveau. Il pourra assurer que dans l'avenir et par delà les hommes et les partis, la direction du pays soit confiée à des patriotes et sur des critères de compétence, de projets, de vision et d'humanisme. C'est seulement sur cette base que la République redeviendra forte, ordonnée, stable, unie et connaîtra le progrès économique.

Si par malheur, le pays est à nouveau livré aux fractions qui le divisent depuis des décennies et à leurs jeux tragiques, stériles et dérisoires, alors l'instabilité politique et les difficultés économiques vont mettre en danger l'équilibre fragile d'aujourd'hui et l'avenir de nos enfants. Le dessein du Président du PRR est de doter la République de nouvelles institutions permettant d'entreprendre les réformes profondes indispensables au progrès social et économique. Il souhaite également qu'il y ait à la tête de l'État un garant effectif du destin du Togo et de la cohésion de ses enfants.

Aussi, devant la perspective alarmante de la probable contestation des résultats de l'élection présidentielle du 28 Février 2010, le PRR requiert la sérénité du peuple togolais et sa mobilisation pour défendre lui-même sa volonté, sa souveraineté et par-dessus tout la paix civile. C'est dans la foi et dans la confiance en soi que l'on impose son droit et que l'on défend sa liberté. Personne ne viendra de l'extérieur pour travailler à notre place et nous libérer de la pauvreté. Aucune aide extérieure ne suffira pour le redressement national. C'est la mobilisation de nos ressources nationales et notre ardeur au travail, qui déclencheront l'essor de progrès social et de prospérité.

Malgré les difficultés de notre temps, tout est à nouveau possible si nous faisons le choix de l'espérance et de la détermination. Si nous mettons notre intelligence au service de la solidarité humaine et si nous utilisons notre imagination pour la création de la richesse et des emplois, alors la réforme et la modernisation de notre société se feront plus aisément. Le Président du PRR est convaincu que c'est notre temps. L'échec du capitalisme de la prédation et la désuétude des doctrines nous commandent d'inventer un nouveau destin humaniste et égalitaire. La providence a créé les conditions pour l'expérimentation de nouvelles idées altruistes et audacieuses. Soyons les garants de cette reconstruction de l'autorité, de l'indépendance et du prestige de notre État, du rétablissement de notre unité nationale et de la solidarité humaine.

Au nom des membres et sympathisants du PRR, je souhaite aux togolais de l'intérieur et de l'extérieur une année 2010 paisible, radieuse et fructueuse. Que l'Éternel Tout-Puissant nous aide à faire triompher la foi sur la défiance, la vérité sur le mensonge, le spiritualisme sur le matérialisme, la fraternité sur l'égoïsme et la confiance sur le doute.

BONNE ET HEUREUSE ANNEE 2010

 

Nicolas Adokposé LAWSON

Président du PRR

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28 décembre 2009 1 28 /12 /décembre /2009 15:01
 

Mon débat avec les étudiants à Sciences Po. me donne confiance dans l'avenir. Le Co-développement n'est pas un vain concept. Il finira par se réaliser pour vaincre la pauvreté en Afrique et élever les africains aussi à la dignité humaine.

 

MON INTERVENTION A SCIENCES PO. DE PARIS LE 14 DECEMBRE 2009

 

Thèmes retenus:
1. Le pluralisme politique.

2. La démocratie occidentale est-elle un modèle?


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L'histoire nous enseigne que le destin d'un peuple est incertain quand il dépend de la volonté et du caractère d'un seul homme. Aussi, pour mettre un terme à la tyrannie d'un seul, les hommes ont inventé la démocratie. Elle permet de faire prévaloir les libertés publiques sur l'autorité absolue. Elle est la forme d'organisation d'une société qui protège les uns contre les autres. Elle permet de maintenir l'ordre, d'établir les pouvoirs et les contre-pouvoirs.

Lassés des dissensions qui ensanglantaient les régimes précédents, les grands penseurs avaient donc conçu cette forme de gouvernement des peuples. De mon point de vue, elle est une solution aux maux des hommes et au danger que l'homme peut représenter pour son prochain. Mais elle n'est pas la panacée universelle à prescrire sous la même forme à toutes les sociétés. Elle comporte des failles parce qu'elle n'est pas un principe mais l'usage de certaines valeurs et la mise en application de certaines règles. Comme elle est un processus, elle peut également faire courir des risques ou offrir des avantages de libertés et de progrès aux nations.

 

Le cas africains

 

Les nations africaines ont des caractères historiques et culturels qui les différencient essentiellement des pays européens ou asiatiques. Ces héritages suffisent à entraver la pleine transposition des lois de la démocratie occidentale dans ces nations. Elles se heurtent aux mœurs, aux croyances et aux traditions. En distinguant entre les faits et les valeurs, on peut organiser les peuples africains d'une autre manière que les peuples européens ou asiatiques, en tenant compte des legs de l'esclavage, de la colonisation et du néocolonialisme prédateur. Je parle bien des peuples africains car il n'y a pas un seul peuple africain homogène. Les mœurs, les coutumes, les dialectes, les traits historiques, etc, des burkinabés sont bien différents de ceux des togolais ou des ghanéens voisins. Cependant, il est vrai qu'ils éprouvent partout les mêmes passions, caractéristiques de leur état d'hommes. De leur état d'esprit, chaque peuple en fait la nature même de sa société et de son moteur de vie.

La démocratie amène tous les peuples à canaliser leur état d'esprit par le droit, des institutions et des pratiques. Parce que les africains sont en proie à des passions sociales identiques que les occidentaux, ils sont en face du même problème institutionnel pour organiser ces passions en lois et en pratiques politiques. Le problème demeure pourtant difficile à résoudre. Sans avoir résolu les autres problèmes tribaux, de dialectes, d'ignorance, de pauvreté et de domination politique, et économique étrangère, les africains sont lourdement handicapés pour jouir de la stabilité politique, de la souveraineté et de la cohésion nationale indispensables à l'épanouissement démocratique. Le tissu serré des micro-intérêts et de l'ignorance est aussi peu propice à l'état social démocratique.

Certains pays africains dont le Bénin, le Mali et le Sénégal, exceptionnellement, sont des exemples de sociétés plus démocratiques. Le développement graduel des institutions et des pratiques démocratiques dans ces pays comme dans d'autres ne permet pas encore de résoudre les maux dont souffrent les peuples de ces pays. Mais ces peuples sont disposés à adopter la démocratie comme le remède le mieux applicable que l'on puisse opposer aux maux de la corruption, de la mauvaise gouvernance et de la tyrannie. C'est progressivement que tous les peuples africains se donneront des lois adaptées à leurs états sociaux et culturels et les respecteront. Ces lois et pratiques démocratiques ne peuvent être en harmonie avec les progrès de la démocratie dans les faits et les esprits qu'avec le temps.

L'histoire témoigne qu'il y a toujours un prix à payer, des sacrifices à faire de sentiments, d'intérêts et de vies pour que la démocratie s'épanouisse pleinement dans une société. Sans oublier qu'elle n'est encore parfaite nulle part. Sincèrement, on assiste déjà à son influence sur les moeurs, les coutumes et les habitudes dans l'ensemble des pays africains. Malheureusement, la pauvreté, le bas niveau d'éducation des masses populaires, le pillage des ressources nationales et les moyens de communication très limités constituent un puissant frein à l'exercice des droits individuels et collectifs des peuples africains. La colonisation, la guerre froide et les programmes iniques d'ajustement structurel ont lourdement retardé la vulgarisation de l'éducation politique pratique. La chute du mur de Berlin en 1989 a représenté une vague d'espérance pour les peuples africains. C'était comme une aurore d'une destinée nouvelle. Les conférences nationales, les changements de constitutions pour la limitation des mandats présidentiels, l'instauration du pluralisme politique et l'organisation des élections qualifiées de démocratiques avaient marqué les années 90. Mais très rapidement, certains peuples infortunés avaient connu un recul dans leurs évolutions démocratiques. Des violences politiques, des exils forcés, des élections frauduleuses et violentes et des morts jalonnent la marche de ces peuples vers la démocratisation. Pourtant, ceux qui croient que les traditions africaines et le niveau de culture ou d'éducation des africains sont incompatibles avec la démocratie se trompent. Que disent-ils des règles inhumaines imposées par les institutions supranationales et les technostructures occidentales, des pillages continus des ressources nationales des pays africains, etc?

