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11 mai 2016 3 11 /05 /mai /2016 15:44

BULLETIN DU 10 MAI 2016 :

L’AUBE D’UNE NOUVELLE MARCHE.

Notre hymne national nous exhorte à la foi, au courage et aux sacrifices. Malheureusement, notre société ne se conforme pas à ses prescriptions et n’est pas en harmonie avec les lois morales de l’univers. Ainsi, le régime en place, né du crime et de la fraude, fondé sur des injustices graves, nourri d’inégalités dramatiques et appuyé sur les violences qu’il exerce, est en pleine liquéfaction de pourriture. Il est donc en agonie. La seule incertitude est le prix que le peuple devra encore payer pour sa chute et ses funérailles.

Le microcosme politique, les corporations de commentateurs et de syndicalistes de circonstance ne sont que des adeptes de la déloyauté, de la fourberie et de la traîtrise. La constitution en vigueur est ouvertement et grossièrement violée. Ils ne se préoccupent que de leurs intérêts personnels ou partisans. Ils préfèrent avoir des places à la HAAC que d’exiger la création du Conseil Economique et Social (Titre X, Articles 132 à 136 de la constitution). Ils acceptent que le Sénat ne soit pas créé mais que des lois scélérates et illégales soient adoptées en violation de l’Article 81 de la constitution. Seul Dieu peut nous aider à vaincre ces tares de nos élites dévoyées et les maux de notre histoire si agitée. Les patriotes ne doivent pas désespérer de la lenteur du changement et de la fin de ce système complètement dégénéré. Dieu est puissant et la dernière lettre pastorale des évêques du Togo en est la démonstration. Dans notre marche heurtée vers la liberté, la dignité, la démocratie et le bien-être, nous ne sommes pas seuls. La Providence est avec nous et brisera les forces du mal dès que notre foi sera affermie, notre courage déterminé et nos sacrifices sincèrement consentis.

Nos dirigeants actuels se laissent emporter par leur arrogance anthropocentrique. Ils vont chercher des étrangers pour les aider à piller nos ressources ou pour leur dicter la politique à mener. Ils méprisent leurs frères et sœurs en les réduisant au désœuvrement ou à l’infamie. Qu’ils sachent que d’ignobles potentats comme eux ont leur jour et pour un temps. Ils peuvent s’assurer d’un grand pouvoir se déployant comme un laurier mais à ce jour-là ils sont fauchés et fanés comme la fleur.

Chers compatriotes vertueux, le temps est venu de faire vivre le don de soi pour prendre ensemble l’offensive en faveur de la justice, de la dignité et du droit. Nous devons nous engager résolument et positivement pour mettre en place un gouvernement de salut public devant éradiquer la pauvreté, supprimer les conditions de l’ignorance, de la violence, des injustices, de l’intolérance et de la division. C’est une mission exigeante et l’occasion est propice pour édifier une nouvelle société. Tout est possible avec la foi en Dieu. Débarrassons-nous de notre personnalité schizoïde. Refusons de cristalliser nos frustrations et nos souffrances en aigreur et en ressentiment. Cela ne peut profiter qu’à nos oppresseurs et aux pseudo-opposants, qui s’entendent pour augmenter leurs soldes à l’Assemblée nationale de plus de 71% à 125% mais suppriment l’allocation de départ à la retraite et affichent leur mépris pour la misère de nos étudiants et élèves, de nos fonctionnaires, des journalistes, des paysans, etc. Nos rêves ne peuvent pas être détruits ni volés car notre foi en Dieu est inébranlable. Le Togo sera l’Or de l’humanité. Que la Providence nous inspire et nous chaperonne.

Nicolas LAWSON

(Président du PRR)

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22 avril 2016 5 22 /04 /avril /2016 01:56

Lomé, le 20 Avril 2016

Monsieur le Président

Assemblée nationale

LOME – TOGO

Objet : Lettre d’orientation

Monsieur le Président,

Nous vivons depuis 11 ans le naufrage de la raison, de la justice et de la vérité. Le régime, qui régente le pays, a changé à la fois d’échelle et de nature. Il a massacré des centaines de togolais en 2005 pour se renouveler. Il se maintient dans l’ostracisme et par toutes sortes de violence, d’arbitraire, de mensonge et de subterfuge. En complicité avec des étrangers, il endette massivement le pays et pille nos ressources nationales. Ce n’est plus un homme qui incarne ce régime despotique mais un petit groupe d’individus sans morale et sans consistance.

La constitution en vigueur, grâce à laquelle vous exercez le pouvoir législatif en vertu des dispositions de son Titre III, est joyeusement et cyniquement foulée aux pieds. Le régime désincarné et déshumanisé bafoue avec effronterie les articles 51 à 57 de cette constitution. C’est tellement évident que cela devient vulgaire mais révoltant pour ceux qui aiment notre pays et son peuple. Aucun membre de votre Assemblée nationale n’a pensé présenter une proposition de loi pour la mise en place du Sénat ou pour la révision de la constitution en vue de sa suppression. Il en est de même pour le Conseil Economique et Social prévu par le Titre X (Articles 132 à 136) de cette constitution. Quelle forfaiture !

Monsieur le Président, toutes les lois que vous avez votées depuis 11 ans sont en conséquence illégales. Elles violent gravement les dispositions de l’Article 81, alinéas 2 et 3 de la constitution en vigueur. Un tel mépris de cette constitution est non seulement un dédain pour vos propres actes mais également une haute trahison de notre nation. En plus de ces scandaleuses violations, le régime maintient dans le pays et pour la masse du peuple une misère insupportable, une malheureuse inégalité et des conditions d’immoralité, d’injustice et d’oppression. Même le Chef de l’Etat a dû dénoncer cet abominable délit et ce maraudage insupportable de nos ressources par cette minorité d’oisifs et de délinquants économiques et sociaux.

Monsieur le Président, comment l’Assemblée nationale que vous présidez a-t-elle osé supprimer l’allocation de départ à la retraite que nous avions initiée pour soulager les nouveaux retraités et entretenir une économie de marché dans notre pays ? Il y a là un aveuglement et un caractère anti-social hautement détestable. Ce qui constitue la République, c’est le respect de la constitution en vigueur et surtout la bonté des mœurs. Ce n’est pas la délocalisation des séances de l’Assemblée nationale et des conseils des ministres dans les préfectures. La République ne doit pas devenir du folklore.

