L’Accord Politique Global (APG) a été signé le 20 Août 2006. Me Yaovi Agboyibo était devenu Premier Ministre du gouvernement d’union nationale pour faire les réformes préconisées dans l’APG. Des élections législatives avaient été organisées le 14 Octobre 2007 avec l’élection à l’Assemblée nationale des principaux responsables de l’ANC sur la liste de l’UFC. Une élection présidentielle a été organisée le 4 Mars 2010. Les délégués à la CENI et dans les CELI du RPT, de l’UFC et du CAR avaient chassé nos délégués et ceux des autres partis de l’opposition pour finir par proclamer la victoire de Mr Faure Gnassingbé. Entre 2006 et 2011, aucun projet de loi, venant du gouvernement d’union nationale ni de proposition de loi à l’assemblée nationale où ont siégé pendant trois ans avant leur exclusion les responsables actuels de l’ANC, pour faire des réformes constitutionnelles et institutionnelles prescrites dans le chapitre III, alinéa 3.2 de l’APG. La division burlesque et honteuse entre les membres de l’UFC, unis préalablement dans l’ostracisme et la détestation des autres partis de l’opposition, a permis de réaliser l’accord RPT-UFC et l’exclusion de l’Assemblée nationale des renégats de l’UFC. Ainsi, sous la pression et dans le souci de ne pas réaliser unilatéralement les réformes prescrites par l’APG dans son chapitre III, alinéa 3.2, le Chef de l’Etat, en accord avec son partenaire de l’UFC, a fait adopter un décret en conseil des ministres le 13 Septembre 2011 créant le CPDC rénové et nommant ses membres. Il faut être inculte, fourbe ou de mauvaise foi caractérisée pour ne pas admettre que l’APG était devenu caduc après les élections législatives de 2007, l’élection présidentielle de 2010 et l’accord RPT-UFC du 26 Mai 2010. Qu’importe les pitres et les fabulateurs, le CPDC rénové est bien légitime et légal. Ce ne sont ni les marches ni les délires incantatoires qui confèrent la crédibilité et la légitimité. Dans un esprit inclusif, le décret créant le CPDC rénové a intégré l’ANC alors que ce parti n’a été créé qu’en 2010 et n’a encore jamais participé à une élection. Dans une société civilisée et démocratique, il y a toujours une distinction entre des individus et des associations. Par ailleurs, le Président d’honneur du CAR, dont le parti est naturellement pris en compte dans le décret, a été sollicité avec insistance pour présider le cadre et achever le travail qu’il n’avait pas réalisé en étant Premier ministre. Il a refusé juste pour ne pas laisser le monopole de l’extrémisme aux habitués de la posture. Maintenant que le CPDC rénové a terminé ses travaux, en épuisant les prescriptions de réformes constitutionnelles et institutionnelles du chapitre III, alinéa 3.2, de l’APG, les funambules de l’illusion et les virtuoses du sectarisme se décident à vouloir dialoguer avec le RPT et l’UFC, mais sans les autres partis qu’ils méprisent. Seuls les gogos peuvent se laisser abuser par ces exploiteurs de la misère ambiante, des frustrations et des divisions. Les responsables du CAR comme les principaux leaders de l’ANC avaient participé à 12 dialogues avec le RPT sans jamais rien obtenir de dépouillé et de transcendant. Nous les invitons à prendre leurs places sans délai au CPDC rénové pour travailler à la recomposition de la CENI, au redécoupage électoral, à la réforme du code électoral et à la mise en place des conditions favorables à des élections législatives et locales libres, transparentes et équitables. L’enjeu est crucial et toutes les postures populistes, démagogiques et partisanes sont attentatoires aux intérêts vitaux de notre peuple et de notre pays.
Nicolas LAWSON