Le concept de l'aide n'est qu'une fraude et une forme cynique de sous-traitance de la domination étrangère à des élites africaines corrompues, sans caractère et assujetties à un matérialisme vulgaire. En continuant à dépendre de l'aide extérieure pervertie et des règles inégalitaires et injustes fixées par d'autres au mépris de la solidarité humaine et de la morale, les peuples africains ne parviendront à un état social et politique démocratique avancé qu'à travers une longue suite de transformations plus ou moins pénibles. Des élections libres, transparentes et non violentes ne suffisent pas à elles seules à faire d'un pays une société démocratique. Quand les droits les plus élémentaires de la créature humaine sont bafoués; quand les hommes sont traités comme des bêtes dans les commissariats, dans les prisons et dans les centres de détention des services de renseignement et de sécurité par des agents sadiques; quand les injustices, l'immoralité et l'indignité règnent massivement, on ne peut pas parler d'une société démocratique.

Les jeunes africains chérissent la liberté plus passionnément que leurs ainés. Ils auront plus de chance pour construire et vivre dans des sociétés démocratiques. Mais ils doivent savoir que la politique n'est pas l'art de la séduction verbale, des déclamations stériles, des expressions émotionnelles, des contestations violentes, des envolées lyriques ou pompeuses sur les thèmes récurrents de la démocratie. Ils ne doivent pas se cacher derrière des motivations inavouées, égocentriques ou narcissiques et perfides. Il ne suffit pas de se proclamer opposant face à un régime véreux et incompétent pour être un démocrate. L'essence véritable de la démocratie et sa finalité résident dans les actions pour la conscientisation des esprits, en faveur des couches les plus défavorisées de la société, pour la défense des principes fondamentaux des droits humains et pour l'élévation de tous les individus de la société à la dignité humaine.

La dette morale des élites africaines actuelles à l'égard des peuples africains est incommensurable. L'histoire les tiendra comptables et responsables de la faillite de nos sociétés africaines. Barack Obama avait déclaré au Ghana que ce n'est plus le colonisateur qui est responsable des violations des droits élémentaires des peuples africains. Il avait été mal compris par la plupart des mendiants qui étaient réunis dans le parlement et qui s'attendaient à applaudir à l'annonce du montant de l'aide qu'il apporterait à leur pays et à l'Afrique. Il ne peut exister de démocratie dans un pays sans la présence d'un niveau suffisant hommes libres. C'est la liberté, qui est un principe et non la démocratie. Elle ne s'enseigne pas. Elle ne se donne pas. Elle est une force de l'âme et une responsabilité individuelle. Elle est un attribut de la nature humaine et n'appartient pas à l'occident. C'est elle qui est en cause. En violant notre liberté et en bafouant nos droits fondamentaux, l'occident a perdu le droit moral de nous donner des leçons.

 

La désuétude de la démocratie représentative

 

La désuétude des gouvernements n'est plus un secret pour les peuples. Ils ont de moins en moins confiance dans les hommes politiques et dans les institutions, etc. Les partis et les candidats ne mobilisent lors des élections que quand ils proposent le changement. Alors pour construire des systèmes de gouvernements rénovés et viables, qui devra être la tâche politique la plus importante de ce 21è siècle, il sera indispensable de jeter par-dessus bord les stéréotypes de la démocratie représentative et repenser le mode d'expression le plus juste et le plus égalitaire entre les hommes.

Nous devons considérer le pouvoir des minorités jusqu'ici méprisé par la règle majoritaire qui permet à 51% de 70% de votants d'imposer son pouvoir aux 49% des 70% plus les 30% des 100%. La légitimité de la majorité des 51% est de plus en plus équivoque.

Les nouveaux systèmes à inventer doivent traduire cette réalité. Dans nos sociétés de plus en plus complexes et démassifiées, il est difficile de rassembler une véritable majorité pour trouver des solutions acceptables par le plus grand nombre de gens. Il arrive dans certaines sociétés de trouver une coalition gouvernementale majoritaire mais instable et précaire. Le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple n'est plus qu'une illusion aujourd'hui avec la complexité des problèmes et les règles électorales. Prétendre être le champion des intérêts de l'immense et unanime majorité modérée et centriste n'est plus possible ni crédible.
Partout le consensus est difficile à trouver sur les grandes questions qui agitent nos sociétés. Il est vacillant, fugace ou réduit à un nombre très limité de questions sociales, politiques ou économiques. Le concept de la majorité est désormais plus mythique que réel. Nous avons et nous aurons affaire à des sociétés composites où des pluralités de minorités éphémères, virevoltantes et tourbillonnantes se formeront pour créer des agencements temporaires. La légitimité des gouvernements est et sera de plus en plus faible et les élections dites démocratiques d'aujourd'hui ne seront plus démocratiques qu'on le croit. La règle majoritaire telle qu'elle est en application actuellement n'est plus égalitaire, libératrice et humaniste.

L'évolution de la science, de la technologie et des informations a produit le terreau pour un nouveau progrès dans la définition et l'usage des règles de fonctionnement de nos sociétés. Elle induit une fragmentation, une balkanisation des intérêts catégoriels dans toutes nos sociétés, en même temps que la globalisation des marchés et des cultures. Sur le plan politique, cela se traduit par l'hétérogénéité et la multiplicité des partis politiques en Afrique comme en France. Personne ne peut faire facilement barrage à cette diversité sans proposer des idées, des analogies, des catégories et des concepts totalement neufs. Nous devons changer nos attitudes et nos mentalités orthodoxes. Par conséquent, l'Europe et les États-Unis ne peuvent plus imposer leurs institutions, leur mode de production et leur domination aux autres pays du monde. « Un pays et deux systèmes » est le concept que Deng Xiaoping a inventé pour amorcer le redressement économique de la Chine. Cela est convenable à ce grand pays et ne doit connaître qu'une évolution graduelle. Les incantations et les agitations des donneurs de leçons est tout simplement de l'arrogance et du cynisme. Les anciennes idéologies, les anciennes formulations, les anciens dogmes, etc, sont désuets.

Nous avons la lourde responsabilité, spécialement vous les jeunes étudiants de Sciences Po. et d'autres, de dégager un ample éventail de propositions de restructuration politique de nos pays. Vous devez ouvrir les vannes d'un torrent d'idées neuves pour aboutir à la transformation profonde de nos sociétés afin de faire obstacle aux dislocations des masses et aux crises périlleuses qui nous guettent. Il n'y a pas de modèle de démocratie adaptable partout. La démocratie française est bien différente de celle pratiquée aux États-Unis ou au Royaume Uni. Laquelle faudra -t-on transposer au Nigeria ou au Bénin? C'est donc pour la liberté et la dignité de tous les hommes que nous devons nous battre. Merci.

 

 

Nicolas Adokposé LAWSON

 

 

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8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 14:25

Lomé, le 8 Décembre 2009

           
Monsieur Gilchrist Olympio
            Président
            U F C
            Lomé - TOGO

Objet : Lettre ouverte

 
Monsieur le Président,


 
Je vous adresse cette lettre ouverte pour le témoignage devant l’histoire et les togolais. Je me le permets parce que j’ai voué depuis 1976 tout mon effort à l’œuvre de liberté, de démocratie et de progrès du Togo.Durant la campagne présidentielle de 2003, mon équipe été victime d’agressions, d’outrages et de calomnies de la part des militants de votre mouvement. J’avais dû réagir fortement en les traitant de : « ALLAGA », « KAKARAKA » et « LANKPANKPAN ». Depuis, je fais l’objet de dénigrement et de complot de leur part  et de tous les délinquants gravitant autour de vos factions. J’étais allé à votre siège pour me plaindre et j’avais rencontré le Secrétaire Général de votre mouvement pour des entretiens responsables. Hélas, sans succès.