Epris de justice, de liberté et de progrès, le PRR vous lance un appel pressant à vous ressaisir et sollicite le peuple à faire du Togo le modèle des nations africaines, à remplir les vœux de la nature, à accomplir les destins de l’humanité et à absoudre la providence du long règne du crime et de la tyrannie.
Monsieur le Président, c’est fraternellement que je vous rappelle que c’est la longue suite des injustices et des trahisons des élites qui provoque les révolutions. Incapable d’initier elle-même les réformes dont le pays a besoin pour évoluer, l’institution que vous présidez n’a pas et plus le droit de rejeter ou de bloquer un quelconque projet de réformes constitutionnelles et institutionnelles soumis à son adoption par le gouvernement. Elle s’exposera alors à sa dissolution ou à l’exercice de la souveraineté populaire.

Je vous prie de trouver ici, Monsieur le Président, l’assurance de mes sentiments patriotiques et dévoués.

Nicolas LAWSON

Président du PRR

Copie : Ambassadeurs et Presse.

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14 décembre 2015 1 14 /12 /décembre /2015 11:52

Lomé, le 14 Décembre 2015

Excellence

Mr Faure Gnassingbé

Président de la République

Présidence de la République

LOME – TOGO

Objet : Vœux du PRR

Monsieur le Président de la République,

Si la constitution, émanation de l’expression de la volonté de la majorité du peuple, n’est qu’un parchemin, elle vaut surtout par son application. Votre autorité découle alors de sa juste mise en pratique et vous ne serez considéré comme un véritable homme d’Etat qu’en jouant le rôle de l’arbitre. Il est indéniablement impérieux, en ce temps difficile pour la population, non seulement de créer le Conseil Economique et Social que la constitution actuelle prescrit mais également de la réformer profondément en 2016 pour conjurer les menaces imminentes.

Il faut au pays instituer dans la nouvelle année un nouveau régime qui, tout en respectant nos libertés, soit capable de prendre des mesures économiques énergiques et fécondes, de justice sociale et de respect scrupuleux des droits de tous. C’est le Togo qui est en question et non votre parti et vos proches. Vous ne devez pas continuer à présider au sommeil des togolais et au déclin irrémédiable de notre patrie. Il importe urgemment de choisir des élites pénétrées des principes d’humanité, de dignité, d’honneur et qui soient au service de leurs compatriotes et de leur pays. Il faut aussi dégager notre patrie de la tutelle des bureaucrates supranationaux et néocolonialistes. C’est de partenariat et d’une équitable coopération dont nous avons besoin et non d’humiliantes assistances.

Puisque la destinée du pays veut qu’il vous incombe de le diriger en ce moment en attendant l’alternance, vous avez l’obligation d’imposer l’intérêt suprême du pays. Pour y parvenir, vous devez contraindre et châtier cette minorité, qui s’accapare des richesses du pays. Si vous éprouvez un quelconque déchirement à le faire, vous devez vous faire violence car ces compatriotes sont nuisibles à la paix sociale, à la concorde nationale et à la stabilité politique du pays. Leur devoir, leur honneur et leur raison d’être est de servir la nation et d’obéir.

Au nom du Togo, vous devez ordonner que tous les moyens soient employés pour arrêter ces hommes et ces femmes corrompus, incompétents et qui détruisent notre patrie. Il faut cesser d’étouffer les talents, de crétiniser nos populations, de clochardiser nos étudiants, de brimer les entrepreneurs, de polluer notre agriculture, de souiller notre côte, d’intimider les journalistes résistants et d’abaisser notre pays. C’est dès 2016 que le changement doit intervenir. Que Dieu vous aide à faire cesser le pillage du pays par la minorité et leurs complices étrangers et que cesse leur ostracisme.

Devant les graves menaces de delirium tremens social pesant sur la patrie et l’aggravation généralisée de la misère, vous avez l’ardente obligation de changer le présent gouvernement, stérile et désastreux, afin de vous permettre de prendre les mesures exigées par les circonstances. Nous souhaitons la libération sans délai des prisonniers politiques, notamment Mr Pascal BODJONA et tous ceux qui ont été emprisonnés sans condamnation dans l’affaire des incendies des marchés de Lomé et de Kara. L’Etat doit indemniser les victimes de ces incendies criminels, de même que tous les parents des victimes des crimes politiques dans le pays et des violences du régime. Le HCRRUN n’a pas lieu d’être tant que vous n’êtes pas réconcilié avec votre demi-frère Kpatcha Gnassingbé. L’impunité, l’arbitraire et la corruption demeurent des obstacles à toute réconciliation nationale.

L’imposture n’est pas une politique durable. La minorité, qui vous entoure, est sans ardeur, vile, égoïste, anémique et sans compassion pour les togolais en souffrance. Le courage étant l’attribut essentiel de notre nature au PRR, nous avons opté pour la vérité et la solidarité avec nos compatriotes qui souffrent. Nous sommes convaincus qu’aucune adversité ne peut affecter notre foi dans le renouveau de notre patrie. Nous ne pouvons vous aider qu’en vous disant la vérité et en vous souhaitant une rapide prise de conscience de la dérive du pays. Que la puissance illimitée de Dieu et la force rédemptrice de son fils vous éclairent et vous fortifient pour prendre les décisions justes pour 2016 et pour l’avenir. Que les togolais marchent de façon constructive vers le but de la liberté, de la justice, de la fraternité, de l’unité, de la solidarité, de la tolérance et du progrès général.

Nicolas LAWSON

Président du PRR

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7 novembre 2015 6 07 /11 /novembre /2015 14:28

COMMUNIQUE DE PRESSE

Comment cela est-il devenu possible que notre pays soit sous une totale emprise de forces maléfique, populicide, liberticide, ouvertement anti-démocratique et si mafieuse ? Ces forces funestes dégradent des tombes au cimetière au mépris des traditions, des sentiments des parents et des esprits des défunts. Elles emprisonnent sans jugement et sans condamnation des citoyens. Elles laissent brûler nos principaux marchés, embastillent des innocents, n'indemnisent pas les victimes et restent insensibles aux souffrances et aux malheurs de celles-ci. Elles modifient les textes de lois et les codes pour les rendre répressifs contre les journalistes qu'elles font mettre en prison ou qu'elles font intimider. Elles s'opposent sans vergogne au projet de réformes institutionnelles et démocratiques.