Je tiens à vous dire que vous n’avez aucun droit ni aucune autorité morale pour vous attribuer exclusivement le monopole de l’opposition au pouvoir en place. Mû par des principes différents de vos considérations et mobiles politiques, j’ai combattu ouvertement de l’intérieur du pays et sans crainte le régime dictatorial incarné par le défunt Général Eyadema. Au moment où d’autres compatriotes et moi-même, nous menions le combat démocratique courageusement de l’intérieur, vous étiez accusé d’ourdir des complots et de faire mener des agressions de l’extérieur, qui provoquaient des morts dans notre armée et parmi les civils. Ce qui renforçait la répression contre la population. Les échecs de tous les complots et agressions extérieures et leurs conséquences tragiques sur la sécurité et les libertés de la population auraient dû susciter chez vous du respect pour le courage de ceux qui ont résisté pacifiquement de l’intérieur au régime. Malheureusement, ce n’est pas le cas. On peut affirmer que l’ingratitude et le mépris des autres sont aussi héréditaires chez vous.
Je me rappelle votre comportement quand le régime avait suspendu la retransmission de la Conférence Nationale Souveraine et avait sorti les chars. Je sais aussi ce que pensent de vous ceux qui n’ont pas été tués lors de l’agression du 23 septembre 1986 et qui avaient été abandonnés à leur triste sort. Ceux, qui sont morts inutilement en défendant le palmier rouge de malheur, doivent se retourner dans leurs fosses communes en voyant vos nouveaux compagnons d’opposants de circonstance au Fréau Jardin le 26 septembre 2009. Quel malheur pour notre peuple !Je me demande où vous vous trouviez  quand nous étions séquestrés et molestés au Haut Conseil de la République (HCR) ?
Pour l’histoire, les togolais doivent savoir que j’aurais pu accepter d’aller à Abuja le 24 Avril 2005 pour négocier le partage du pouvoir avec Faure Gnassingbé. J’avais plutôt retiré ma candidature le 22 Avril 2005 et j’avais refusé l’offre qui m’était proposée.
Vous aviez alors poussé le peuple à aller voter et vous étiez allé à Abuja à ma place. Cette haute trahison du peuple, votre velléité et votre incapacité à prendre le pouvoir, malgré les victoires électorales dont vous vous prévalez, vous disqualifient pour incarner la volonté populaire et pour diriger le pays.
Vous êtes l’opposant idéal pour le RPT. En nous excluant et en nous discréditant par vos calomniateurs, vous favorisez la pérennité du RPT au pouvoir. Votre jeu cynique  a trouvé sa plus flagrante illustration dans votre bataille contre le candidat du PDR à la Présidence de la CENI, Mr KOLANI, pour le remplacer par Mr TABIOU proche du RPT. Ayant combattu le défunt Gnassingbé Eyadema sans peur, je vous combattrai tout aussi crânement.

 

 Je vous apprends que ce n’est pas moi ni les militants du PRR qui avaient tenté de perturber votre réunion à Nyekonakpoé. C’étaient des jeunes de votre mouvement qui prétendaient être déçus par vos trahisons et l’incapacité de votre mouvement à délier le corselet de fer où la politique du régime les enserre. Je suis donc scandalisé d’apprendre que des députés de votre mouvement étaient allés intimider des chefs et menacer d’organiser des délinquants pour perturber la réunion que je dois avoir avec mes compatriotes et parents de Bè le mercredi 9 décembre 2009. A aucun moment, le RPT n’a jamais tenté de m’empêcher d’aller rencontrer mes frères et sœurs d’Adewui et de Kara. Je constate que vous n’acceptez dans votre mouvement aucun compétiteur ni aucune critique. Vous êtes incontestablement un obstacle majeur à l’épanouissement de la démocratie au Togo.

En ressuscitant le slogan « Ablodé », vous suscitez la terreur chez les héritiers des partis du PROGRES et de la JUVENTO. Ils revivent le triste souvenir des actes brutaux et inhumains des redoutables « Ablodé Sodja » du CUT. Vous pouvez flouer les ignorants et les frustrés du régime du RPT que le slogan « Ablodé » signifie liberté. Mais en parent de Augustino De Souza et fin connaisseur de l’histoire du Togo et de l’humanité, vous ne pouvez pas m’abuser. L’apologie insolente de ce slogan suranné, la triste et dramatique parodie et la plus odieuse falsification de notre histoire sont insupportables, tout comme la manière dont vous aviez traité Amah Gnassingbé. Depuis votre engagement  en politique, il y a trop de complots, de morts, de violences et d’échecs dans votre Curriculum Vitae. Vos récents actes, votre adoubement d’un anti-démocrate notoire et votre prétention à être le seul vrai opposant au RPT sont des insultes aux mémoires des morts de la cause démocratique et un mépris pour le combat que nous avons mené pour arracher les libertés de la presse, d’association et de la création de partis politiques, etc.

Par ailleurs, c’est votre mouvement qui suscite les instincts grégaires de nos compatriotes et qui poussent ses militants à se comporter pendant les périodes électorales comme des lémuriens et des lycaons, en provoquant et en organisant le désordre qui amène les réactions de violences inouïes et les crimes du RPT par peur.

Nous avons assez de l’assassinat de nos jeunes, de leur avilissement, de la dégradation de nos mœurs, de la culture  de la haine, de la division, de l’exclusion, de l’intolérance, des marches à répétition et de la violence. Vous êtes un homme du passé et vous ne pouvez jamais incarner le changement dont notre pays a besoin. Comment notre peuple en qui s’éveillent des énergies nouvelles, des appétits nouveaux d’action et d’espérance peut-il continuer à suivre un homme dont le fond de commerce est la restauration de l’héritage pourrie de son père ?

Après avoir obtenu tout pour vous dans des discussions secrètes avec le pouvoir en place depuis 2005, vous venez exiger à trois mois de l’élection présidentielle le scrutin à deux tours.  Vous ne pouvez pas exister sans la tension dans le pays et sans la surenchère de revendications opportunistes, fantaisistes et déstabilisatrices. En provoquant  l’incertitude et la crise constamment dans le pays, vous évitez tout débat de fond sur les projets de société que vous n’avez pas. Vous êtes un vrai furoncle pour le corps social et vous vous nourrissez de l’accablante ignorance et du matérialisme vulgaire qui dominent notre société. C’est ici et maintenant qu’il faut mettre un terme à vos prétentions et aux malheurs que vous occasionnez  à chaque élection présidentielle. Votre coterie a trahi notre peuple et a lourdement échoué. Elle n’a ni honneur ni morale. Son indigence spirituelle et morale n’a d’égales que son incompétence et sa servitude à l’argent et à la fausse popularité.

Le budget de 2010 proposé par le pouvoir en place sera porteur de plus de misère pour notre population l’année prochaine mais ce n’est pas votre préoccupation. Vous êtes un opposant historique et vous oeuvrez pour conserver ce trophée. Pour cela, vous nous excluez du jeu pour faire élire Faure Gnassingbé. Dieu ne favorisera plus ce dessein machiavélique et l’année 2010 sera la dernière pour vos machinations politiciennes. Aucun togolais ne doit plus mourir pour votre stérile popularité.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’assurance de mes sentiments patriotiques.

 Nicolas Adokposé LAWSON
Président du PRR
Candidat à la Présidence de la République

Copie : Président de la République, Chefs de partis politiques, Ambassadeurs et Presse.

 

 

 

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7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 18:34

CONFERENCE DE PRESSE DU 7 DECEMBRE 2009

                      DEMOCRATIE, PAUVRETE, QUEL DESTIN POUR LE TOGO ?

 INTRODUCTION
Au-delà du concept, du dogme, des principes, des valeurs et des pratiques, c’est la réalité qui s’impose. Elle est implacable. La démocratie n’est pas la panacée à tous les problèmes. L’homme a toujours constitué un danger et rarement une protection pour son prochain. Forcés de vivre en société, les hommes doivent donc avoir des règles pour s’assurer des dangers qu’ils représentent les uns pour les autres. Naturellement, les intérêts individuels et collectifs exigent  un ordre et un pouvoir qui les garantissent. Quelle que soit l’efficacité qu’on arrive à donner à cet ordre et quelle que soit l’étendue ou l’organisation  qu’on donne à ce pouvoir, ils doivent être moralement subordonnés à la poursuite des fins individuelles et collectives. La démocratie est une forme de cet ordre et de ce pouvoir. En conséquence,  elle est sujette aux travers et aux faiblesses de chaque société. Ainsi, simple moyen au service de buts sociaux, elle peut être pervertie par les ambitions individuelles, les conflits politiques, la prédation extérieure, etc. Le Togo est victime de ses ravages. La nation est en ruine. L’Etat est en déliquescence ; la pauvreté, l’insécurité et l’anarchie sont plus répandues que durant la période du despotisme monopartiste. Cette cruelle réalité commande un débat de fond sur notre avenir.

 DEMOCRATIE On ne peut contester que les idées naissent reines. Mais elles ne peuvent s’accréditer que si elles sont mises au service des intérêts particuliers et collectifs. Chez nous au Togo, la doctrine démocratique offre l’exemple d’un système que les divisions congénitales de notre classe politique, les travers de nos politiciens, les récriminations, les passions détestables et la cupidité ambiante ont transformé en tragédie, en désolation et en désagrégation sociale. Recherchée pour fonder les libertés et induire le développement national et l’épanouissement des individus, la démocratie se trouve préparer dans notre pays une nouvelle forme de tyrannie. Elle a occasionné depuis 20 ans plus de morts, plus de violences brutes et aveugles, plus d’exilés, l’abaissement total du pays, le déchirement du tissu social, l’affaiblissement de l’Etat, la paupérisation aggravée de la masse du peuple, etc., que durant la dictature du monopartisme. Elle a engendré des passions délétères, de l’ostracisme des revanchards, le pogrom, l’exacerbation de la rapacité et des animosités et la décadence morale. La démocratisation n’a offert essentiellement à la masse depuis 1990 que ruine, confusion, amertume et désespérance. Elle n’est pas encore la servante des grandes et belles causes de l’égalité, de la liberté et du bonheur. C’est la conséquence de la perfidie des politiciens, de la vénalité des parvenus et des cyniques au sein du pouvoir en place mais aussi de l’esprit vindicatif et sectaire des prétendus vrais opposants. La masse populaire et certains intellectuels dégénérés servent de  marionnettes  aux forces rétrogrades et antagonistes qui polluent la vie nationale. Ces factions néfastes ont perverti le jeu démocratique et profitent de l’ignorance, de la misère  et des frustrations dans le pays. Leur félonie, leur incapacité et leur manque de sens patriotique et d’honneur rendent le règne de la démocratie plus difficile au Togo qu’ailleurs en Afrique. Ces factions nuisent au bien-être de l’immense majorité de la population et à notre dignité. J’en éprouve beaucoup de tristesse, de la colère et une douleur lancinante.Dieu nous a créés en nous permettant d’être prévoyants, judicieux, complexes, pénétrants, doués de mémoire, capables de compassion, de raisonnement et de réflexion. Il nous a dotés de vertus mais surtout de la raison qui peut être sublime. Mais ce sont les bas instincts que nos politiciens suscitent chez le peuple. Ils utilisent à cet effet des slogans les uns plus débiles que les autres, transforment leurs militants en primates et provoquent en permanence des crises.

Ils affichent une défiance et du mépris pour le travail de conscientisation du PRR, tout en entretenant à l’égard de notre parti une campagne de calomnie sournoise et péteuse. Dans ces conditions, il est difficile de fonder une démocratie apaisée au Togo. L’opposition traditionnelle et en priorité le parti de la revanche, qui revendique le monopole de l’opposition, sont les alliés objectifs du RPT, les fossoyeurs de la démocratie au Togo et les virus qui gangrènent notre société. Tant que les badernes et les chnoques dirigeront l’opposition et floueront le peuple, notre pays continuera à reculer.

Par ailleurs, nous devons savoir que la démocratie peut être funeste pour les sociétés pauvres dans lesquelles prédominent l’ignorance et l’oisiveté et qui sont soumises à des influences de domination politique et économique étrangère. Le Togo a en plus les désavantages de la lourde infirmité de sa classe politique et des mœurs malsaines traversant le corps social.  Par delà tout, notre gouvernement actuel est caractérisé par une illégitimité innée, par le crétinisme, par des incompétences et par la sujétion à l’extérieur. La démocratie est hypothéquée au Togo et viciée par les intolérances, le nombre pléthorique de partis politiques et la légèreté de nos élites. Elle ne pourra jamais s’enraciner dans le pays tant que Gilchrist  Olympio la prendra en otage, continuera à exclure et à mépriser ceux qui lui ont permis de revenir au pays et de profiter de la protection du pouvoir en place et tant qu’il cherchera à restaurer un passé ombreux et funeste dont il se réclame l’héritier. Qu’importe sa popularité, en état de fugacité et fondée sur de l’illusion et de l’imposture, notre parti, le PRR, ne se soumettra pas à son despotisme comme d’autres partis traditionnels fumeux le sont. Le jeu politique ne peut se réduire entre son parti et le RPT. Le PRR les combat et n’accepte pas leur nuisance. Les deux partis ont provoqué trop de morts et de violences dans le pays et n’offrent aucune vision pour l’avenir. Nous sommes  au PRR comptables d’un changement dont le contenu est le redressement national. La démocratie exige le recul de l’ignorance, de l’intolérance et l’éradication de la pauvreté. Pour réussir, nous devons restaurer la tolérance, l’unité nationale, l’ordre, la discipline et tourner les pages sombres du passé.

 

PAUVRETE

Le combat d’arrière-garde, que mènent les conservateurs du RPT et les partis traditionnels de l’opposition, a fini par ruiner notre pays et à rendre la masse populaire plus pauvre qu’elle ne l’était il y’a 20 ans. Au lieu de nous amener  à remettre en cause nos habitudes, nos modes de pensée du passé, nos politiciens les cultivent pour servir leurs intérêts personnels. Il suffit de critiquer un acte ou une prise de position d’un leader d’un parti traditionnel de l’opposition pour être accusé d’avoir pris de l’argent  ou d’être inféodé au RPT.  Cette intolérance et cet obscurantisme sont meurtriers pour la démocratie. Ils entretiennent les haines, excitent les lubies et provoquent les violences, les crimes et aggravent la pauvreté. Au mépris de l’intérêt supérieur de la nation, les politiciens et quelques lycaons plumitifs de la presse écrite abusent  des libertés difficilement acquises. Au lieu d’inspirer au peuple le respect de la dignité humaine, de l’énergie au travail, le goût de la réflexion, l’amour pour les valeurs morales, ils répandent des rumeurs, excitent aux ressentiments et au dénigrement et entretiennent l’esprit d’oisiveté et de corruption. Les plumitifs abâtardis de la presse écrite, heureusement peu  nombreux, ne viennent jamais aux conférences de presse du PRR. Mais ils saisissent toutes les occasions pour nous dénigrer et qualifient d’insultes nos réprobations morales des égarements des leaders de l’opposition dite traditionnelle et d’utopie ou de démagogie nos appels au peuple à l’effort, au travail et à la créativité.

Comment va-t-on et comment peut-on vaincre la pauvreté sans travailler avec ardeur et sans compter avant tout sur nos propres forces ? Nous sommes pauvres parce qu’il y a trop d’ignorance, de corruption et de désoeuvrement dans notre société. L’inculture et l’illettrisme induisant le parasitisme, la fainéantise, la méchanceté et la misère, nous pensons au PRR qu’il faut être sans complaisance avec les politiciens traditionnels et leurs chiens de garde. Puisque, en vérité, nous ne sommes pas pauvres mais que ce sont la cupidité, l’incompétence et l’étroitesse d’esprit  de nos élites dirigeantes et politiques qui liquéfient nos énergies, bradent nos ressources et nous transforment en mendiants et en indigents. Une réévaluation de nos capitaux physiques morts estimés à 5 milliards d’euros rendus  fongibles peuvent nous procurer des liquidités monétaires dont nous aurons besoin pour activer notre économie et vaincre la pauvreté. Il s’agit pour le PRR de vaincre la pauvreté et non de la réduire comme on nous l’impose.

Les ressources humaines étant la première richesse des nations, nous pouvons compter sur le travail, l’intelligence et la discipline du peuple togolais pour amener le progrès partout dans le pays.

 Pour parvenir à élever notre peuple tout entier à la dignité humaine, il n’est pas vain de lui répéter inlassablement que toute nation a les moyens de décider de sortir de la faillite.

 

QUEL DESTIN POUR LE TOGO ?