Elles méprisent les élites togolaises et vont chercher un étranger demi-lettré pour diriger les services de nos douanes et de nos impôts. Elles maintiennent nos universités, nos hôpitaux, nos centres de santé, nos écoles, notre côte, nos préfectures, etc., dans des états de dégradation, de délabrement et d'indignité insupportables. Nos forces de défense et de sécurité et nos fonctionnaires ne reçoivent que des salaires misérables. Ces forces fétichistes restent sourdes aux plaintes et gémissements des catégories sociales douloureusement affectées et maintiennent des prix élevés pour les produits pétroliers et les autres commodités. Sans mémoire et sans état d'âme, elles décident de restaurer la faune dans l'oti ; en oubliant les crimes et les souffrances humaines que cela avait causés dans le passé. Ces forces malfaisantes n'éprouvent aucune gêne morale à frauder ouvertement et en directe à la télévision. Elles s'accaparent sans retenue et sans conscience des ressources de la nation et maintiennent ainsi la masse du peuple dans la pauvreté et l'indigence.

Elles ont réduit le bon prince au point qu'il soit devenu une ombre de dirigeant et une sorte de puppet despotique. Il n'arrive pas à prendre des décisions contre eux. Il laisse règner l'impunité, la corruption et la débauche dans le pays. Il s'attaque à ses vrais amis et aux patriotes. Quelle malédiction !

Notre pays est à la dérive. Le PRR rappelle aux togolais le vieil adage qui affirme que : « La tortue n'avance qu'en sortant son cou. ». Le peuple, arbitre suprême et seul détenteur de la souveraineté nationale après DIEU et sous sa direction, doit prendre position devant la corruption éhontée du régime et l'accroissement de la prédominance des forces malfamées et dégénérées. Sachez chers compatriotes que tout est possible avec la foi en DIEU. Nous pouvons vaincre les forces maléfiques qui régentent notre pays et qui nous entraînent vers le chaos. Accordons pleinement nos esprits à l'Infini Créateur pour trouver le secours invincible. Ne remettons pas à plus tard notre bien commun. Abandonnons nos ressentiments, nos haines et nos individualismes. Agissons ensemble, ici et maintenant, pour être libres et heureux. DIEU nous aime et nous protège.

Nicolas LAWSON

Président du PRR

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3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 00:24

Lomé, le 1er Octobre 2015

Excellence

Monsieur Faure Gnassingbé

Chef de l’Etat

Présidence de la République

LOME – TOGO

Objet : Missive franche au Chef de l’Etat,

Monsieur le Chef de l’Etat,

Quand le rôle dirigeant n’est plus pleinement assumé, il est forcément comblé par le désordre et l’anarchie. C’est à cette situation que notre pays est confronté actuellement et nous descendons année après année et cercle après cercle vers l’Enfer de Dante.

Depuis l’élection présidentielle du 25 Avril 2015, vous ne vous occupez plus des affaires nationales. Vos intérêts et vos compassions sont essentiellement tournés vers l’extérieur. Pourtant, il est évident qu’au moment où une minorité, en complicité avec des prédateurs étrangers, s’accapare des richesses de la nation, l’immense majorité de notre peuple est ravalée au-dessous de la condition humaine. La multitude est ainsi privée des jouissances, qu’elle voit se multiplier pour quelques-uns. Elle est minée par la misère et le désespoir.

Si je suis habité par une colère sourde et une insatisfaction profonde de la situation détestable de crève-la-faim et de traîne-savate que la minorité qui vous entoure nous crée, je dois confesser que seule la force de mon âme, portée par l’ascendant de la vérité, par l’amour et la crainte de Dieu et par la haine de la violence, me conduit encore à réprimer les élans entraînant à l’appel sans ménagement du peuple à la révolte et à la conquête pleine et entière de nos droits.

Comment pouvez-vous ignorer que ce sont les longues suites d’injustices de toutes sortes qui provoquent les révolutions ? Croyez-vous que nous allons rester indéfiniment esclaves de l’autorité usurpatrice des droits de la nation et continuer à être les jouets des intrigants et des ennemis de la République ? Comment est-ce possible que vous ne réalisez pas qu’il n’est pas tolérable de jeter en prison des citoyens sans jugement et sans condamnation ? Comment est-ce acceptable de laisser nos jeunes massivement en chômage mais permettre à vos amis de cumuler des responsabilités alors que leur incompétence et leur corruption sont avérées ?

Notre pays est faisandé et en pleine putréfaction. Dans son abaissement et dans le dérèglement général, les plus pervers continuent dans l’impunité totale de corrompre les mœurs, l’âme du pays et la jeunesse. Pourquoi a-t-on dépensé des milliards de FCFA, en prétendant réformer la justice ? Pourquoi aviez-vous créé la CVJR ? Croyez-vous normal que vos amis utilisent les plus monstrueux sophismes pour justifier les scandaleuses violations des droits communs ? Sachez que vous ne pouvez plus maintenir encore longtemps les funestes inégalités qui règnent dans le pays et qui sont source d’immoralité, d’injustice et d’oppression.

Le salut public et la sûreté générale exigent la formation d’un nouveau gouvernement représentatif de la nation, la mise en place sans délai du Conseil Economique et Social exigé par la Constitution en vigueur et la composition sans tarder du Conseil constituant devant proposer les réformes politiques indispensables à la paix civile et à la stabilité politique.

Nous avions fait la Conférence Nationale Souveraine pour mettre un terme à cette faction de mélange de vanité, d’intrigue, de fausseté, de vénalité et de corruption. C’est véritablement regrettable de la restaurer en y joignant vos amis personnels du même acabit. Vous leur donnez en plus l’occasion d’assouvir leur rapacité et leurs viles passions antisociales. Cependant, le jour approche où tout va fléchir sous le niveau et plier sous le joug de la morale et de la justice.

C’est en grand-frère que je vous écris cette missive franche pour vous rappeler que l’ambition politique doit être le désir de mériter la gloire et de servir la patrie. Alors, c’est ensemble que nous pourrons travailler pour substituer l’humanité à l’égoïsme, les devoirs aux bienséances, la grandeur d’âme à la vanité, le mérite à l’intrigue, le génie au bel esprit pour avoir un peuple magnanime, instruit, tolérant et heureux au lieu d’un peuple frivole, ignorant et misérable. Ce qui constitue la République, ce n’est pas la richesse et la brutalité d’une minorité ni la reconnaissance des étrangers mais la sagesse des lois, la bonté des mœurs, la pureté et la stabilité des maximes du gouvernement.

Nous portons encore le deuil des centaines de nos frères et sœurs morts violemment en Avril 2005 dont vous profitez ; alors agissez en véritable réconciliateur, en élargissant les prisonniers politiques dans les prisons et en indemnisant les victimes des attentats contre notre peuple. Ce n’est pas en tremblant que l’on brise les chaînes d’un peuple et sachez que notre jeunesse ne supporte plus la tyrannie à l’œuvre.

Que Dieu vous inspire et nous protège.

Nicolas LAWSON

Président du PRR

Copie : Ambassadeurs et Presse.

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16 août 2014 6 16 /08 /août /2014 13:07

APPEL A LA RESPONSABILITE DE LA CLASSE POLITIQUE

L’intervention en Irak et l’élimination de Saddam Hussein a créé le chaos dans le pays. L’intervention en Afghanistan a laissé le pays dans une confusion meurtrière et a renforcé les crimes et la culture de la drogue. La déstabilisation de Bachar Assad et le soutien aux islamistes ont conduit à la création  de l’EIIR, de l’Etat islamiste, de la guerre avec les kurdes, des persécutions contre les chrétiens et aux destructions des patrimoines historiques de l’humanité dans la région, etc. L’assassinat  de Mouammar Kadhafi a favorisé en Libye une situation chaotique et un cauchemar pour le peuple libyen. Tout cela a été fait avec inconséquence au nom de la démocratie et des droits de l’homme. Sans parler de ce qui se passe entre ISRAEL et le GAZA, il est permis de désespérer de la communauté internationale et de compter d'abord sur nous-mêmes.

En Afrique, nous ne pouvons que constater ces drames humains avec amertume. En plus, nous sommes impuissants face aux tragédies en Somalie, en RDC, au Mali, en Républicaine Centrafricaine, des pays  sous des occupations étrangères ; en Côte-d’Ivoire avec le phénomène des bandes de moustiques ; au Nigeria et au Cameroun bravés par Boko Haram, etc. Partout, c’est un horizon bouché pour les populations réduites à la misère et accablées par les maladies dans des environnements anxiogènes et dégradés. Les donneurs de leçons, qui ignorent comment leurs pays et leurs devanciers sont parvenus à se donner les moyens de la réalisation de leurs démocraties, nous poussent à suivre un modèle qui n’existe pas, des pratiques et des règles si mal définies ou en continuelles évolutions. Si la liberté est un principe tout comme la paix, la démocratie n’est qu’un concept de gouvernement qui exige le respect de l’influence exercée par la nature dans chaque pays et les faits antécédents dont les coutumes, les traditions et les abus de l’esclavage et des colonisations. D’ailleurs, ce serait un grand malheur pour le genre humain que la liberté se produise en tous lieux sous les mêmes traits.

Qui est responsable ou quelle est la cause de l’anarchie et du mithridatisme des crimes en République Centrafricaine ? La démocratie seule peut-elle permettre d’éradiquer les fléaux du Sida et de l’Ebola ? Si nous ne nions pas que les lois et surtout les mœurs peuvent permettre à un peuple de rester libre, nous devons, du reste, être convaincus que l’on ne parvient que peu à peu à fonder des institutions démocratiques et à donner aux citoyens des idées et des sentiments qui les préparent d’abord aux libertés, et ensuite leur en permettre les usages sans passion. Il n’y a pas de liberté sans borne. Car il est vérifié que l’un des caractères distinctifs des périodes démocratiques, c’est le penchant qu’éprouvent les hommes pour les gains faciles et les jouissances du pouvoir. Les ambitions sont à la fois vives et âpres. Les politiciens se dispensent de grands efforts, flattent les peuples et ne cherchent qu’à attirer les attentions du public sans se donner de la peine. Sinon comment ne pouvons-nous pas voir que depuis 1990, nous sommes sur une corde raide, que ce que nous vivons, que ce qui s’est passé ou se passe en Côte-d’Ivoire, au Mali, en Guinée, en Sierra-Leone, au Libéria, au Nigeria, etc., sont des alertes pour prendre conscience et être responsables ? Sommes-nous maudits pour ne pas comprendre qu’à cette allure : « nous allons reculer cent ans en arrière. » ?

Il n’y a pas de politique qui vaille en dehors des réalités. Le PRR appelle la classe politique à la responsabilité et à la prise de conscience que notre salut dépend de notre humilité et de notre tolérance. Aucun parti politique ou groupe de partis politiques pris isolément ne peut résoudre les problèmes cruciaux qui affectent notre pays. Ce n’est pas une affaire de démocratie. Il s’agit de pouvoir mobiliser  l’énergie de tout le peuple, dans un dévouement sans précédent, dans l’ordre et la discipline, dans la liberté et la dignité de chacun, dans la justice sociale et la cohésion pour changer le cours des choses et engager dans l’ardeur le redressement national. C’est une évidence qu’au PRR, nous n’avons pas une analyse conformiste ou orthodoxe de la crise dans le pays. Nous réaffirmons ici que c’est la classe politique qui est responsable de nos malheurs et de notre retard économique à cause de ses dissensions. Il faut donc un changement de matrice par rapport à celle des 24 dernières années. La priorité du pays réside dans l’impératif que tout togolais a d’abord droit au respect de sa dignité, au développement de ses facultés créatrices et à un travail lui permettant d’assurer son existence et celle de sa famille. Avant nous-mêmes et nos partis politiques, nous devons nous efforcer de donner à notre pays un horizon économique de progrès, des projets capables de fournir les moyens financiers, monétaires et matériels de la solidarité et du bien-être de tous les togolais. Cela doit reposer sur le principe de la paix pour le développement. Sans la paix et le développement, nous n’aurons pas de démocratie viable. Nous resterons majoritairement prisonniers de la misère et de l’ignorance, qui perpétueront dans le pays les maladies comme le Sida et ce qui n’est pas souhaitable l’Ebola et les autres formes de violence.

Nous sommes fatigués de la politique politicienne avec ses anathèmes, ses futilités et ses délires. Que les politiciens cessent leurs querelles fumeuses et leurs divisions funestes. Le Togo mérite mieux. Au moment où l’économie européenne est en panne de croissance en dehors de l’Angleterre, il est établi qu’il n’y a pas de développement durable sinon et seulement si l’on s’adapte au changement de paradigme dans l’ordre des choses ou des circonstances. C’est la raison pour laquelle, j’avais proposé au début des années 80 le concept de co-développement avec le soutien de l’académicien et Président du Mouvement Européen, le Professeur Louis LEPRINCE-RINGUET, le Président Edgar FAURE, le Président Jacques CHABAN-DELMAS, le recteur de Paris Hélène ARWHEILLER, le Président de la Sorbonne Jacques BOMPAIRE, les ministres Jean-Pierre COT, Claude CHESSON, Edgar PISANI et surtout des Présidents François MITTERRAND et Léopold SEDAR SENGHOR, etc. Nous pouvons et nous devons promouvoir, ici et maintenant, le retour à la planification indicative de notre économie et à une économie physique volontariste pour sauver notre pays et contribuer au co-développement de notre continent et de l’Europe.  C’est une ardente obligation pour éviter l’aggravation de la crise  économique, la montée des extrémismes et la résurgence des fascismes en Afrique et dans le monde.