L’avenir n’a pas d’image dans le passé. Le communisme, le socialisme, le panafricanisme, le capitalisme ont échoué totalement ou partiellement. Nous devons inventer une nouvelle doctrine à leur place et surtout un nouveau destin pour le Togo. Se référer au slogan « Ablodé » nous rappelle les redoutés « Ablodé Sodja » et le souvenir de l’imposture de 1958. Il faut avoir la mémoire courte ou faire preuve de provocation pour insinuer que le slogan « Ablodé » signifie liberté. Nous devons proscrire le souvenir douloureux du combat fratricide et cruel entre le CUT et le PROGRES et l’élimination politique ou physique des nationalistes de la JUVENTO. Les forces d’arrière-garde qui fantasment sur la restauration de ce passé de honte ou ceux qui ont la nostalgie du monopartisme vont déchanter car le temps est venu pour les jeunes de les balayer et faire triompher le RENOUVEAU. La volonté aveugle de défendre ce qui est périmé crée de sanglants affrontements. Pour éviter de nouvelles convulsions violentes, nous devons dès maintenant rejeter les idées du passé pour proposer un nouveau projet de société à notre peuple, en faisant preuve  d’un audacieux esprit d’innovation. Par la force des choses, le PRR représente une génération créatrice proposant un changement historique et progressiste. Qu’il s’agisse de la famille, de l’éducation, de la santé, de l’entreprise, de l’agriculture ou de la religion, nous proposons de créer de nouvelles formes d’institutions et de promouvoir de nouvelles idées. Ce sera une transformation en profondeur de notre société pour relever les lourds défis de notre temps. Le PRR est convaincu qu’il faudra réformer fondamentalement notre société pour concilier  tous les vrais besoins de nos compatriotes, bien diriger les passions utiles, enchaîner les passions dangereuses et donner à la nation une forme libre, heureuse, paisible et durable. Sachant que de l’ignorance et de la misère naît la  servitude, le grand combat sera celui à mener contre ces fléaux. Ceux, qui cachent leur félonie et leur fascisme sous le vernis de la démocratie et de l’opposition sectaire, sont ceux qui retardent l’avènement d’une véritable société démocratique au Togo. Ils livrent la masse à l’immolation et sont co-responsables des crimes du pouvoir en place. Parce que c’est la liberté qui est la génitrice de la démocratie et non le contraire, nul ne doit préjudicier à la liberté du Président du PRR ni à celle d’aucun autre citoyen. Le leader de l’UFC sera comptable avec le RPT des morts, des violences et des malheurs qui ont jalonné le mouvement démocratique et la vie nationale depuis au moins trois décennies. Sa volonté despotique de nous exclure du combat pour le changement a déjà échoué. On ne réalise pas le changement avec des idées du passé. C’est le PRR qui propose la nécessaire révolution culturelle, sociale et économique pour remplacer les politiques d’intolérance, division, d’échecs et de violences du passé.

 

CONCLUSION

Il n’ y aura pas de restauration du passé. Nous ne remplacerons pas un tyran par un nouveau tyran. C’est le courage de jeunes togolais, dont des étudiants que nous avons secondés, qui a permis de vaincre la résistance des thuriféraires du RPT pour obtenir la Conférence Nationale Souveraine. Les agressions extérieures n’avaient pas réussi à faire reculer le RPT. Elles avaient au contraire renforcé la résistance du pouvoir en place et avaient accru les répressions contre le peuple. L’impuissance, la nostalgie d’une époque révolue et les velléités du leader de l’UFC montre qu’il ne peut incarner ni le changement ni la paix dans notre pays. Nous avions combattu le défunt Gnassingbé Eyadema avec courage et détermination sans jamais chercher à le tuer. Nous avions eu raison et Dieu nous a épargnés  la malédiction de son assassinat. Il nous épargnera aussi la malédiction de ne pas le remplacer par un autre tyran.

Respecter le peuple togolais, c’est lui dire la dure vérité, afin qu’il se ressaisisse et trouve en lui-même la raison et l’énergie sans lesquelles il ne pourra conjurer les malheurs qui l’accablent. Que Dieu nous inspire et nous protège.

 

 

Nicolas Adokposé LAWSON

Président

Candidat à la Présidence de la République  

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2 octobre 2009 5 02 /10 /octobre /2009 00:51
 

Question:

 

Si les élections présidentielles au Togo en Février 2010 se révélaient frauduleuses, quels plans B ou stratégies allez-vous adopter?

 

Réponse de Nicolas LAWSON:

 

Je vous remercie de bien vouloir me solliciter pour répondre à une question sérieuse dans votre rubrique « Question/Réponse sans langue de bois ». Il est connu que les politiciens aiment la langue de bois et détestent la vérité. Ne m'ayant pas conformé à cette tradition, j'ai pris des risques incroyables et j'ai suscité des inimitiés tenaces dans la classe politique togolaise, parmi les partisans fougueux et les parents des hommes politiques. Aussi, avant de vous dire si j'ai un plan B ou une stratégie si l'élection présidentielle au Togo du 28 Février 2010 se révélait frauduleuse, j'ai tenu à préciser certains points.


Mon combat politique est fondé sur les principes et les valeurs. Il n'est pas dirigé contre des hommes mais contre leurs actes déviants. Au Togo, j'ai commencé à combattre le monopartisme spécifiquement dès 1976. Je n'ai pas attendu ni le 5 Octobre 1991 ni la Conférence Nationale Souveraine pour démarrer une carrière politique et me faire remarquer. Qu'importe ce que pensent ou disent les matamores et les cancaniers, c'est la véracité. Les faits sont têtus et le temps est maître de tout. Comme l'immense majorité des togolais, j'ai été déçu et trahi par le Premier Ministre de la transition pour lequel j'avais travaillé sans filet. Ayant démissionné de mon poste à la primature, le Haut Conseil de la République (HCR) était devenu le seul rempart permettant de résister contre le despotisme, la félonie et la prévarication. Malheureusement, les tyranneaux du système monopartiste ne toléraient aucune résistance à leur autoritarisme et aucune contrariété à leur concussion. Le défunt Général Gnassingbé Eyadema étant affaibli par sa maladie et l'usure du pouvoir, ce sont les petits Césars dont principalement Ernest Gnassingbé, le Commandant Narcisse Djoua, Agbéyomé Kodjo, etc, qui avaient pris le contrôle du système dictatorial. Ce sont eux qui ont dirigé la séquestration des membres du HCR et ont fait molester moi-même et six autres membres. Le défunt Président Eyadema les considérait comme des criminels mais était devenu leur obligé pour conserver le pouvoir et se protéger contre ses ennemis. Ces tyranneaux étaient des maximalistes et leur forfanterie était connue. Au vu et au su de tous, soit c'est avec des pleurs qu'ils montraient leur soutien au régime, soit c'est par des menaces d'arrestation du Premier de la transition et des membres du gouvernement et du HCR ou soit c'est tout simplement par des assassinats ciblés ou de masse. Les hauts faits criminels et anti-démocratiques des années 90 noires de notre histoire ont été les œuvres de ces tyranneaux que le système monopartiste a engendrés et qui ont joui sans vergogne des privilèges du système pour se faire des noms sans honneur. Ils sont directement responsables ou complices donc condamnables par l'histoire. On ne peut pas facilement oublier les crimes abominables de Fréau Jardin du 25 Janvier 1993, les massacres atroces du 31 Janvier 1993 à travers les quartiers de Lomé dont spécialement Bé. Le défunt Président peut être considéré comme le donneur d'ordre mais il n'était pas l'exécutant. On ne peut pas gravir tous les échelons sociaux dans un système monopartiste sauf celui de la présidence sans être un criminel confirmé. La déchéance et la dénégation à un moment de disgrâce personnelle ne peuvent suffire à permettre à de tels individus de vouloir présider à la destinée de notre pays et devenir un opposant avéré au détriment de ceux qui ont sacrifié leur carrière, leur bonheur et qui ont pris des risques pour leurs vies et celles de leurs familles.


Comment peut-on oublier que ce sont ces tyranneaux qui avaient fraudé pour le défunt Président Eyadema en 1998 quand Gilchrist Olympio avait gagné massivement l'élection présidentielle? Comment peut-on honnêtement traiter aujourd'hui Léopold Gnininvi de traître? Comment peut-on franchement nous considérer comme des traîtres et aller faire asseoir Agbeyomé Kodjo à sa droite à Fréau Jardin pour parler à des marcheurs? Est-ce parce que nous n'avons pas la conscience souillée du sang de nos compatriotes, que nous n'avons pas volé l'argent de l'État pour s'enrichir ou que nous n'appartenons pas à des coteries mafieuses? Que faut-il faire pour être considéré comme un vrai opposant au Togo? Quand Yaovi Agboyibo a été nommé Premier Ministre, il avait été déclaré traître et Rptiste par le grand manitou des vrais opposants. Quand il a été remercié et dispose de quatre députés à l'Assemblée Nationale après des élections législatives frauduleuses, il redevient opposant et le Maréchal de l'opposition se déplace au siège du CAR pour le courtiser. Alors, on rejoue la tragi-comédie de l'alliance ou de la coalition et du candidat unique. Pour eux, les togolais sont les dindons de leur farce. Après l'alliance UFC-CAR-PDR de 1994 avortée avec des accusations de trahison réciproques; après la coalition des six partis dont l'UFC, le CAR, la CDPA, etc, pour l'élection présidentielle de 2005, qui s'est terminée par des accusations de détournement de fonds et des invectives, ce sont à nouveau les simagrées pathétiques du CAR et de l'UFC qui servent de projet de société et de débat pour l'élection présidentielle de 2010. Cette pitrerie avilit le jeu politique national et discrédite les prétendus opposants togolais à l'extérieur. C'est tout simplement écœurant.