Nous devons combattre toutes les formes de darwinisme qui se cachent derrière les politiques d’austérité et de fascismes financiers et monétaires. Il s’agit de défendre tout simplement une culture de la vie. Le PRR demande aux politiciens togolais et à leurs cohortes de mettre un terme à leurs discordes dommageables à la paix sociale, à la stabilité politique, au progrès économique, à l’unité nationale et au prestige du pays. Il est temps de comprendre que notre époque exige des bâtisseurs et des patriotes et non des politiciens. La nécessité de faire des réformes constitutionnelles et institutionnelles doit être accompagnée de réformes économiques et sociales vitales. En démocratie, un citoyen ne fait un choix éclairé et libre puis n’arrive à protéger ce choix que s’il n’est pas affamé ou écrasé par des soucis de toutes sortes. Autrement, tout n’est que simulacre et imposture. Que DIEU nous inspire et protège le Togo.

 

Nicolas LAWSON

Président du PRR

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2 août 2014 6 02 /08 /août /2014 12:04

Nous sommes au 21è siècle et malgré l’explosion et la démocratisation des moyens de communications et de transports, très peu de gens sont encore en mesure de saisir l’ampleur, la portée et le dynamisme phénoménaux des changements dans le monde. La plupart des élites sont incapables d’appréhender le sens exact des tensions et des antagonismes qu’ils engendrent.

La mutation planétaire nous confronte irrémédiablement à un bouleversement social et à un processus de restructuration créatrice sans précédent. Elle déchire les sociétés, ébranle les fondations de l’économie mondiale, paralyse les systèmes politiques et dynamite les valeurs. Elle requiert incontestablement des élites dirigeantes dont les bagages culturels, intellectuels, spirituels et moraux leur permettent d’être aptes à répondre aux principaux défis du temps. Des mesures de palliatifs temporaires, même si elles sont indispensables dans certains cas, ne peuvent pas arrêter la saignée.

Nos notions du temps, de l’espace, de la logique, de la causalité et nos dogmes ne peuvent plus être ceux du 20è siècle ou des siècles précédents. A l’analyse et à l’observation ou à l’écoute de ce qui se passe dans le monde, notre pays n’a aucune leçon à recevoir de quiconque et de l’extérieur. Nous suivons directement avec attention et discernement ce qui se déroule en UKRAINE, en SYRIE, en IRAK, à GAZA, en LIBYE, en SOMALIE, au SOUDAN DU SUD et en RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE. Nous analysons objectivement l’expérience et le modèle de développement chinois, le regroupement des BRICS, les crises en Europe et la montée des extrémistes, etc. Aussi, en cette période bouleversante, quand la vie des gens se disloque, quand les ordres sociaux existants s’écroulent et quand un nouvel ordre politique et économique mondial émerge graduellement, nous n’acceptons pas que quiconque prône à nouveau avec légèreté et ineptie la violence et l’intolérance. La mésintelligence et les disputes pour les leviers de commande de la nation sont permises mais aucun groupe n’a plus le droit de s’organiser pour mener un combat politicien d’arrière-garde mortifère. Nous ne voulons plus de morts inutiles ni des violences conduisant des milliers de nos compatriotes à l’exil.

Il n’y a pas de développement sans paix. Il n’y a pas de démocratie viable sans un minimum de développement. Affirmer qu’il n’y a pas de développement sans démocratie est une imposture. C’est l’histoire réelle de l’occident qui nous l’enseigne. La démocratie est le tendron de l’industrialisation. Le reste n’est qu’une théorie fumeuse. Nous connaissons les maux dont souffre notre société. Il s’agit de ne plus laisser les chimères continuer à nous faire vivre dans une société vérolée et sans horizon. Il s’agit pour les patriotes de se mobiliser pour proposer des solutions de paix et de progrès. Ils doivent élaborer une stratégie permettant de regrouper les esprits positifs et d’aider la majorité de notre peuple à peser sur son destin et à assumer sa souveraineté.

Le combat politique entre les défenseurs du passé avec des dogmes désuets et les champions de l’avenir se prolonge trop. Il est très coûteux pour notre pays en vies humaines, en délitement social et en déliquescence économique, intellectuelle et morale. La confrontation entre les intérêts spécifiques d’une minorité de conservateurs et des pseudo-défenseurs du peuple fait durer la crise politique et peut encore conduire à des troubles politiques. Leurs divergences patentes ne recouvrent en réalité que la sauvegarde d’intérêts personnels ou partisans. Le Président de la République a identifié sans ambiguïté cette minorité funeste qui entrave sa politique et la marche de notre pays vers une véritable réconciliation, la justice sociale, la paix, la concorde et le progrès du pays.

Nous pressons les patriotes à faire passer le débat socio-politique à un niveau plus intelligent et positif. S’il est vrai que la structure de notre système politique actuel nous empêche de clarifier les délibérations, de déterminer les priorités et de désamorcer facilement les frictions, il n’empêche pas que nous puissions tenter tout pour négocier des compromis et régler les différents sans enflure et sans incitation à la révolte. Nous vivons une époque où nous devons dépasser la démocratie prémajoritaire et la démocratie majoritaire pour expérimenter une démocratie minimajoritaire. C’est-à-dire la pratique de l’alliance de la règle majoritaire et du pouvoir minoritaire. C’est ce que le Président de la République a tenté avec le CPDC rénové.

Assurément, c’est en s’attaquant ensemble aux problèmes que nous pourrons trouver de bien meilleures idées d’application simple et moins conflictuelles. Le principe vital pour l’enracinement profond de la démocratie a pour objet de faire sauter les verrous des dogmes surannés et de la décision autoritaire. Ce n’est pas seulement par le changement de dirigeants, qui n’est pas suffisant. Même la décentralisation politique n’est pas une garantie de démocratie politique. La possibilité de l’émergence de petites tyrannies locales impitoyables n’est pas exclue. La restauration du bon sens, de l’ordre, de la discipline, de la justice sociale et de l’efficacité dans la gestion publique sont possibles au prix d’une substantielle dévolution du pouvoir central. Il faut impérativement fractionner le fardeau de la décision mais en exerçant un contrôle strict et juste.

Nous sommes à la veille d’un nouveau bond en avant de la démocratie au Togo. Nul n’a le droit par inculture et narcissisme de tromper le peuple que notre salut dépend de lui ou de sa faction. Ici et maintenant, nous devons chercher des compromis pour un progrès graduel, linéaire et pacifique de la démocratie. Nous devons faire preuve d’un audacieux esprit d’innovation et amener notre jeunesse à s’engager massivement, socialement et politiquement et à s’écarter du chemin que leur proposent les soupirants et les accoucheurs de l’intolérance, de la division et du déclin économique. Les changements sont indispensables et inévitables mais ils doivent s’effectuer pacifiquement et avec tempérance.

Nous avons souvent essayé d’ouvrir les vannes d’un torrent d’idées neuves. Nous avons un ample éventail de propositions de restructuration politique, économique et social. Nous sommes prêts à contribuer à les faire expérimenter pour faire obstacle à l’offensive de l’exclusion et du sectarisme. Nous sommes persuadés que la peur et la maladie sont nos seuls ennemis. En conséquence, nous recommandons à nos compatriotes d’avoir la foi et du courage, qui sont les affirmations de la nature essentielle de l’homme. Avec courage et la foi en Dieu, nous aurons la force d’âme capable de vaincre tout ce qui menace notre grand bien après la vie et la liberté, c’est-à-dire la paix.

Dans l’océan de désespoir actuel, nous devons vulgariser le message d’espérance, de concorde et de réussite. Nous suivons de loin ce qui se passe en Somalie, en RDC, en Libye, en Ukraine, etc. Pour construire la société démocratique dont nous rêvons et élever nos compatriotes à la dignité humaine, il est impératif de dépasser nos ressentiments, nos souffrances et nos égoïsmes. Notre destinée sera alors plus paisible, plus haute et plus noble. Nous invitons fraternellement les togolais à s’unir en esprit à Dieu dans une unité de dessein, c’est-à-dire à la recherche exclusive du bien, de l’amour et de la paix. Le Togo sera ainsi et sans aucun doute l’or de l’humanité.

Nicolas LAWSON

Président du PRR

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20 juillet 2014 7 20 /07 /juillet /2014 17:13

 

 POUR LE TOGO, POUR L’UNITE ET POUR LA PAIX.

Il y a un temps pour tout. Après nos divisions et nos malheurs, la providence nous appelle maintenant à privilégier le redressement du pays, à entreprendre la réforme de nos institutions en les renforçant, à reconstruire notre indépendance nationale et à mettre en œuvre la profonde réforme de nos rapports sociaux.

Au PRR, aucun des engagements que nous prenons n’est le fruit d’une improvisation mais l’aboutissement d’une extrême analyse et l’application aux faits humains et politiques d’une longue réflexion. Nous ne procédons donc pas suivant des rêves mais d’après des réalités. Nous avons la certitude que notre pays doit, à sa situation et à son histoire, développer une culture de clairvoyance  et de tolérance à l’échelle et au service de l’homme. C’est la raison essentielle de notre engagement en politique et pour laquelle nous proposons et cherchons toujours à faire triompher des solutions de paix et de progrès inspirées par le respect des individus, pour leur dignité, leur liberté et leur bien-être.

 Il n’y a pas de doute pour nous qu’un peuple doit se conformer à l’élan de ses élites éclairées et non le contraire. Le moment que nous vivons est trouble. Les grandes puissances continuent de se déchirer et s’affrontent indirectement par l’intermédiaire de pays infortunés, c’est-à-dire divisés en leur sein. Nous assistons impuissants à l’instabilité, à la faillite et au désastre dans ces pays. Le terrorisme et les désordres induits affectent le bonheur des peuples et leur sécurité. Partout les systèmes de valeurs craquent et même s’écroulent en Libye, en Syrie, en Ukraine, en Irak, à Gaza, en République Centrafricaine, etc. Tous les événements de changements brutaux qui se déroulent dans les pays sont indissociablement liés à la lutte pour le pouvoir, les intérêts et l’aveuglément des hommes. Ce sont des facettes d’un phénomène d’une vaste ampleur, qui ne nous épargne pas.

Nous devons appréhender sa signification profonde et élaborer chez nous une réponse cohérente et efficace pour éviter les mêmes dérives. Nos divisions politiques infécondes ou tragiques ne font qu’aggraver les maux dont souffrent nos compatriotes et qui font de nous le jouet des étrangers. La paix sociale, la stabilité politique, l’unité nationale et la sécurité de tous sont primordiales. C’est crucial de se rendre compte que les nouvelles technologies, les nouveaux rapports géopolitiques, les nouveaux moyens de communication exigent des idées, des analogies, des catégories et des concepts entièrement neufs. Aussi, nos politiciens doivent réaliser que le combat politique avec acrimonie et se servant de dogmes désuets autour d’intérêts partisans ou personnels ne peut qu’être dévastateur et funeste à notre nation.

Par ailleurs, nous savons que l’adaptation au changement n’est pas facile mais nous disons à nos frères qui dirigent le pays que le refus de procéder dans des délais suffisamment courts à certains changements décisifs devient plus coûteux. Nous devons tous admettre qu’aucun savoir ne peut être total et qu’aucune métaphore ne peut épuiser le réel. Ainsi, nous neutralisons l’intolérance. Nous reconnaissons alors à nos adversaires le droit de détenir une vérité partielle et nous nous accordons à nous-mêmes le droit à l’erreur. Notre unité, notre bonheur, la stabilité politique et la paix sociale sont en jeu et à ce prix.

Les escarmouches politiques quotidiennes à courte vue épuisent nos énergies et subjuguent trop l’attention de notre peuple. Elles nous détournent des questions de développement économique, du bien-être et de la dignité de la masse populaire, qui sont pourtant indispensables pour construire une société démocratique, paisible et prospère. L’instruction étant, après la vie et la liberté, le plus grand bienfait dispensé à l’humanité, il est urgent que l’école, l’université et la presse soient réformées et renforcées. La santé publique, le développement agricole, les logements sociaux, etc, doivent devenir la priorité dans la politique nationale et le débat publique. Ce sont des besoins d’une importance névralgique. L’obnubilation des esprits par la politique politicienne, par l’argent et les biens matériels ne font que nuire à notre bonheur, à notre évolution intellectuelle et spirituelle et nous conduit à notre inconfort psychologique. Nous sommes de plus en plus des individus schizophrènes, sujets aux tensions et aux maladies de toutes sortes.