Vous conviendrez avec moi que l'argument donné par Yaovi Agboyibo pour boycotter la marche stérile et rituelle du samedi 26 Septembre dernier n'est qu'un prétexte. Il ne pouvait pas marcher à côté de Agbeyomé Kodjo qui a été à l'origine de son emprisonnement pour huit mois. D'ailleurs, l'image du Gourou des vrais opposants avec assis à sa droite à Fréau jardin le plus pur produit du monopartisme, qui a occupé tous les postes-clés du régime Eyadema, est une insulte à la mémoire de tous les martyrs du mouvement démocratique, un mépris pour tous ceux qui ont lutté pour déserrer les étreintes du despotisme et une morgue pour leurs sacrifices.

J'en éprouve une sourde colère car la calomnie et la vilenie des ayatollahs de la secte des vrais opposants à mon égard ne sont fondées sur aucun principe et aucune morale. C'est de la pure détestation pour ma liberté de ton et mon goût pour les critiques directes.


La prétendue véritable opposition a renforcé le crétinisme de la masse populaire. Elle rejette tout débat de fond sur des programmes et demeure un allié objectif des caciques du régime en place. Quand en 2005, j'avais retiré ma candidature 48 heures avant l'élection présidentielle, que le pouvoir était dans la rue et qu'il suffisait de le ramasser, ces velléitaires ont participé à la mascarade électorale et ont laissé le peuple, surtout les jeunes, se faire massacrer. Ce sont toujours les mêmes, sans idée pour le développement humain et économique du pays et sans stratégie, et agissant comme des polichinelles ou des marionnettes du RPT, qui les manipule et les ridiculise à l'extérieur. Dans la confusion générale et l'ignorance ambiante, la masse populaire agit par entraînement plutôt que par réflexion. La faction pusillanime en profite pour l'abuser et se proclamer plus populaire, pour excommunier sans appel tous ceux qui la critiquent et demandent des délibérations, et à l'aide des plus monstrueux sophismes, elle les qualifie de traîtres et les donne en pâture à la masse ingénue ou ignare. Mes efforts pour éclairer suffisamment la nation, pour former une jeunesse républicaine, pour améliorer les mœurs et pour soustraire la masse du peuple à la farouche domination des oisifs et prévaricateurs au sein du pouvoir et de l'opposition sont dédaignés par tous les guignols.

Heureusement, la majorité de notre peuple sait dorénavant qu'elle est trahie par ceux en qui elle avait placé sa confiance. Elle est naturellement frustrée dans ses espérances et elle est manifestement tombée dans l'apathie sauf pendant les périodes électorales où elle se défoule.

 

Les exécrables attentats contre la volonté populaire depuis 1993 justifient votre question. Cependant, il est difficile de vous livrer ouvertement mon plan B et ma stratégie si l'élection présidentielle du 28 Février 2010 s'avérait frauduleuse. D'abord, ce serait naïf de le faire car aucun homme intelligent ne ferait connaître d'avance sa stratégie à son adversaire ou à son ennemi. La prise du pouvoir d'État n'est pas un jeu d'enfants de cœur. Un dicton de chez nous dit : « On ne montre pas au serpent le bâton avec lequel on va le tuer. ». Le monde dans lequel nous vivons est foncièrement corrompu. La dégradation morale, les escroqueries en tout genre dans les systèmes bancaires et institutionnels, les fraudes électorales partout dans le monde, la dureté et la scélératesse des ambitieux et des politiciens pervers ne m'échappent pas. Mais ami inflexible de la justice, de la vérité et œuvrant pour l'élévation de l'homme noir à la dignité humaine, je suis resté désintéressé et forcément pas riche malgré mes talents. Je n'ai pas d'illusion que l'élection présidentielle du 28 Février 2010 ne serait pas frauduleuse. Mais une chose dont je suis convaincu est que nous ne devons plus livrer légèrement notre peuple à de nouvelles convulsions ni soutenir une nouvelle tyrannie sur la ruine de la tyrannie existante.


Au PRR, notre premier objectif consiste à faire partager largement dans le peuple les idées complètes de l'ordre politique que nous voulons substituer à celui dont nous méditons. l'anéantissement. Il ne s'agit pas simplement de prendre le pouvoir pour assurer l'alternance et favoriser de nouveaux privilèges et de nouvelles ambitions. La crise que nous traversons est sérieuse, aggravée par la crise financière et économique mondiale. La faillite du capitalisme financier, la prédation de l'oligarchie financière internationale, les règles iniques régissant les rapports entre les nations, les incapacités de nos élites politiques et sociales, les ignorances et les superstitions de la masse populaire sont des défis redoutables que mon parti seul ne peut pas relever ni d'ailleurs d'autres partis de l'opposition qui s'estiment populaires. Il nous faudra non seulement de l'imagination, de la volonté, mais surtout beaucoup d'énergie et de l'audace. L'opposition parlementaire a montré ses limites et ses tares. Elle n'a pas réussi à faire une seule proposition de loi pour faire adopter une loi organique d'intérêt social ou économique depuis Octobre 2007. Je peux vous assurer au moins qu'en 2010 il n'y aura pas de salut pour le Togo si un plan de relance ambitieux n'est pas mis en œuvre pour un redressement vigoureux de notre économie; si nous ne rétablissons pas l'autorité de l'État et si nous ne restaurons pas la discipline et l'ordre dans le pays. Notre parti a la capacité d'avoir des armes pour affronter n'importe quelle force constituée mais ce n'est pas la solution car les divisions sont trop profondes et le pays est fragile. C'est l'opposition parlementaire qui nous fait obstacle maintenant pour accéder au pouvoir. Elle sert de couverture et de figurant aux forces conservatrices du RPT. Elle crée la confusion et retarde l'alternance. Notre stratégie tient compte de ce paramètre. Nous avons également la certitude que 2010 sera un tournant dans notre histoire et le début du changement dans la gestion du pays et de la construction d'une nouvelle société. La mission du PRR est d'assurer à tous les togolais les droits fondamentaux de l'homme, notamment le droit à la vie, le droit à la nourriture journalière, le droit à la santé, le droit à l'éducation et le droit au travail. Les droits politiques et sociaux seront alors mieux assurés et mieux exercés quand les droits fondamentaux seront garantis.


Nous spéculons trop dans notre pays et nous oublions l'essentiel. On ne dirige pas un pays avec un manifeste littéraire ou avec des slogans désuets. Le PRR a un projet de société dont son Agenda de l'avenir est un résumé. Il est entrain d'être réactualisé et sera distribué largement.

Vous avez souhaité une réponse sans langue de bois et je viens de vous servir ma part de vérité. Au PRR, nous avons bel et bien une stratégie si l'élection présidentielle du 28 Février 2010 s'avérait frauduleuse. Mais comme nous sommes des systémistes, nous agirons comme une systole selon le mouvement de la diastole.

Merci et que Dieu nous inspire et nous protège.

 

Nicolas LAWSON

Président du PRR

Candidat à la présidence de la République

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27 septembre 2009 7 27 /09 /septembre /2009 22:48
 

PROFESSION DE FOI POUR LA JEUNESSE TOGOLAISE

 

Les tyrannies, les oppressions et les dictatures n'ont jamais confisqué que les libertés. Mais elles sont sans pouvoir contre l'esprit de liberté.

Jeunes togolaises, Jeunes togolais, je viens vous rappeler qu'un homme ou une femme n'est libre que si son instinct et son intelligence échappent à la corruption générale. Si nous ne prenons garde, ce que nous vivons aujourd'hui peut être le prologue d'une tragédie immense. Car comme toutes les véritables catastrophes, celle qui nous menace est muette mais risque d'être décisive. La mission du PRR est donc d'éviter à notre peuple de tomber dans l'abîme. Aussi, si les dinosaures, les forces rétrogrades de notre pays et les prédateurs internationaux croient que nous descendrons dans le précipice sans remonter, ils se trompent. Ils doivent savoir que les individus comme les peuples souffrent souvent autant pour naître que pour mourir. Le peuple togolais traverse sans contestation une période de malheur comme beaucoup d'autres peuples africains à cause de la faillite de nos hommes politiques, du pillage de nos ressources et des règles iniques fixées par les institutions internationales et les oligarchies financières.

Jeunes togolaises, Jeunes togolais, il n'y a pas d'autres solutions que celle d'une révolution culturelle et celle de l'affirmation de notre dignité et de notre indépendance économique. Sachez qu'il n'est de véritable salut qu'en soi-même et que le combat contre le RPT et sa dénonciation ne peuvent pas indéfiniment suppléer à la défaillance de nos propres esprits, de nos cœurs et aux incapacités de ceux qui ont confisqué le leadership de l'opposition. Vous ne pouvez pas ignorer à vos dépens que la liberté est une force intérieure et une puissance de l'esprit. Personne ne la donne. On est libre ou on est esclave.