L’attachement à la macrophilie détourne l’attention de nos dirigeants qui ne voient pas la dégradation accélérée de la qualité de la vie et de notre environnement. Cela condamne l’immense majorité de notre peuple à errer dans un univers kafkaïen. Mais rien n’est permanent. Puisque beaucoup de choses dépendent  de la plasticité et de l’intelligence des hommes, le PRR invite nos frères et sœurs au discernement, à la foi et à l’espérance. Nous affirmons depuis trois décennies que l’instabilité sociale et les incertitudes politiques peuvent libérer des énergies d’une brutalité difficilement contrôlable. La misère ambiante, les outrages graveleux aux bonnes mœurs, les injustices sociales criantes, la corruption généralisée, la bureaucratie apathique et les inégalités économiques malséantes que nous constatons tous constituent des menaces pour la paix sociale et la stabilité politique. Ce qui n’exclut pas l’éventualité de nouvelles violences sur la route qui nous mène à notre avenir.

L’équipe dirigeante actuelle ne peut pas bâtir seule la nouvelle société. Il faut des énergies nouvelles. Elles existent au sein du peuple et dans l’opposition. Il faut les mobiliser. Le Président de la République est le seul pouvant prendre cette décision cruciale pour préserver l’unité nationale, la paix sociale et la stabilité politique. S’il réalise que c’est la volonté de freiner les changements qui accroît les risques de violences et non les changements eux-mêmes ; s’il réalise que c’est la volonté aveugle de défendre ce qui est périmé qui crée le danger de tragiques affrontements, alors il fera éviter à notre nation de nouvelles convulsions violentes.

A cause de la faiblesse de l’opposition, la désillusion largement partagée dans le pays, les ressentiments, les amertumes et les colères sourdes peuvent se transformer en fureur frénétique et  sectaire à l’appel de démagogues en quête de popularité. Mais en définitive, c’est la majorité critique de la population, qui a le glaive de la coercition et qui devient comptable du changement. Le PRR  l’appelle à combattre toutes les formes d’intolérance et les étrangleurs d’idées nouvelles prompts à porter le coup de grâce à toute proposition nouvelle sous le prétexte que c’est irréalisable. Elle doit se battre pour la liberté d’expression acquise difficilement, pour le droit de chacun à formuler son opinion, surtout si elle n’est pas partisane et malgré les souffrances et les injustices dans le pays.

Le Togo doit se réédifier sous une discipline renouvelée. Nous devons engager sans délai l’œuvre de transformation politique, économique, sociale et culturelle dont dépendent notre bonheur et l’avenir de nos enfants. Le PRR appelle chacun et tous les patriotes à influer sur notre destin pour un changement pacifique et positif. Il n’y a pas d’autres choix ou d’autres voies qui vaillent pour préserver notre nation de nouveaux déchirements, du chaos et de nouveaux malheurs. Que Dieu nous inspire et nous protège.

Fait à Lomé : le 19 Juillet 2014

 

Nicolas LAWSON

Président du PRR 

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13 juillet 2014 7 13 /07 /juillet /2014 18:12

Mr. Le Président du PRR, que vous inspire le rejet en bloc du projet de révision constitutionnelle par la majorité parlementaire ? Est-ce un recul ou une avancée démocratique ?

Avec le temps passant et à un âge donné, tout homme intelligent demande de la sagesse. L’expérience aidant, il acquiert de la connaissance et le sens de la réalité. Le rejet en bloc du projet de loi de révision constitutionnelle et institutionnelle par la majorité parlementaire n’est que l’expression triviale des rapports de force politique dans le pays. C’est la suite logique de la divagation et du dérèglement de la minorité parlementaire. Par ailleurs, de tout temps et en tous pays, l’expérience démocratique a toujours connu des avancées et des reculs. C’est un processus. J’ai de l’espoir et j’ai confiance dans la destinée du Togo.

Quel crédit faut-il accorder à la présidentielle de 2015 sans ces réformes politiques tant attendues ?

Je suis convaincu que le Président de la République n’ignore pas les aspirations populaires et les exigences de notre temps. Il va, à un moment ou à un autre, évaluer les risques sociaux et politiques que le refus de s’adapter comporte. Je souhaite qu’il réalise et goûte la joie ineffable d’être l’initiateur courageux et volontaire de la conduite d’un peuple vers une large liberté et à la dignité. L’homme d’Etat doit toujours repousser les conseillers pusillanimes et sans foi et se mettre directement en présence de la nation. C’est de là qu’il tire la gloire éternelle.

De quelle marge de manœuvre dispose l’opposition parlementaire pour établir un rapport de force ou un compromis susceptible d’emmener les députés d’UNIR à accepter ces réformes ?

L’opposition parlementaire n’a aucune marge de manœuvre pour établir un quelconque rapport de force amenant les députés d’UNIR à accepter les réformes. Elle est contrainte à souhaiter et à parvenir à un compromis politique. Seul le peuple togolais, dans sa majorité, a le glaive de la coercition. Cette majorité n’est plus dupe, après avoir payé un lourd tribut à l’imposture oppositionnelle. Il est temps de mettre un terme à l’outrecuidance, à la jactance dommageable et aux surenchères frivoles. La misère, les injustices sociales, les graves inégalités économiques, le débordement de toutes les formes de la délinquance, etc, constituent les obstacles majeurs que le pouvoir ne peut surmonter sans les réformes, tant politiques qu’économiques et sociales.

Peut-on parler d’une duplicité du Président de la République avec ce désaveu des députés de son propre parti ?

Tous les députés du parti d’un Président de la République ne peuvent pas le désavouer. Il n’y a donc aucune duplicité dans le rejet en bloc par les députés d’UNIR du projet de loi de réformes constitutionnelles et institutionnelles envoyé à l’Assemblée nationale par le gouvernement. Ce n’est qu’une leçon donnée à la minorité parlementaire. Malheureusement, ce jeu politique est néfaste au pays. Le PRR souhaite que UNIR et le Président de la République dépassent maintenant cette étape.

Que doit-il faire pour ne pas donner l’impression qu’il ruse avec le peuple togolais qui n’attend que la restauration des fondamentaux de la Constitution de 1992, notamment la limitation du mandat présidentiel et le mode de scrutin à deux tours ?

Le Président de la République et ses partisans ont déjà concédé à l’unanimité la réforme de l’article 59 de la Constitution actuelle pour consacrer la limitation du mandat présidentiel. Ils ont concédé également, à une large majorité, la réforme pour un mode de scrutin à deux tours pour les élections présidentielles. Tout cela a été décidé dans le cadre du CPDC rénové mis en place par décret pris en conseil des ministres, réaffirmé et acté par le projet de loi envoyé à l’Assemblée nationale par le gouvernement. En conséquence, notre pays ne cessera de tourner comme un sublime et lamentable damné de notre sous-région que si et seulement si, notre peuple, dans son immense majorité, s’oppose ouvertement et énergiquement au populisme, à l‘intolérance et au bellicisme.

Que préconise le PRR pour une sortie de crise ?

Le fait étant consommé, le PRR a demandé au Président de la République d’être désormais et particulièrement l’initiateur des réformes constitutionnelles et institutionnelles en faisant renvoyer à l’Assemblée nationale le même projet de loi pour une nouvelle lecture. Puisqu’il est incontestablement, et qu’importent nos opinions, celui qui est en charge aujourd’hui de la défense, de l’unité et du destin du Togo, il doit se vouer à ce qui est essentiel et permanent pour préserver la paix sociale et la stabilité politique du pays. S’il a le courage de mener cette œuvre de renouveau constitutionnel et institutionnel alors l’histoire lui rendra le témoignage approprié.

Votre avis sur la refondation de l’armée togolaise qu’Actu EXPRESS a qualifié d’une remilitarisation du pays pour assurer à Faure Gnassingbé un hold-up électoral en 2015

Sur presque tous les continents, la fureur et l’égarement des hommes provoquent des guerres, des affrontements civils, des déstabilisations politiques, du terrorisme, etc. Au large de nos côtes se développe la piraterie. Nous voyons que les commensaux des prédateurs étrangers s’obstinent à se faire les suppôts de manœuvres conduisant l’Afrique et notre pays à leur ruine. Le PRR ne peut donc pas à priori condamner la refondation de notre armée. Notre parti souhaite un renforcement total de toutes nos forces de défense et de sécurité, en hommes et en équipements modernes. Les discordes et les intrigues politiques ne doivent pas nous faire oublier les impératifs de notre sécurité intérieure et extérieure. La faiblesse de l’armée malienne a permis l’occupation rapide du nord du pays par des forces exogènes hostiles. Au PRR, nous ne faisons pas de supputation que nous ne pouvons étayer. Nous faisons confiance à la quasi-totalité de nos frères dans notre armée. La providence veille sur le Togo.

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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 20:18


Depuis l’accord entre le RPT et l’UFC en 2010 ; l’accord en 2013 entre UNIR et les regroupements du CST et de l’ARC-EN-CIEL et l’organisation des élections législatives de 2013, les rapports des forces politiques ont largement changé en faveur de UNIR. Les faits sont têtus et il n’y a pas de politique qui vaille en dehors des réalités.
En conséquence, et compte tenu des expériences du passé, le PRR met les pieds dans le plat. Il appelle délibérément les députés à la responsabilité, au respect de la dignité de notre peuple, à la conscience des supplices qu’endurent des millions de nos compatriotes et au sens de la dégradation du prestige de notre patrie. Dans notre constitution, il est indubitable que c’est le Président de la République qui est le Chef de l’Etat, qui nomme le Premier Ministre et qui préside le conseil des ministres. Ainsi et irrévocablement, le projet de loi de réformes constitutionnelles et institutionnelles, transmis par le gouvernement à l’Assemblée nationale, l’a été au nom du Président de la République, qui a l’initiative de la révision de la constitution ; prérogative qu’il partage avec 1/5 des députés.

En écoutant attentivement le président du groupe parlementaire de UNIR à l’Assemblée nationale après le rejet du projet du gouvernement, le PRR en tire la conclusion logique et indubitable du verre à moitié plein et du verre à moitié vide. Il n’y aura pas de consensus entre UNIR et les regroupements du CST et de l’ARC-EN-CIEL sur une application immédiate de la révision de l’article 59 de la constitution actuelle. Les surenchères, les rodomontades, les agitations dans les rues, etc, ne changeront rien à cette réalité. A la conférence nationale souveraine, certains, par ambition personnelle, par légèreté et aux mépris des réalités, nous avaient conduits à inscrire dans l’Acte 7, servant de constitution pour la période de transition, que le feu Président Eyadema et le Premier ministre de la transition ne sauraient être candidats aux élections présidentielles à suivre. Nous avons vu et subi les conséquences de cet égarement et de notre désinvolture, contrairement à ce que les béninois précurseurs avaient fait.

Puisque l’histoire recommence toujours, le PRR demande expressément à la minorité parlementaire de concéder le compromis historique par l’échange de l’exigence de l’application immédiate de la révision de l’article 59 contre l’élection présidentielle à deux (2) tours avec la révision de l’article 60 de la constitution actuelle. C’est ce que dit implicitement et souhaite la majorité présidentielle. La contre-manifestation dans les rues de la soi-disant majorité silencieuse est une évidente indication. Des déclarations péremptoires et autres démonstrations d’impuissance ne sont que des clameurs de partisans.
La fortune n’a jamais trahi un homme modéré et sage. Elle n’a jamais trahi un peuple uni et tolérant. Le PRR demande une nouvelle relecture du projet de loi du gouvernement et son adoption avec la révision des articles 59 et 60 conformément aux recommandations du CPDC rénové. Notre parti demande surtout à la minorité parlementaire d’abandonner son exigence irréalisable dans l’Assemblée nationale actuelle et de proposer des lois permettant l’équité et l’indépendance de la CENI, de la HAAC, de la Cour Constitutionnelle, etc. Le PRR saisit l’occasion pour demander au Chef de l’Etat la mise en place sans délai du Conseil Economique et Social prévu par les dispositions des articles 132, 133, 134, 135 et 136 de la constitution adoptée par Référendum le 27 Septembre 1992 et repris par la révision de la loi N° 2002-029 du 31 Décembre 2002, etc.

J’avais déclaré à la conférence nationale souveraine que le régime des partis, c’est de la pagaille. Le PRR reprend à son compte cette déclaration et affirme que notre propension à la division, aux surenchères et à l’égocentrisme doit nous instruire pour adopter un système de gouvernance proche de celui des américains. Que ceux qui organisent et profitent du jeu politicien funeste à la paix sociale, à la stabilité politique et au progrès économique mettent un terme à leur tragique vaudeville. La gloriole de paraître, la volonté d’être en dépit de son incapacité patente et la jactance pour tromper la masse continuent de détériorer l’état cruel et déplorable dans lequel vivent des millions de togolais. Que DIEU continue de nous protéger et de renforcer les patriotes.

Nicolas LAWSON
Président du PRR

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