Jeunes togolaises, jeunes togolais, vous êtes l'avenir. Par conséquent, vous devez rejeter les solutions du passé qui n'ont pas et n'auront plus cours dans le monde d'aujourd'hui et de demain. Je sais sûrement maintenant et l'expérience me permet de vérifier qu'il ne suffit pas d'avoir raison. Il faut avoir raison au moment favorable et dire la vérité quand les gens sont le mieux disposer à l'accepter. Mon combat politique a commencé déjà quand j'étais élève. Au Togo, c'était depuis 1976 quand j'étais entré à l'Université du Bénin. Je connais indubitablement la classe politique togolaise. Ses divisions, ses inaptitudes et sa corruption morale sont congénitales. Elle fait couver des œufs de serpents à ses partisans. Elle est la cause fondamentale de nos malheurs et de nos retards. Vous devez renier sa vieille garde politicienne, renouveler les idées et les hommes et tourner les pages sombres du passé pour pouvoir inventer un destin nouveau à notre pays.

Jeunes togolaises, jeunes togolais, il ne vous échappe pas que jusqu'à présent le combat démocratique a été dirigé contre un homme et son parti. Certains en ont fait une affaire personnelle, en attisant des rivalités et les ressentiments, en provoquant des violences et des crimes, en alimentant la calomnie et la haine et tout en accusant le RPT d'être anti-démocratique, ils bafouent eux-mêmes les principes fondamentaux de la démocratie.

Jeunes togolaises, jeunes togolais, votre combat doit être celui de l'élévation de notre peuple à la dignité humaine, de l'établissement du règne de la justice, de la liberté, du bien-être de tous, de la concorde nationale et par-dessus tout du prestige de notre patrie. Le sort immédiat de notre peuple exige que vous mettiez un terme à toutes les prétentions, ambitions malsaines et surenchères des politiciens qui ont échoué depuis quarante ans à répondre à nos aspirations. Nous en avons assez des confrontations inconsistantes et ruineuses entre le RPT et les opposants traditionnels, de leurs discordes permanentes et funestes et de leurs simulacres de combat pour la démocratie. Après toutes les humiliations, les répressions, les souffrances qu'ils ont fait endurer à notre peuple, on aurait espérer qu'ils n'agiraient plus légèrement pour livrer encore le peuple aux convulsions politiques et sociales. Hélas! Le vaudeville pitoyable du retrait de l'opposition parlementaire de la CENI démontre qu'ils ne changeront jamais et qu'ils vont continuer à porter malheur à notre peuple et à abaisser notre pays.

Jeunes togolaises, jeunes togolais, le PRR vous convie à constituer une nouvelle classe politique et à vous mobiliser pour que l'élection présidentielle de 2010 ouvre la voie à une nouvelle équipe gouvernementale qui pourra remettre l'État debout, ranimer l'espérance, redresser l'économie et redonner au Togo la juste place qui est la sienne en Afrique de l'ouest et dans le monde.

Jeunes togolaises, jeunes togolais, c'est votre temps. La crise financière et économique mondiale a révélé la faillite de notre génération et la débâcle de l'idéologie de l'économie de marché comme avant elle celle du communisme. Cette réalité vous donne la chance de participer à l'élaboration d'une nouvelle pensée politique et économique. Il y a urgence qu'émergent parmi vous des hommes de caractère, intuitifs et imaginatifs. Ne laissez plus les dinosaures politiques, les nostalgiques du passé et les imposteurs étaler une fois encore leur nocivité. Vous devez dire non à ces opposants dont les combinaisons, les intrigues, les trahisons et le crétinisme ont contribué à aggraver les souffrances de notre peuple. Ensemble, nous devons engager dès 2010 et sans plus tarder l'oeuvre de redressement national. Nous devons rémédier sans délai aux drames de la misère, des maladies, du chômage, de la vieillese, de la dégradation de notre environnement, de nos écoles et universités, de nos hôpitaux, de nos routes, de nos logements, de nos marchés et de nos communications.

Jeunes togolaises, jeunes togolais, c'est le travail qui assure la production, crée la richesse et ennoblit l'homme. Avec votre adhésion massive, nous vaincrons la pauvreté; nous transformerons le pays et nous garantirons la sécurité et la paix de chacun puis le respect de notre peuple par les autres peuples. Le PRR, quant à lui, n'acceptera plus d'être marginalisé par les forces retrogrades du pays. Notre parti s'engagera en 2010 pour que notre Agenda de l'avenir commence à être réalisé.

Nous sommes convaincus au PRR que nous pouvons décider et agir pour sortir notre pays de la faillite. Avec la foi, la détermination, dans l'ordre et par le travail, nous ferons du Togo une nation modèle.

Jeunes togolaises, jeunes togolais, notre parti a besoin de vous pour fonder la société nouvelle dans une discipline renouvelée. Sachant que chaque génération nouvelle doit se trouver en opposition plus ou moins ouverte avec celle qui la précède et qu'il y a là un mouvement aussi naturel que la diastole et le systole cardiaques, nous devons renouveler le leadership politique de l'opposition avant de pouvoir compétir avec le RPT qui a déjà engagé son renouvellement.

Jeunes togolaises, jeunes togolais, pélerins de la société encore à naître, c'est de vous que dépend notre avenir. Le Togo sera ce que vous voudrez qu'il soit. De grâce, ne vous laissez plus abuser par des slogans futiles ou par des nostalgiques d'un passé sinistre et sans gloire. Notre avenir n'a pas d'image dans le passé. Nous devons l'inventer et c'est votre mission. Que Dieu vous inspire!

 

 

Fait à Lomé, le 28 Septembre 2009

 

Nicolas LAWSON

Président du PRR

Candidat à la présidence de la République.

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6 septembre 2009 7 06 /09 /septembre /2009 19:59

PROTOCOLE STANDARD D'INTERVIEW


I. Parlez-nous de votre Parti Politique et de ses objectifs.


Nicolas LAWSON:
Je voudrais d'abord vous remercier de votre intérêt pour notre parti, le PRR. Je vous félicite pour votre initiative et la réussite de votre organe de presse qui confirment le génie et la capacité de notre peuple.

Le PRR se porte très bien et nourrit de grandes ambitions pour le Togo. Ce sont les périodes de crises et de difficultés qui révèlent les grands hommes et les grands peuples. Mais il leur faut de la discipline, de l'ordre, de l'engagement et du travail pour révéler leurs génies. Le PRR proposera bientôt son Agenda de l'avenir renové, Vision 2025. C'est notre projet de société pour le redressement national et pour doter notre République d'un Etat fort, capable de répondre de notre destin et de garantir à notre peuple toutes les libertés, de restaurer sa dignité et de lui assurer la prospérité.

Notre plan de relance économique de 1.500 Milliards de FCFA et le paiement de la totalité de la dette intérieure de 320 Milliards de FCFA avant la fin de l'année 2010 permettront de mettre le pays en chantier, de créer des dizaines de milliers d'emplois pour les jeunes, nos frères et soeurs de la doaspora qui vont rentrer et surtout pour injecter des liquidités monétaires dans le circuit économique. Il n'y a pas d'autres combats qui importent plus que le redressement économique du pays, l'éradication de la pauvreté, la reconstruction de l'unité nationale, l'instauration du souci du bien public et le rétablissement de la dignité nationale.


II. Quelle appréciation faites-vous du paysage politique du Togo?


Nicolas LAWSON
La classe politique togolaise est le principal artisan de notre déclin économique et de l'abaissement du pays. Depuis 1990, le régime des partis a étalé toute sa nocivité et sert de couverture à de médiocres ambitions et à des personnages n'ayant pas la préoccupation de l'intérêt national mais plutôt celle de leurs personnes, de leurs partis ou se prévalant de l'héritage d'un passé sombre, douloureux et révolu. Le PRR souhaite le renouvellement non co-opté du leadership de cette classe politique et l'émergence de patriotes qui discutent avant tout de projets et de vision.

Pour connaître la paix civile, la stabilité politique et le progrès économique, nous devons tourner les pages sombres du passé, refuser la nostalgie de ce passé de division, d'infortunes et de drames pour nous tourner résolument et iréversiblement vers l'avenir. Les pires ennemis de notre pays sont ceux qui ressuscitent en permanence les fantômes de ce passé et en font leur fonds de commerce. Dans un monde en crise profonde, après la mort des idéologies communiste, socialiste et libérale et quand il est urgent d'inventer une doctrine nouvelle et de proposer une nouvelle direction à l'humanité, il est hautement criminel de la part des politiciens de ne nous proposer que des slogans et de s'efforcer de nous faire entrer dans l'avenir sans plan, sans espoir et sans rêve. Etre opposant aujourd'hui ne signifie plus rien après la trahison de la plupart des opposants, qui ont exposé nos jeunes à la violence aveugle, à la division et à la désespérance. Nous devons savoir et accepter que les anciens modes de pensée, les anciennes formulations et les anciens dogmes ne correspondent plus aux réalités de notre temps. C'est pourquoi, le PRR exige de nouvelles idées, de nouvelles analogies, des concepts et des catégories entièrement neufs. C'est votre temps. Comme Barack Obama, vous pouvez dire: "Oui, nous pouvons changer le cours des choses."


III. Quels sont les mérites et les faiblesses du gouvernement actuel sur la gestion du pays?


Nicolas LAWSON
Tout homme arrive à son niveau d'incompétence. Les régimes politiques n'échappent pas non plus à cette loi d'airain. Le gouvernement actuel est paralysé par les vieilles habitudes, le manque d'audace, la crainte des risques de revanche d'une catégorie de l'opposition et la soumission aux règles iniques imposées par les prédateurs étrangers, etc. Les hommes, qui le composent, n'ont pas pris la mesure de la force et de la portée de l'extraordinaire transformation que subit notre monde. En gardant les anciennes notions du temps, de l'espace, de la logique, des rapports de force et de la causalité, ils sont et demeurent incapables de régler les problèmes cruels du pays. Le PRR propose une façon plus éclairante de voir l'avenir et des solutions constructives pour changer le présent et construire notre nouvelle destinée.

IV.Quelle est la vision de votre parti pour le pays d'ici 2015?


Nicolas LAWSON
Quel que soit ce qui se passera en 2010, les forces rétrogrades et tournées vers le passé vont encore échouer. Mais le PRR ne restera plus marginalisé. Incarnant l'espoir et proposant un ambitieux projet de renovation nationale, il contribuera à la mobilisation et incitera à l'ardeur au travail de notre peuple pour vaincre la pauvreté et cesser de mendier auprès de l'extérieur.

En 2015, nous voyons un Togo libéré des vieux démons de la division, retrouvant son prestige et portant le flambeau de la dignité retrouvée de la race noire. Le Togo sera le pays pilote en Afrique et contribuera à façonner le monde nouveau qui naîtra de la crise d'aujourd'hui. Le PRR a été créé pour éviter le naufrage total de notre pays. Il a réussi en incarnant la raison et l'émancipation. Il sera au rendez-vous de l'histoire pour assurer la transformation de notre société. Bien entendu, nous parviendrons à rétablir l'Etat dans son autorité et dans la confiance nationale; nous garantirons la stabilité politique du pays et nous obtiendrons la résignation des politiciens retrogrades et diviseurs. Par la force des choses et notre volonté déterminée, nous assurerons l'unité nationale et le progrès économique. C'est la mission du PRR et c'est la raison pour laquelle la dérision des médiocres et les calomnies ne suscitent que notre dédain et le détachement.


V. La Commission Vérité, Justice et Réconciliation installée officiellement le 29 Mai dernier par le Chef de l'Etat semble dormante. A votre avis, quelles sont les réalités sur lesquelles cette commission peut-elle se pencher pour combler les attentes de nos populations?


Nicolas LAWSON
Je ne crois pas beaucoup à l'utilité de cette commission en ce moment. Dans la turbulence psychologique que traverse notre peuple, avec une misère endémique, la société désemparée, divisée et inquiète pour son avenir, la création de cette commission ne démontre que la faiblesse du pouvoir en place et une manière de voiler les maux de l'heure. Même si sa création peut donner bonne conscience, elle ne résoudra aucun problème.


VI. L'Ethnocentrisme gangrène certains partis politiques. Qu'en est-il pour votre parti?


Nicolas LAWSON
Heureusement que je suis une personnalité hétérogène. Ma généalogie démontre que je suis à la fois du Nord et du Sud, que mes parents viennent non seulement du Togo mais également du Bénin et du Ghana. En plus, je suis éclectique dans mes connaissances. L'ethnocentrisme ne peut donc pas exister dans le PRR. Barack Obama ne peut pas rejeter les noirs ni mépriser les blancs. Il ne peut pas repousser les musulmans, ni les juifs ni les chrétiens. Il est tout cela à la fois comme je suis pareillement du Sud et du Nord du Togo.


VII. Avez-vous un candidat pour les échéances de 2010?

Si oui, quels sont vos critères de choix? Si non, vous soutenez probablement  quelqu'un d'autre;  qu'attendez- vous de lui?

Nicolas LAWSON
Je suis le candidat naturelle du PRR pour 2010. Malheureusement ou heureusement c'est ainsi pour le moment et pour des raisons de force majeure. Je forme des jeunes gens qui pourront me remplacer, enraciner les idéaux du PRR et construire l'avenir. Je souhaite que dans les rangs de votre équipe ou dans ceux de vos lecteurs se dégagent des pionniers qui vont aider à inventer et à bâtir la société nouvelle. Le changement, ce ne sont pas des slogans mais des idées nouvelles, de grands projets, une culture nouvelle et une vision. Par votre journal, qui est utile et non destructrices comme certaines publications privées de commentaires et de calomnies, vous contribuez à la reconstruction nationale. Le PRR sait qu'il peut compter sur vous.


VIII.Les étudiants des deux universités du Togo vivent dans des conditions difficiles. Etes-vous conscient de cette situation des étudiants? Quelles sont vos approches de solutions?


Nicolas LAWSON
Après la vie et la liberté vient l'éducation. Nos malheurs viennent du fétichisme et de la sorcellerie ambiants, de la pauvreté et de l'ignorance. Conscient de cette réalité cruelle, le PRR considère l'éducation comme une priorité souveraine. Durant ma campagne présidentielle de 2003, j'avais promis de rendre l'école obligatoire jusqu'à l'âge de 16 ans pour tous les enfants de la patrie et gratuite du primaire au secondaire. Les écoles privées bénéficieront d'importantes subventions équivalentes aux dépenses de l'Etat pour chaque enfant dans les écoles publiques pour assurer l'égalité et la justice.

Au début des années 80, on ne m'avait pas permis de contribuer à créer la première bibliothèque spécialisée en Afrique de l'Ouest à l'Université du Benin, avec une dotation de 120.000 livres, d'ordinateurs et de tous les autres équipements appropriés. En 1976, on ne m'avait pas écouté pour faire construire suffisamment de logements pour les étudiants et les faire gérer par leur coopérative. J'espère fortement que le PRR contribuera à réaliser ce rêve de faire du Togo un centre de l'excellence et du savoir. Les deux universités de Lomé et de Kara, modernisées et totalement équipées, complèteront les instituts techniques, les écoles professionnelles et les institutions de formation des adultes que nous créerons. En doublant les salaires et les bourses pour commencer et en accordant des suventions à nos agriculteurs, nous créerons un environnement favorable à la croissance économique, au progrès social et à l'épanouissement culturel des togolais.


IX. "La voix de l'Etudiant", le magazine mensuel des Etudiants est désormais sur la toile: www.lavoixdeletudiant.org. Quelle impression avez-vous sur cette première en Afrique de l'Ouest?

Nicolas LAWSON

Même en crise politique, sociale et économique, notre peuple a créé plus de radios privées, de télévisions privées et de journaux privés que nos voisins. C'est la preuve de notre génie créateur. Il nous manque en ce moment un leadership visionnaire, un dirigeant mobilisateur et inspirateur, quelqu'un qui donne de l'espérance aux jeunes et qui crée les conditions pour que chaque togolais réalise son rêve. Notre avenir n'a aucune image dans le passé. Nous devons l'inventer et c'est aussi votre mission. Soyez audacieux et novateurs. Ne laissez aucun politicien et aucun nostalgique du passé vous voler votre avenir. Pour le combat que je mène et qui est le vôtre, il ne s'agit pas de prendre des places mais de repenser notre société pour la construire plus efficace, plus fraternelle, prospère et libre. Comme moi-même, jugez ceux qui sont comptables de la ruine de notre pays avec une lucidité impitoyable. Chaque génération nouvelle doit se trouver en opposition plus ou moins ouverte avec celle qui la précède pour réussir le changement et connaître le progrès.. C'est aussi naturel que la diastole et la systole cardiaques. Que Dieu vous bénisse et favorise notre pays!

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